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RDC : Plaidoyer pour l’examen de la loi sur l’accès à l’information

Dernière mise à jour, le 8 juin 2018 à 12:07

Pour le Secrétaire général de  » Journaliste en danger « , l’examen au niveau du Parlement de la loi sur l’accès à l’information est vivement attendu. Cette loi sera le gage de transparence qui permettra, notamment aux médias et aux autres acteurs engagés dans les compétitions électorales, d’accéder aux sources des données, et de lever les soupçons qui empoisonnent l’atmosphère politique actuellement, a souligné Tshivis Tshivuadi. Il a mentionné que, pour devenir une réalité, la liberté d’expression a besoin d’un environnement juridique et réglementaire propice à l’essor d’un secteur des médias pluraliste et ouvert. Ce secteur, a laissé entendre Tshivis Tshivuadi, doit être soutenu par le pouvoir politique et protégé par un État de droit. Il faut donc que la loi garantisse l’accès à l’information, notamment dans le domaine public, a-t-il noté.

Les médias doivent veiller à travailler avec professionnalisme dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie. C’est l’appel lancé jeudi 03 mai par le Ministre de la communication et médias lors de la célébration de la journée mondiale de liberté de la presse à Kinshasa.

Placée sous le thème : « Médias -Justice et état de droit : les contre poids du pouvoir « . Cette journée est célébrée cette année au moment où le peuple congolais attend les élections prévues pour bientôt, a déclaré Lambert Mende.  » Je voudrais inviter les acteurs des médias à assumer pleinement leur rôle de leaders d’opinion dans une société fragile comme la RDC marquée par la dialectique d’intérêts et des stratégies de puissance multiformes « , a souligné le ministre.

Compte tenu du contexte actuel, la presse, dans un pays comme la RDC, devrait se forcer d’être un accompagnateur du processus de démocratisation pour qu’ensemble que, seul le processus électoral prime et que chacun apporte sa pierre à l’édification d’un pays émergent, a déclaré Lambert Mende.

Le ministre est convaincu que les acteurs de médias doivent s’impliquer dans la promotion des sociétés et des villages, dans diverses catégories sociopolitiques.

Aussi, doivent-ils défendre la démocratie et la souveraineté du pays qui sont deux concepts indissociables l’un de l’autre.  » Ils doivent éviter de devenir des caisses de résonnance pour ceux qui essayent de s’en servir mentalement « , a-t-il martelé.

Lambert Mende a, dès lors, promis aux organisations professionnelles des médias qui ont organisé cette cérémonie, qu’il va s’impliquer au niveau de l’Assemblée nationale pour que le projet de loi sur l’accès à l’information soit examiné.

Plaidoyer pour l’examen de la loi sur l’accès à l’information

Pour le Secrétaire général de  » Journaliste en danger  » , l’examen au niveau du Parlement de la loi sur l’accès a l’information est vivement attendu. Cette loi sera le gage de transparence qui permettra, notamment aux médias et aux autres acteurs engagés dans les compétitions électorales, d’accéder aux sources des données, et de lever les soupçons qui empoisonnent l’atmosphère politique actuellement, a souligné Tshivis Tshivuadi.

Il a mentionné que, pour devenir une réalité, la liberté d’expression a besoin d’un environnement juridique et réglementaire propice à l’essor d’un secteur des médias pluraliste et ouvert. Ce secteur, a laissé entendre Tshivis Tshivuadi, doit être soutenu par le pouvoir politique et protégé par un Etat de droit. Il faut donc que la loi garantisse l’accès à l’information, notamment dans le domaine public, a-t-il noté.

« Pendant cette période où le pays se prépare à l’organisation d’un cycle crucial des élections, toutes porteuses d’un grand potentiel des risques pour les journalistes et pour les médias appelés à couvrir les campagnes électorales, le moment est venu d’engager des réformes nécessaires et urgentes du cadre légal de l’exercice de la liberté de la presse afin, d’une part de renforcer la protection et la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur métier et d’autre part, de permettre aux médias d’accéder aux sources et d’informer correctement le public qui est le souverain primaire », a fait remarquer le numéro 1 de JED.

Pour sa part, le représentant résident de l’UNESCO a salué l’initiative des organisations professionnelles des médias de la RDC. Abdourahamane Diallo a aussi appuyé le plaidoyer de ces organisations concernant la loi sur l’accès à l’information qui a un caractère holistique.

PROFESSIONNALISME DES MÉDIAS CONGOLAIS

Pour la deuxième fois consécutive depuis son arrivée en novembre 2016 comme ambassadeur du Maroc en RDC, Rachid Agassim a communié hier mercredi avec les médias congolais. Cette rencontre avec la presse est devenue pratiquement une tradition qu’il veut pérenniser. Son souhait est  » d’entretenir des liens amicaux et professionnels avec la presse « . C’est dans ce cadre que le diplomate marocain a organisé un diner de presse à l’intention des journalistes et des responsables des Institutions et des organes de presse congolais. Cette date n’a pas été choisie au hasard. La rencontre coïncide avec la journée internationale de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année.

Expliquant le sens de la rencontre avec la presse, Rachid Agassim a révélé que :  » c’est un plaisir de partager un repas modeste avec les journalistes. Je suis heureux d’être l’ambassadeur de Roi Mohammed VI en RDC. J’ai des relations amicales et professionnelles avec tous les medias afin de maintenir le contact ».

Lecteur fidèle de la presse congolaise, l’ambassadeur révèle qu’il a été interpellé par un article dont le titre est :  » les médias se meurent faute d’organisation « . Selon lui cette problématique n’est pas propre à la RDC. Mais, plutôt un phénomène universel. L’ambassadeur reconnait que « c’est une tache lourde. Etre journaliste est un métier, une vocation et surtout une passion « . Vous en tant que journaliste vous avez la lourde tache d’informer sincèrement. Vous avez également une responsabilité historique car la RDC a besoin de toutes ses compétences pour aller de l’avant ».

« Quelques mois après mon arrivée à Kinshasa, poursuit-il, je dois vous rassurer que j’a été impressionné par la richesse et la diversité qui caractérise la presse congolaise. J’ai été également impressionné par vos analyses qui m’ont aidé à bien comprendre la situation , et bien cerner des questions d’ordre national, régional et international des sujets qui s’intéressent à la RDC. Sans oublier les publications à dimension africaine en couvrant des sujets importants qui intéressent tout le continent africain et surtout les faits importants qui se passent au Maroc.

Faisant une lecture de la presse congolaise, en tant que Marocain et diplomate qui a travaillé dans plusieurs pays, Rachid Agassim note que  » les journalistes congolais n’ont rien à envier aux autres journalistes d’autres pays. J’ai constaté que vous avez une liberté de presse. Je parcours presque tous les journaux, Il y a des pro et de contre. Il y a des analyses qui se valent, qui se contredisent. Cela compte énormément parce que, c’est cela le rôle des médias. C’est également important pour nous les diplomates parce que ces différents avis nous aident à comprendre ce qui se passe surtout en cette année électorale. Le diplomate a saisi cette occasion pour souhaiter une bonne réussite au processus électoral en RDC.

Pour ce qui est du déplacement du Roi Mohammed VI à Brazzaville, il a salué cette présence car le Souverain y était en tant que invité d’honneur.  » C’est un projet qui est porteur, et qui va servir grandement les intérêts socio-économiques et culturels de toute la région. Sa présence témoigne de l’intérêt que sa Majesté porte à l’Afrique  » Il est toujours présent.

Concernant la rupture des relations avec l’Iran, l’ambassadeur du Maroc en RDC a vivement regretté  » ce n’est pas dans nos habitudes de rompre avec d’autres pays. Mais quand il s’agit de l’intégrité territoriale, c’est une ligne rouge à ne pas dépasser. Tout un pays ne peut permettre de passer outre mesure la ligne rouge « .

[Mathy MUSAU, Dina BUHAKE]

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