mercredi , 26 septembre 2018
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Harry KANE : Sauveur de l’Angleterre

Jusqu’ici tout va bien: l’Angleterre a réussi son entrée dans la Coupe du monde en s’offrant de justesse la Tunisie (2-1) grâce à un doublé du capitaine Harry Kane, lundi à Volgograd, lors de la première journée du groupe G.

La formation de Gareth Southgate, en pleine montée de confiance à l’abri des regards et dans une sérénité méconnaissable, a repoussé encore un peu les craintes d’un énième naufrage lors des grandes compétitions grâce à son héros « captain Kane ».

Deux ans après la piteuse élimination contre l’Islande en huitièmes de finale de l’Euro-2016, les jeunes « Trois Lions » ont largement dominé les « Aigles de Carthage ».

La Tunisie n’étant que 21e au classement Fifa, l’incertitude reste importante sur le niveau réel de ces jeunes Anglais mais Southgate pourra être satisfait: les intentions sont là et Kane est au rendez-vous. Le poli sélectionneur pourra toutefois regretter la maladresse face au but et la naïveté parfois criante, comme ce penalty concédé sans véritable danger pour un coup de coude de Walker au visage de Ben Youssef.

Kane sur le fil

N’eut été ce mauvais geste, tout avait été parfait ou presque. Dès l’entame, les Anglais ont pris le dessus: Henderson ouvrait superbement pour Alli, qui centrait pour Lingard. La reprise de l’attaquant de Manchester United était déviée du bout du pied par Hassen (3).

Quelques minutes plus tard, Kane ouvrait le score sans forcer, à la reprise d’une tête surpuissante de Stones mal repoussée par Hassen (11).

Si Sassi a ensuite égalisé sur le penalty concédé par Walker (35), le XI anglais, jamais aligné ensemble avant ce match, a continué d’accélérer terminant la première période avec 12 tirs et 60% de possession.

Las, le dernier geste a pêché. Stones, à bout portant (37), puis Lingard (40), ont été maladroits face au but. Juste avant la pause, le jeune attaquant devançait superbement la sortie de Ben Mustapha, entré à la place d’un Hassen blessé, mais ne trouvait que le poteau (44).

La mi-temps n’a rien changé à l’affaire, l’Angleterre a continué de faire le jeu. Un tout petit peu moins incisifs, Kane et sa bande se sont tout de même procurés de nombreuses occasions, notamment sur coups de pied arrêtés.

Mais à l’image de Sterling et Lingard, ou de ce coup franc de Trippier frôlant le poteau (69), ils ont tout gâché ou presque.

Si l’entrée de Rashford à la place de Sterling a redynamisé l’Angleterre, elle n’a pas été suffisante, jusqu’à ce nouveau corner dans le temps additionnel.

Kane a alors plongé sur un nouveau ballon dévié pour sauver les siens (90+1): en vrai finisseur, l’avant-centre de Tottenham avait disparu après son but… pour surgir au bon moment!

Le sélectionneur anglais Gareth Southgate a opté, comme attendu, pour un 3-5-2 articulé autour de Jordan Henderson à la récupération et Harry Kane devant, mardi à Volgograd, pour affronter la Tunisie lors de la Coupe du monde 2018.

Le XI anglais est d’ailleurs sans surprise avec une défense à trois formée de Kyle Walker, Jonathan Stones et Harry Maguire.

La Tunisie, pour son premier Mondial depuis 2006, n’a pas non plus bouleversé ses plans avec une équipe rodée aux joutes de la Ligue 1.

Tous titulaires, le gardien Mouez Hassen (Châteauroux), les attaquants Wahbi Kazri (Rennes) et Naïm Sliti (Dijon) ainsi que le milieu Ellyes Skhiri (Montpellier) évoluent en championnat de France.

Tunisie: Hassen – Meriah, S. Ben Youssef, Bronn, Maaloul – Skhiri, Badri, Sassi – F. Ben Youssef, Khazri (cap), Sliti

Sélectionneur: Nabil Maaloul (TUN)

Angleterre: Pickford – Walker, Stones, Maguire – Trippier, Alli, Henderson, Lingard, Young – Sterling, Kane (cap)

Sélectionneur: Gareth Southgate (ENG)

arbitre: Wilmar Roldan (COL)

PETITE PRÉSENCE DES SUPPORTERS ANGLAIS À VOLGOGRAD

Ils ne sont pas aussi nombreux qu’habituellement mais les supporters anglais arrivés à Volgograd pour l’entrée des Trois Lions dans le Mondial-2018, lundi, ont reçu un accueil chaleureux, loin des violences de l’Euro-2016 avec le contingent russe et de la crise diplomatique entre les deux pays.

Face à la Tunisie, en fin d’après-midi, les supporters anglais ne seront que 5.000 à prendre place dans les gradins de la Volgograd Arena, bâtie sur l’un des champs de bataille les plus sanglants de la Seconde guerre mondiale, où trône aujourd’hui la fameuse « Statue de la Mère-Patrie », la plus haute d’Europe avec ses 85 mètres.

C’est largement moins que les dizaines de milliers de fans anglais se déplaçant habituellement avec leur sélection pour les grandes compétitions internationales. Les mauvais résultats récurrents ont joué mais pas autant que le souvenir des violences qui avaient fait 35 blessés à Marseille en juin 2016, avant le 1er match face à la Russie.

Même si la très grande majorité des supporters se montraient calmes, deux Britanniques ont d’emblée défrayé la chronique, arrêtés dès dimanche en état d’ébriété dans un train entre Moscou et Volgograd.

Un représentant de l’ambassade du Royaume-Uni en Russie a indiqué à l’AFP être en contact avec les autorités russes et disposé à fournir une aide consulaire aux deux amis, dont l’un a écopé d’une amende de 1.000 roubles (13 euros) pour altercation avec la police.

Plus pacifique, Camilla Croxton, une Londonienne dont c’est le premier voyage en Russie à l’occasion du Mondial, n’adresse que des compliments à la Russie et ses habitants.

« Je suis venue avec peu d’attentes mais la Russie m’a épatée », assure à l’AFP la jeune femme de 28 ans, employée dans une ONG. « Volgograd a une atmosphère de petite ville. Les gens viennent, essayent de me parler anglais, même si leur anglais n’est pas le meilleur. Google Translate est vraiment pratique! »

« Nous avions l’impression qu’on serait constamment en danger. Avant d’arriver ici on était inquiet, ma famille était inquiète », renchérit Jordan Price, 27 ans, tout en sirotant une bière matinale sur une terrasse du centre-ville avec deux amis.

Si des volontaires ont été déployés dans la ville pour aider les visiteurs étrangers déboussolés, le trio ajoute que les habitants ont proposé spontanément leur aide, par exemple pour acheter du spray anti-moustiques, ceux-ci étant particulièrement actifs à cette période de l’année sur les bords de la Volga.

Côté russe comme britannique, l’envie d’apaiser les tensions entre les deux pays le temps du Mondial semble dominer.

Lundi, l’ambassadeur-adjoint de la Grande-Bretagne en Russie, Lindsay Skoll, et le président de la Fédération anglaise de football (FA) Greg Clarke, ont déposé une gerbe sur un monument rendant hommage aux victimes de la bataille de Stalingrad.

« Je pense que cela démontre plus que tout la nature durable des relations entre le Royaume-Uni et Volgograd, qui dépasse les hauts et les bas de la politique », a déclaré Lindsay Skoll à cette occasion.

Petit nombre

Seuls 2.000 billets ont été vendus à des supporters venant du Royaume-Uni, a indiqué la fédération des supporters anglais (FSF).

Ce chiffre est bien en deçà des attentes habituelles, souligne Luc Jones, porte-parole de la FSF, pour qui les craintes de violences ont poussé certains supporters à ne pas faire le déplacement.

Après les échauffourées entre supporters russes et anglais à Marseille, les autorités russes ont pris le problème à bras le corps, n’hésitant pas à utiliser la manière forte pour dissuader les hooligans de s’illustrer pendant le Mondial-2018.

La Grande-Bretagne est elle habituée à gérer le hooliganisme depuis les années 1980, lorsque les excès de ses supporters avaient privé les clubs anglais de Coupes d’Europe pendant cinq ans. Plus de 1.000 hooligans connus ont ainsi dû remettre leur passeport à la police avant le Mondial, ont révélé les autorités britanniques la semaine dernière.

Mais l’absence des supporters anglais s’explique « aussi en partie parce que l’équipe est nulle », ajoute Luc Jones. « Quand nous avions perdu contre l’Islande (durant l’Euro-2016), beaucoup de gens ont décidé de ne plus dépenser leur argent pour aller les voir ».

De leur côté, les partisans de l’équipe tunisienne marquaient leur présence, enroulés dans les drapeaux rouges de leur pays. « La seule chose qui manque, c’est les supporters anglais », soupire Luc Jones.

BATAILLE CONTRE LES MOUSTIQUES À VOLGOGRAD

Les supporters anglais, venus soutenir leur équipe à Volgograd pour ses débuts en Coupe du monde, ont dû livrer jeudi une bataille inattendue contre les moustiques pullulant dans cette ville du sud de la Russie.

Des hordes de moustiques et moucherons envahissent chaque été Volgograd, située sur la rive ouest de la Volga. Mais, de l’avis des habitants, ces insectes sont plus nombreux cette année.

« Ca a été atroce en ville, surtout le matin », s’est plaint auprès de l’AFP David Tomlinson, un chauffeur de taxi de 47 ans.

« Les habitants ont donné aux supporters des conseils sur ce qu’il faut acheter pour repousser les moustiques. Ils disent qu’il nous faut des sprays et de la poudre de vanille », a-t-il ajouté.

Les autorités ont diffusé de l’insectifuge sur les champs autour de la ville et dans les quartiers proches du stade, selon les médias locaux, ce qui n’a pas empêché les moustiques de s’attaquer impitoyablement aux touristes.

Un journaliste de la chaîne britannique Sky Sports a affirmé sur Twitter avoir dû annuler à la dernière minute une intervention en direct à la télévision, en raison de la présence de trop nombreux moustiques près de l’hôtel où réside l’équipe anglaise.

D’après plusieurs sources, les joueurs sont préparés pour faire face aux incessantes attaques de moustiques à la Volgograd Arena, où le coup d’envoi du match Angleterre-Tunisie doit être donné à 20h00 (heure de Paris).

« Si les insectes sont la pire chose qui nous arrive, alors tout va bien se passer », a affirmé le supporter David Tomlinson.

[Afp]

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