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Antoine GIZENGA, président du PALU, avec Adolphe MUZITO tenant ses epaules.
Antoine GIZENGA, président du PALU, avec Adolphe MUZITO tenant ses epaules.

Mort de Gizenga : PALU s’impatiente ?

Dernière mise à jour, le 16 mai 2018 à 08:27

Vu des analystes, il est grand temps pour le Secrétaire Général du Palu, encore vivant, d’évacuer la question de succession au sein du parti. Le Palu étant un patrimoine national à l’image de son co-fondateur, ne doit pas être sacrifié sur l’autel des querelles intestines. Bien au contraire. Compte tenu de la situation actuelle, la sagesse conseille au patriarche Antoine Gizenga, de faire en sorte que le Palu survive à son décès que nul ne saurait souhaiter. Sans doute, d’aucuns diraient que la question de succession ne pourrait se poser au sein du Palu, parce que déjà réglée par les textes statutaires du parti. Malgré cela, des voix s’élèvent de plus en plus pour dire que le Chef du parti doit tirer les choses au clair, tant qu’il est encore en vie. En ce moment particulièrement délicat où le pays se trouve dans la fièvre des préparatifs des élections officiellement prévues en décembre 2018, une crise au sein d’un grand parti (plus de 50 ans) comme le Palu pourrait s’avérer fatale. Et même compromettre l’avenir politique d’une formation politique à idéologie sans équivoque.

Ça vole bas et même trop bas, au Parti Lumumbiste unifié. Depuis le week-end, il circule aussi bien au sein de ce parti que dans les réseaux sociaux, deux correspondances « choc », de deux hauts responsables du parti. La première, signée le 01 mai depuis Bruxelles, est celle du Secrétaire général du Palu. Le patriarche Antoine Gizenga exclut temporairement, pour une durée d’une année, le Secrétaire Permanent et Porte-parole du parti, Wolf Christian Kimasa. La deuxième lettre, en date du 5 mai, se rapporte à la réaction de l’intéressé.

Dans sa correspondance, Wolf Christian Kimasa dit rejeter avec vigueur absolue, ce qu’il qualifie de prétendue décision de son exclusion temporaire du parti. Selon lui, le document est un faux parce que le Chef du parti, actuellement en soin à l’étranger, ne pouvait pas, de son lit d’hôpital, avoir le temps de lire et d’analyser les documents en vue d’une décision de haute portée politique. Pour le Secrétaire permanent du Palu, la décision de son exclusion temporaire est une « cabale montée de toutes pièces à Kinshasa par des personnes assoiffées du pouvoir. Ce, dans l’optique d’une guerre de succession et de positionnement politique. »

REGLER LA QUESTION DE SUCCESION

Pour quiconque connait le Palu, les deux correspondances sus-évoquées renseignent suffisamment sur la confusion qui règne au sein de ce parti. Dans les rues de Kinshasa, les commentaires vont bon train. Jusques où irait la crise ? Où va donc le Palu ? La question vaut son pesant d’or.

Vu des analystes, il est grand temps pour le Secrétaire Général du Palu, encore vivant, d’évacuer la question de succession au sein du parti. Le Palu étant un patrimoine national à l’image de son co-fondateur, ne doit pas être sacrifié sur l’autel des querelles intestines. Bien au contraire. Compte tenu de la situation actuelle, la sagesse conseille au patriarche Antoine Gizenga, de faire en sorte que le Palu survive à son décès que nul ne saurait souhaiter. Sans doute, d’aucuns diraient que la question de succession ne pourrait se poser au sein du Palu, parce que déjà réglée par les textes statutaires du parti. Malgré cela, des voix s’élèvent de plus en plus pour dire que le Chef du parti doit tirer les choses au clair, tant qu’il est encore en vie. En ce moment particulièrement délicat où le pays se trouve dans la fièvre des préparatifs des élections officiellement prévues en décembre 2018, une crise au sein d’un grand parti (plus de 50 ans) comme le Palu pourrait s’avérer fatale. Et même compromettre l’avenir politique d’une formation politique à idéologie sans équivoque.

[Laurel KANKOLE]

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