lundi , 17 décembre 2018
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Insécurité : Plusieurs finalistes n’ont pas présenté l’examen d’État en RDC

Plus de mille finalistes du secondaire n’ont pas présenté l’examen d’Etat lundi 18 juin au Nord-Kivu. Julien Paluku pointe d’un doigt accusateur des groupes armés actifs dans certains territoires de cette partie du pays. Conséquence : le déplacement de la population. « Par exemple dans le Bwito, il y a eu beaucoup de déplacements des populations. Du côté de Masisi, Kitshanga, il y a eu beaucoup de déplacements de populations. A Beni, il y a des affrontements à tout moment. Ce sont tous ces éléments-là réunis qui justifient effectivement ce que nous avons connu », souligne le n°1 de la province du Nord-Kivu, qui dit regretter cette situation.

Plus de mille finalistes du secondaire n’ont pas présenté l’examen d’Etat lundi 18 juin au Nord-Kivu. L’insécurité serait la cause principale qui n’a pas permis l’organisation de cette épreuve dans cette partie de la RDC.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, cité par Radio Okapi, pointe d’un doigt accusateur des groupes armés actifs dans certains territoires de cette partie du pays. Conséquence : le déplacement de la population. « Par exemple dans le Bwito, il y a eu beaucoup de déplacements des populations. Du côté de Masisi, Kitshanga, il y a eu beaucoup de déplacements de populations. A Beni, il y a des affrontements à tout moment. Ce sont tous ces éléments-là réunis qui justifient effectivement ce que nous avons connu », souligne le n°1 de la province du Nord-Kivu, qui dit regretter cette situation. De son côté, le directeur de la province éducationnelle du Nord-Kivu I a, déploré ce cas lors de la cérémonie du lancement officiel de cette épreuve hier à Goma.

Pourtant, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Gaston Musemena, avait rassuré les parents et les élèves finalistes que toutes les dispositions ont été prises pour que ces épreuves se déroulent normalement.

« Ces épreuves, affirme Gaston Musemena, se passent au niveau de grandes agglomérations de nos provinces. Au niveau de ces centres, il n’y a aucun problème majeur. Toutes les dispositions sont prises pour que les épreuves se déroulent normalement en plaçant les centres de passation des épreuves dans de grandes agglomérations où les problèmes de sécurité ne se poseront pas ».

Près de 673.209 finalistes du secondaire en RD Congo ont démarré hier lundi 18 juin la session de l’examen d’Etat édition 2018. Une augmentation de 6,2% par rapport à l’année passée. Le nombre de filles a connu également une croissance passant ainsi de 242.960 en 2017 à 264. 850 cette année. Soit une augmentation de 21 890 candidates ( 9%).

DES FILLES FINALISTES PORTENT PLAINTE CONTRE LEURS ÉCOLES

Le deuxième jour des épreuves de l’Examen d’Etat, édition 2018  dans la ville province de Kinshasa, a été cauchemardesque pour des finalistes  des Complexes scolaires TUSEVO, Bon Départ et autres.  En effet, 26 finalistes filles inconsolables du CS Tusevo, situé sur avenue Bongandanga, dans la commune de Kasa-Vubu, ont été recalées du Centre N°12005, installé  au Lycée Toyokana, dans la commune du même nom, pour manque des macarons.

Pourtant, elles étaient autorisées à passer les épreuves du lundi 18 juin 2018.  Conduite par l’élève Myriam Tshiyombo Ngandu de la 6ème Coupe & Couture, elles sont allées se plaindre auprès du Parquet prèsle Tribunal de Paix d’Assossa/ Kasa-Vubu. Dans leurs déclarations, elles soutiennent avoir payé tous les frais liés à ces examens, y compris l’achat des macarons, tout en avouant qu’elles ont une petite dette de frais scolaires.

Ces élèves refusent que leur avenir soit compromis, sans que les autorités de l’EPSP n’interviennent avant qu’il ne soit trop tard. Elles se demandent comment récupérer les deux examens ratés mardi, à savoir « Textile » et «  Spécialitée, des cours d’option comptant pour 20 points sur un total de 100.

Si le ministre national de l’Enseignement,  Primaire, Secondaire, Education et Professionnel (EPSP), Gaston Musemena, s’est frotté les mains le premier jour, jugé sans incident à Kinshasa, la ministre provinciale, Thérèse Olenga  Kalonda, en charge de l’Education, a maintenant un dossier brûlant sur les bras. Certes, elle doit vite agir pour éviter que le cas vécu dans la commune de Kasa-Vubu ne puisse se répéter aujourd’hui et demain jeudi 21 juin 2018 dans d’autres Centres.

La mort  dans l’âme, les filles finalistes racontent à qui veut les entendre qu’elles s’étaient présentées tôt le matin devant le Centre dans l’espoir de passer leurs examens. Contre toute attente, le Chef de Centre les a refoulées, au motif qu’elles n’avaient pas de macarons et ne pouvaient accéder à la salle d’examens.  Le pire est qu’il les a fait entrer dans une des salles sans rien leur dire en substance sur le sort qui les attendait. Doù, elles n’avaient pas eu la possibilité d’appeler leurs parents.

Ce n’est que vers 11 heures qu’elles ont commencé à se rendre compte qu’elles étaient gardées inutilement, question de les isoler. C’était le début des jérémiades qui les ont poussées à se présenter d’abord au TGI/Kalamu et ensuite au Parquet près le Tribunal de Paix Assossa/Kasa-Vubu. Une des leurs, Myriam Tshiyombo, a été entendue sur procès-verbal pour éclairer la lanterne du parquet sur le dossier. Elles ont  affirmé avoir versé l’argent des macarons auprès de leur préfet, Biokele Khonde Amerlock, qui les a invitées à venir les récupérer tôt le matin du lundi 18 juin 2018, avant de se rendre au Centre. Effectivement, le préfet a remis les macarons aux élèves qui lui avaient remis de l’argent. Mais le stock en sa possession étant épuisé, il avait promis de passer au Centre régler l’affaire. Bien qu’il ne se soit pas présenté au Centre, le Chef du Centre les a fait quand même entrer en leur recommandant de régulariser la situation le deuxième jour.

L’avertissement de la hiérarchie de l’EPSP

Selon les informations à notre possession, les ministres national et provincial avaient interdit aux chefs d’établissement et des centres de chasser les finalistes des salles de l’Examen d’Etat pour des dettes des frais scolaires, surtout si un élève est en ordre avec les frais de participation à ces épreuves.  Ce, pour donner l’occasion à tous les 672.209 candidats inscrits régulièrement à cette 52ème édition session ordinaire de passer en toute quiétude lesdits.

[avec Dina BUHAKE, Jr Ekofo]

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