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"Joseph KABILA KABANGE" entrain de lire...
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Pour éviter la guerre : « Kabila » n’a plus d’autre choix que de respecter la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre

Dernière mise à jour, le 4 juin 2018 à 09:07

Les présidents français Emmanuel Macron et angolais, Joao Lourenço, ont tous deux réaffirmé, lundi, leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d’élections en République démocratique du Congo le 23 décembre, sans la participation du président Joseph Kabila. « Nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien aux initiatives des pays de la région et de l’Union africaine qui est de faire appliquer les accords (de la Saint-Sylvestre 2016) », a déclaré le président français devant la presse, à l’issue d’un tête-à-tête avec son homologue angolais. « Seuls (ces accords) permettront une clarification de la situation politique, sans complaisance, dans le calme. Je voudrais que les réunions de prochaines semaines permettent d’aboutir à un résultat clair », a dit Emmanuel Macron.

Kinshasa s’agite mais rien ne change dans la position prise par les acteurs sous régionaux et internationaux sur l’impératif des élections inclusives le 23 décembre 2018. L’étau se resserre de plus en plus autour du pouvoir MP qui n’a plus d’autre choix que de respecter la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre. Lundi à l’Elysée Emmanuel Macron et Joao Lourenço ont accentué la pression sur Joseph Kabila.

Les présidents français Emmanuel Macron et angolais, Joao Lourenço, ont tous deux réaffirmé, lundi, leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d’élections en République démocratique du Congo le 23 décembre, sans la participation du président Joseph Kabila. « Nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien aux initiatives des pays de la région et de l’Union africaine qui est de faire appliquer les accords (de la Saint-Sylvestre 2016) », a déclaré le président français devant la presse, à l’issue d’un tête-à-tête avec son homologue angolais.

« Seuls (ces accords) permettront une clarification de la situation politique, sans complaisance, dans le calme. Je voudrais que les réunions de prochaines semaines permettent d’aboutir à un résultat clair », a dit Emmanuel Macron.

« Les déclarations d’Emmanuel Macron ne sont pas anormales, les discussions entre les présidents Paul Kagame et Lourenço ne sont pas un secret », a commenté de son côté le président angolais, en allusion aux récentes demandes d’explications de Kinshasa.

« Le sujet que nous traitons n’est pas une conspiration mais le grand besoin de montrer au président Kabila qu’il doit respecter les accords. Je rencontrerai le président Kabila dans les prochains jours pour continuer à discuter avec lui jusqu’aux élections », a affirmé M. Lourenço.

Ces accords « ont reçu la bénédiction de l’Eglise. Tout ce qui est béni doit être respecté », a ajouté le président angolais. Toutefois, il a nuancé – et c’est diplomatique !- en disant ne pas avoir l’intention de s’ingérer dans les affaires internes de la RDC, ni « aborder des questions personnelles pour dire que le président Kabila doit quitter, nous n’avons pas le droit de le faire ».

Le ton ne baisse pas pour autant de l part de tous les acteurs régionaux et internationaux : « les élections doivent avoir lieu dans un bon climat politique et être acceptées par la communauté internationale. Des élections, en enfer on peut les faire, demain même, mais si personne ne les reconnaît, on ne gagne rien », a-t-il averti.

« Pour le président Kabila, c’est un conseil et pas une obligation. S’il n’accepte pas nos conseils, nous n’avons pas de moyen de faire pression sur lui d’une autre manière. Nous ne voulons pas qu’après le mois de décembre, on commence à dire que les élections se sont réalisées dans des conditions pas satisfaisantes », a ajouté M. Lourenço.

Pour rappel, hier même lundi 28 mai, la RDC a publiquement demandé des explications au président français, le porte-parole du gouvernement dénonçant les « propos subliminaux et pleins d’ambiguïté tenus le 23 mai par le président français » en recevant le président rwandais Paul Kagame. « Les autorités congolaises sentent la pression car, pour la première fois, les pays de la région, les pays européens et américains qui comptent sont sur une position commune », a commenté l’Elysée.

Non organisées fin 2016, prévues fin 2017, les élections ont été reportées au 23 décembre 2018. En RDC, le porte-parole du gouvernement a déclaré que Joseph Kabila resterait le chef de la Majorité présidentielle en cas de victoire de sa coalition le 23 décembre, même si une partie de l’opposition accuse le chef de l’Etat de vouloir rester au pouvoir.

A tout prendre, la France et toute la communauté internationale ont donné de la voix, de manière claire. L’Union européenne a confirmé cette position commune en réaffirmant  « sa forte coordination avec les Nations unies et l’Union africaine pour encourager et accompagner les élections qui, selon elles, devraient se dérouler de manière efficace et inclusive.

C’est dans cette perspective qu’il faut placer l’audit que vient d’effectuer l’OIF sur le ficher électoral de la Céni. L’Oif est arrivée à mettre à nu les intentions de la MP à travers la centrale électorale. Que des tripatouillages dans le fichier de la Céni. Malgré les assurances, aujourd’hui tombées caduques, l’on a découvert que le nettoyage effectué n’était que superficiel, destiné à endormir les parties prenantes au processus électoral.

En clair, le rapport présenté par l’Oif est plus qu’éloquent. En plus de six millions de doublons dégagés par la Céni, l’Oif a révélé que le mal était profond. Il faut encore déduire, des 41 millions auxquels voulait s’accrocher la Céni, environ 7 millions de faux électeurs enregistrés. Il en est de même de la loi sur la répartition des sièges aux législatives nationales et provinciales laquelle a reposé sur des faux chiffres, gonflés pour certaines circonscriptions électorales et réduits pour d’autres.

Ce travail bâclé dont la MP se félicitait avec raison, portait les germes de conflictualité et allait créer des conditions de contestation de résultats des scrutins.

Les recommandations de l’Oif sont claires, à savoir poursuivre le travail de nettoyage des fichiers pour arriver à dresser une liste électorale crédible pour l’ensemble des scrutins. À l’évidence, l’option reste celle d’empêcher la RDC de sombrer dans le chaos, au cas où le pouvoir en place éviterait encore le rendez-vous électoral fixé pour décembre prochain afin que le peuple congolais élise le successeur de Joseph Kabila.

[lePotentiel]

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