vendredi , 22 novembre 2019
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RDC : Quid du vaccin contre Ebola

Le vaccin Ebola (rVSVDG-ZEBOV-GP), souligne le document de MSF, « est l’une des composantes de la stratégie globale pour contenir l’épidémie d’Ebola. Ce vaccin à l’essai n’a pas encore été homologué. Il est donc utilisé dans le cadre d’un protocole d’étude qui a été approuvé par les autorités nationales, le Comité Ethique à Kinshasa et le Comité Ethique de MSF. Le protocole définit à qui, quand et comment le vaccin doit être administré ». Concernant son administration, le document de MSF fait savoir que « les participants reçoivent toutes les informations sur le vaccin avant de donner leur consentement. Ensuite, ils feront l’objet d’un suivi attentif pendant un certain temps. La participation est volontaire et la vaccination gratuite « .

Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF), le Ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont toujours à pieds d’œuvre pour endiguer la maladie à virus Ebola qui sévie à Mbandaka dans la province de l’Equateur. Depuis le 28 mai dernier, les équipes ont commencé à vacciner les personnels de santé, qui travaillent en première ligne et qui sont parmi les plus exposés au virus Ebola, rapporte un communiqué de MSF.

Des équipes MSF sont déployées dans quatre endroits. C’est le cas des zones de Mbandaka et Bikoro, où deux Centres de Traitement Ebola (ETC) ont été mis en place. Ces derniers comptent respectivement 12 et 20 lits. Les équipes travaillent également pour identifier les contacts directs ou indirects de cas d’Ebola confirmés. En parallèle, des activités de sensibilisation sont menées auprès des communautés notamment pour limiter l’exposition à la maladie et d’encourager les pratiques d’enterrements sans risque.

Une équipe intervient également dans des zones reculées d’Itipo et Iboko. Un centre de transit de 10 lits a été installé à Itipo pour les cas suspects d’Ebola, pour qu’ils soient isolés et reçoivent des soins.

Des personnels MSF parmi les plus expérimentés en matière de lutte contre Ebola ont été déployés dans la province de l’Equateur, dont des médecins, des experts de la lutte contre les infections et des logisticiens

QUID DU VACCIN CONTRE EBOLA

Le vaccin Ebola (rVSVDG-ZEBOV-GP), souligne le document de MSF,  » est l’une des composantes de la stratégie globale pour contenir l’épidémie d’Ebola. Ce vaccin à l’essai n’a pas encore été homologué. Il est donc utilisé dans le cadre d’un protocole d’étude qui a été approuvé par les autorités nationales, le Comité Ethique à Kinshasa et le Comité Ethique de MSF. Le protocole définit à qui, quand et comment le vaccin doit être administré « .

Concernant son administration, le document de MSF fait savoir que « les participants reçoivent toutes les informations sur le vaccin avant de donner leur consentement. Ensuite, ils feront l’objet d’un suivi attentif pendant un certain temps. La participation est volontaire et la vaccination gratuite « .

UNE VACCINATION  » EN ANNEAU « 

La vaccination est effectuée sur la base d’une stratégie  » en anneau « . En d’autres termes, elle consiste à identifier les nouveaux patients atteints d’Ebola dont le diagnostic est confirmé par des tests en laboratoire, et à remonter aux personnes avec lesquelles ils ont été en contact. Le réseau de personnes ainsi identifiées, souvent des membres de la famille, des voisins, des collègues et des amis du patient, constitue  » l’anneau « . Dans les zones touchées, les personnels de santé en première ligne se verront également proposer la possibilité de se faire vacciner, en raison de leur forte exposition au virus et du haut risque de développer la maladie dans ces conditions. La stratégie permet ainsi de vacciner les personnes de  » l’anneau  » qui constitue une zone tampon, un  » anneau  » protecteur, afin d’éviter la propagation du virus « , explique le communiqué de MSF.

L’ESSAI CLINIQUE PROMET DES RESULTATS PROBANTS

A en croire MSF, ce vaccin avait été utilisé en Guinée Conakry. Et son essai clinique s’était avéré probant. Cela s’était fait en collaboration avec le ministère de la Santé, l’OMS et d’autres organisations, MSF et Epicentre étaient engagés dans l’essai clinique à Conakry, en Guinée, au terme de l’épidémie d’Ebola en 2015.

C’est dans cette optique que la Directrice Médicale MSF à Genève, Micaela Serafini, citée dans le document, se dit confiant, même si ce dernier n’est pas encore homologué, quand à son impact sur l’épidémie qui sévie en RDC.  » Sur la base des résultats de ces essais, nous sommes confiants quant à l’utilisation du vaccin dans le cadre de l’épidémie actuelle. Il faut effectuer une surveillance étroite, car il n’a pas encore reçu d’autorisation. Les résultats de l’essai suggèrent que le vaccin présentera un bénéfice réel pour les personnes fortement exposées à Ebola, les protégeant de l’infection. Cependant, la vaccination n’est qu’un outil parmi d’autres dans la lutte contre Ebola. Identifier les patients et les contacts est la première étape ».

OBSERVANCES DES REGLES DE PROTECTION

MSF rassure que les personnes vaccinées continueront d’observer le même protocole de suivi de l’infection qu’auparavant, et les personnels de santé en première ligne continueront de porter la tenue de protection.

C’est ainsi qu’elle conseille la poursuite de la mise en place des piliers fondamentaux des interventions de lutte contre Ebola afin d’endiguer la propagation.

Ces règles consistent notamment à isoler les personnes malades et leur apporter des soins médicaux et psychologiques. En collaboration avec son centre de recherche épidémiologique Epicentre des activités de sensibilisation doivent être menées pour identifier les patients.

Ces derniers devraient être localisés. De leur coté, ceux qui ont été en contact avec les cas confirmés devraient être suivi. MSF signale également que les populations doivent être informées sur la maladie, en l’occurrence, sur les mesures à prendre pour l’éviter, les lieux de prise en charge. Il faudra également soutenir les structures médicales existantes et changer temporairement les habitudes culturelles, notamment concernant les funérailles.

L’épidémie actuelle a été déclarée le 8 mai, dans le nord-ouest du pays. Jusqu’au 28 mai 2018, 35 personnes ont été diagnostiquées Ebola et 12 patients sont décédés des causes de cette maladie, selon les données épidémiologiques du ministère de la Santé rd-congolais.

[Dina BUHAKE]

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