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Mondial : La France peut continuer à rêver

Dernière mise à jour, le 11 juillet 2018 à 07:36

L’équipe de France s’est qualifiée pour les demi-finales du Mondial-2018 en dominant l’Uruguay (2-0) grâce à des buts de Raphaël Varane et Antoine Griezmann, vendredi à Nijni Novgorod. Elle affrontera en demi-finale, mardi à Saint-Pétersbourg, la Belgique qui a battue le Brésil (2-1).

Les vice-champions d’Europe ont d’ores et déjà atteint leur objectif d’apparaître dans le dernier carré de la Coupe du monde russe, après s’être arrêtés en quarts de l’édition précédente au Brésil. Didier Deschamps est désormais tranquille jusqu’en 2020, terme de son contrat.

Edinson Cavani a dû déclarer forfait à cause de sa blessure au mollet survenue après son doublé décisif face au Portugal de Cristiano Ronaldo en huitième de finale (2-1). La chance à « DD »? Il y avait plus que de la chance pour battre cette équipe valeureuse. Les Bleus ont été tout simplement supérieurs.

La France n’avait jamais battu l’Uruguay en Coupe du monde (défaite 2-1 en 1966 puis deux 0-0 en 2002 et 2010, à chaque fois au premier tour), et restait sur plus de huit heures cumulées sans marquer contre cet adversaire. C’est désormais chose faite. Il y avait de la revanche dans l’air sur les rives de la Volga.

Revanches personnelles

Pour Varane et Griezmann notamment. Sur un coup franc du second, le premier ouvrait le score d’une déviation de la tête (40e). Lui qui avait été battu dans cet exercice par Mats Hummels, pour l’unique but de l’Allemagne en quart de finale du Mondial-2014 à Rio. Son fantôme du Maracana peut désormais s’estomper. Et une revanche personnelle dans le match lui-même, puisque le défenseur central avait causé des frayeurs par deux pertes de balle en début de partie (4e, 5e) et n’avait pu cadrer sa tête sur un précédent coup franc de « Grizou » (10e).

Ce dernier a mis les siens à l’abri d’une frappe qui doit beaucoup à Fernando Muslera, le gardien adverse, qui commettait une énorme faut de mains (61e). Décisif deux fois: de quoi rattraper un match où le leader d’attaque des Bleus a souvent manqué ses déviations et transmissions, malgré un allant, une envie indéniables.

Troisième but dans la compétition, grâce à une boulette, après deux penalties (contre l’Australie et l’Argentine): ce n’est pas le « Grizou » de l’Euro-2016, mais le joueur élu homme du match a relevé la tête.

Kylian Mbappé, lui, a moins pesé que face à l’Argentine, faute d’espaces – c’était écrit. Il a tout de même fait quelques différences balle au pied sur l’aile droite, mais a trop lobé sa tête sur une remise aérienne d’Olivier Giroud (15e) et s’est davantage consacré au collectif, tout comme l’avant-centre.

Un « match chiant », comme l’avait pronostiqué Griezmann ? Eh bien non: un match à occasions nettes assez rares, mais pas verrouillé pour autant. Il y avait du jeu, au delà de l’engagement attendu.

Lloris, quel arrêt !

Mais les Bleus ont montré que du caractère, ils en avaient, défendant ensemble quand la pression uruguayenne s’accentuait. Signe de la tension ambiante, cet attroupement autour de Mbappé à terre après avoir reçu un petit coup de Cristian Rodriguez. Cela s’achevait par un avertissement pour chacun des deux joueurs (68e).

Si les Bleus avaient montré des failles défensives dans la féerie argentine en encaissant trois buts, ils sont revenus à leurs garanties précédentes, autour d’un Varane et d’un Benjamin Pavard étanches, même si Samuel Umtiti et Lucas Hernandez ont connu des flottements.

Et puis ils avaient derrière eux un Hugo Lloris souverain: le gardien et capitaine repoussait la tête de Caceres au pied de son poteau et réalisait là une des plus belles parades du tournoi (44e).

Au milieu ? « N’Golo (Kanté) nettoie, Paul (Pogba) ramasse et donne », avait résumé pour l’AFP Sambou Tati, ex-entraîneur de Pogba pré-adolescent, et cela s’est vu vendredi. Sans oublier un Corentin Tolisso remplaçant Blaise Matuidi (suspendu) à l’oeuvre dans la bataille.

« Nous reviendrons, nous reviendrons une autre fois ! Nous redeviendrons champions, comme la première fois ! », en 1930, chantaient les supporters uruguayens avant le match. Ce ne sera pas pour cette fois. Les Bleus, eux, peuvent rêver de fêter les 20 ans du sacre de 1998 de la plus belle des façons.

FÊTE SUR LES CHAMPS-ELYSÉES

Plusieurs centaines de piétons et automobilistes brandissant des drapeaux bleu-blanc-rouge ont fêté vendredi après-midi sur les Champs-Élysées à Paris la qualification de l’équipe de France pour les demi-finales du Mondial-2018.

Dès le coup de sifflet final de la victoire des « Bleus » sur l’Uruguay (2-0) en quart de finale, un concert de klaxons a retenti et les supporters français ont commencé à affluer au milieu des touristes sur la plus célèbre avenue de la capitale, a constaté une journaliste de l’AFP.

« On est en demi, on est en demi ! », « Qui ne saute pas n’est pas Français ! », « Aux armes, nous sommes les Français et nous allons gagner », scandent-ils, pour beaucoup des jeunes, parfois des enfants portés par leurs parents, vêtus de maillots à l’effigie notamment du n°10 français et grand espoir Kylian Mbappé.

Les voitures défilent, klaxons en continu, notamment sur le rond-point de l’Arc de Triomphe, et les motos font rugir leur moteur aux feux rouges. Certains passagers agitent des drapeaux aux fenêtres en poussant des cris de joie, sous les applaudissements des autres supporteurs ou touristes.

Sur les trottoirs, quelques fumigènes et pétards sont allumés, des bouteilles de champagne ouvertes.

« C’est le plus beau jour de ma vie, on vient d’avoir notre bac aujourd’hui et en plus on a gagné le match ! », se réjouit Marie, 18 ans, venue sur les « Champs » après avoir regardé le match avec ses copines dans un bar parisien.

Vuvuzela, drapeaux français sur les épaules et visage maquillé bleu blanc rouge, Noah, 16 ans et qui habite Anthony, savoure lui aussi la victoire. Avec cinq de ses copains, il sont venus regarder spécialement le match dans un bar à côté de l’avenue pour venir y fêter la qualification.

« On peut pas être plus heureux. On est comme des fous. La finale, on va la gagner c’est sûr ! », lance-t-il en sautant. « C’est notre coupe, elle est pour nous », abonde Anthony, un intérimaire parisien de 21 ans, en brandissant « la coupe du monde 2018 », qu’il a fabriquée lui-même avec une bouteille en plastique, du papier journal, du scotch et de la peinture dorée.

Fabrice Touillaud, 49 ans et son fils Alexis sont venus en moto depuis Sèvres, dans la banlieue sud-ouest de Paris, où ils ont regardé le match en famille. « On a fait quatre fois l’avenue en brandissant le drapeau français », raconte le père qui porte le maillot de Zinédine Zidane de 98, « le meilleur joueur de tout les temps, sans aucun doute ». Son fils, un étudiant de 21 ans, qui avait deux ans lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, préfère lui Mbappé: « Il nous fait rêver, il va nous emmener en finale ».

Un centaine de personnes se sont massées sous l’Arc de Triomphe, avant d’être dispersés par les CRS vers 20h, alors que le rassemblement semblait toucher à sa fin. Certains parmi la trentaine de fourgons de CRS stationné sur l’avenue avaient des drapeaux français accrochés aux pare-brise.

Vainqueurs de l’Uruguay (2-0), les Français affronteront en demi-finale mardi le vainqueur du quart Brésil-Belgique disputé ce vendredi soir.

[avec Afp]

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