jeudi , 17 octobre 2019
Accueil / Afrique / Afrique Centrale / RD Congo / Malnutrition : La situation est alarmante en RDC

Malnutrition : La situation est alarmante en RDC

40% d’enfants congolais souffrent de la malnutrition sévère, tandis qu’un enfant sur deux de moins de 5 ans, souffre d’une malnutrition chronique en RDC. Par induction, le taux de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition à travers le pays est très élevé. La malnutrition et l’insécurité alimentaire constituent un problème de santé publique en RDC.

C’est ce qui a motivé l’organisation par le Programme national de nutrition (PRONANUT) avec l’appui de l’UNICEF de la journée de sensibilisation des parlementaires pour la mobilisation et le plaidoyer contre la malnutrition en RDC sous le thème : « la nutrition est non seulement une question de survie immédiate, mais aussi et surtout un investissement pour des générations futures », le vendredi 18 mai dans la salle de spectacle du Palais du peuple.

LES PARLEMENTAIRES S’IMPLIQUENT

« L’élu et la malnutrition », c’est le thème abordé par le député Grégoire Lusenge. A l’en croire l’article 47 de la Constitution de la République garantie le droit à la santé et à la sécurité alimentaire. Il est convaincu que l’implication des élus nationaux est une garantie pour une meilleure politique et pratique nationale de la nutrition.

En tant qu’autorité budgétaire, les parlementaires doivent doter le Pronanut des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions en lui accordant un financement national, a laissé entendre Grégoire Lusenge.

Parlant des perspectives, cette élue du peuple a estimé que pour une meilleure implication des parlementaires aux actions en faveur du PRONANUT, il est important de maintenir un cadre permanent d’échanges et d’actions collective entre les deux institutions. Ensuite mettre en place une structure permanente de plaidoyer. En ouvrant cet atelier, le représentant du président Minaku a salué cette initiative qui va permettre aux législateurs d’avoir la bonne information sur la malnutrition qui est devenue un fléau pour leurs enfants et électeurs. Il a ajouté que la malnutrition est plus préoccupante pour les enfants qui sont l’avenir d’une nation car, elle affecte leur intelligence.

Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la santé a fait savoir que la malnutrition a un coût et engendre des dépenses supplémentaires dans les ménages. Ce, a poursuivi Dr Mukengeshayi, nécessite un engagement particulier des parlementaires qui sont des autorités budgétaires car, il y a besoin des ressources pour inverser la tendance.

Selon lui, les parlementaires doivent mener de plaidoyer, auprès du gouvernement et s’assurer que la malnutrition est une priorité de la politique gouvernementale. Le dirab d’Oly Ilunga n’a pas manqué de les interpeller afin qu’ils travaillent ensemble avec le gouvernement pour lutter contre la malnutrition en RDC.

Le représentant de l’UNICEF en RDC a indiqué que son organisation va continuer à fournir des efforts pour garantir le futur des enfants congolais. Car, explique-t-il, la malnutrition chronique constitue un frein au développement du capital humain. Selon lui, tout le monde, gouvernement, parlement et partenaires, doit investir dans la nutrition. A l’entendre, les causes de la malnutrition sont nombreuses en occurrence, la pauvreté. Tandis que les conséquences sont entre autres, la réduction de la croissance physique et intellectuelle de l’enfant.

SITUATION ALARMANTE

Le directeur de Pronanut a expliqué aux élus nationaux l’ampleur de la situation nutritionnelle à travers le pays. Guylain NKaya note que la situation est alarmante au Kasaï central et au Kwilu avant d’évoquer les défis à relever qui sont notamment le faible financement, le manque de promotion et production des aliments locaux ainsi que la vérification des alertes.

Au nombre des attentes, Guylain Nkaya a mentionné, l’implication des parlementaires dans l’accroissement et le décaissement de budget alloué à la malnutrition et à la sensibilisation des communautés. Un pays aux ressources humaines invalides, est en régression si rien n’est fait, a-t-il conclu.

[Mathy MUSAU]

A lire aussi

Pétrole : Il n’y aura pas rupture de stock à travers la RDC ?

Les membres du Groupe professionnel des distributeurs de produits pétroliers (GPDPP) tiennent au respect des …

Laisser un commentaire