samedi , 19 octobre 2019
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Centrafrique : Attaques contre l’église de Fatima et la mosquée de Lakounga

Les membres du G5 (Nations Unies, Union africaine, CEEAC, Union européenne, France et États-Unis) condamnent sans réserve les attaques contre l’église de Fatima et la mosquée de Lakounga ainsi que les violences qui ont secoué aujourd’hui la ville de Bangui. Nous déplorons la mort des victimes et souhaitons un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés dans les actes criminels de ce jour. Nous offrons nos plus sincères condoléances à leurs familles et à tous ceux qui ont été victimes des troubles qui ont suivi l’incident.

Ces actes criminels constituent une attaque aux efforts en cours sous le leadership du Gouvernement centrafricain pour ramener la paix et la sécurité et promouvoir la stabilisation et le développement de la RCA.

La manipulation de la religion pour servir les intérêts de groupes criminels est inacceptable. Nous invitons tous les Centrafricains à faire preuve de modération et résilience et à résister aux manipulations qui veulent faire retomber le pays dans le piège de la violence et de la vengeance – ce que les criminels qui ont perpétré cet acte espèrent provoquer. Cela doit cesser.

Nous condamnons sans réserve toute tentative de replonger le pays en arrière et nous nous tenons aux côtés des autorités et de tous les Centrafricains qui n’ont qu’une seule aspiration: la paix.

Les G5 réaffirment leur plein soutien au Gouvernement centrafricain et à la Minusca dans les efforts qu’ils mènent sans relâche pour rétablir la sécurité et l’autorité de l’Etat, promouvoir le respect de la loi et amener les responsables d’actes criminels devant la justice.

Nous restons engagés aux cotés  du peuple et des autorités centrafricaines pour soutenir le dialogue, la réconciliation nationale et la cohésion sociale et pour rétablir la sécurité, la justice et l’Etat de droit.

Nous réitérons notre plein soutien à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique et invitons tous les centrafricains à s’engager davantage en faveur du dialogue, seule voie pour atteindre l’objectif d’une paix durable.

La MINUSCA appelle la population de Bangui au calme

Ce mardi 1er mai 2018, des échanges de tirs intenses ont été enregistrés en fin de matinée à Fatima, dans le 3e arrondissement de Bangui, entre les forces de sécurité intérieure et des éléments armés du groupe criminel du dénommé “Force”. Ces derniers auraient ouvert le feu après l’arrestation d’un des leurs par les forces de sécurité intérieure.

Conformément à son mandat, la MINUSCA a immédiatement déployé des patrouilles renforcées afin de sécuriser des points névralgiques de Bangui, en étroite collaboration avec les forces de sécurité intérieure. Les responsables de la MINUSCA sont par ailleurs en contact permanent avec les autorités centrafricaines.

La MINUSCA condamne les attaques de ce jour contre les populations civiles ainsi que sur les bâtiments religieux et de culte, soulignant que cela va à l’encontre des lois nationales et internationales. La Mission regrette en particulier les pertes en vie de civils innocents dans certains quartiers de Bangui et appelle la population de la capitale et du pays en général, à éviter toute escalade sur des bases confessionnelles.

La MINUSCA rappelle que nul en dehors de l’Etat ne jouit d’aucune légitimité pour faire justice et que tout acte contraire, comme celui de ce matin dans le 3e arrondissement est illégal et que les commanditaires ainsi que les auteurs de tels actes en seront tenus responsables.

La MINUSCA dénonce également les actes hostiles perpértrés par des individus dans certaines parties de la capitale centrafricaine, ciblant injustement le personnel et les véhicules des Nations Unies. La Mission souligne que ces actes inaceptables sont de nature à servir ceux qui n’ont pas renoncé aux tentatives de destabilisation des institutions.

La MINUSCA rappelle que quiconque s’en prend aux biens et propriétés des Nations Unies est passible de poursuites judiciaires.

Bangui, le 1er mai 2018

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA

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