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SADC Luanda Sommet April 2018
SADC Luanda Sommet April 2018

La SADC prétend vouloir imposer « le respect de la constitution en RDC »

Dernière mise à jour, le 1 mai 2018 à 12:41

Plusieurs Congolais, dans leur naïveté morbide, croyaient déjà voir en cette double Troïka de la SADC composée de l’Afrique du Sud, du Swaziland, de la Namibie, de l’Angola, de la Tanzanie, et de la Zambie, un nouveau Messie pour mettre fin à leur esclavage. Alors que la SADC joue seulement son rôle de proxys des pays occidentaux qui continuent de considérer la RDC comme étant toujours leur « propriété commune » décrétée depuis les années 1885. La visite du président angolais Joao Lourenço à Washington juste avant la tenue de ce sommet n’a certes pas retenue l’attention des acteurs de la classe politique congolaise. Mais le peuple souverain de la République Démocratique du Congo doit, lui, comprendre à travers ce qui se passe au sein de la SADC que la gestion de son pays lui a été définitivement retirée. La SADC qui a reçu mission d’exécuter le plan conçu en occident pour « sortir la RDC de la crise politique », peut désormais entrer avec son armée à Kinshasa à tout moment pour y imposer, s’il le faut, une marionnette choisie (ou maintenue) par les «décideurs » occidentaux. Mais cette marionnette doit de préférence être un étranger pour mieux garantir la continuité du pillage des richesses du grand Congo en toute impunité.

Après moult déclarations tapageuses et des sévères mises en garde des chefs d’Etats africains adressées à «Joseph Kabila», le communiqué sanctionnant les travaux de ce sommet de la double Troïka de la SADC qui s’est tenu à Luanda en Angola ce 24 avril 2018 a plutôt accouché d’une souris. En effet, dans ce communiqué que nous vous reproduisons en annexe, il est clairement stipulé au point 12 que « Le Sommet a pris note des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord politique de décembre 2016 et dans le respect du calendrier établi pour les élections se tenant le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo». Et au point 13 du dit communiqué, les chefs d’Etat déclarent : «le Sommet a invité  tous les acteurs politiques en République Démocratique du Congo de rester attachés  à la mise en œuvre du calendrier électoral en vue de maintien d’un climat propice pour la tenue des élections pacifiques et crédibles(ndlr : c’est nous qui soulignons)». Et enfin, le communiqué conclut au point 14 en ces termes : « le Sommet a pris note des progrès remarquables réalisés en République Démocratique du Congo. À cet effet, il est revenu sur la décision qu’il va dépêcher en République Démocratique du Congo, Son Excellence Hifekepunye Lucas Pohamba,  l’ancien président Namibien pour  servir d’Envoyé spécial de la SADC en République démocratique du Congo.» Rideau ! Circulez ! Il n’y a plus rien à regarder !

Plusieurs Congolais, dans leur naïveté morbide, croyaient déjà voir en cette double Troïka de la SADC composée de l’Afrique du Sud, du Swaziland, de la Namibie, de l’Angola, de la Tanzanie, et de la Zambie, un nouveau Messie pour mettre fin à leur esclavage. Alors que la SADC joue seulement son rôle de proxys des pays occidentaux qui continuent de considérer la RDC comme étant toujours leur «propriété commune» décrétée depuis les années 1885. La visite du président angolais Joao Lourenço à Washington juste avant la tenue de ce sommet n’a certes pas retenue l’attention des acteurs de la classe politique congolaise. Mais le peuple souverain de la République Démocratique du Congo doit, lui, comprendre à travers ce qui se passe au sein de la SADC que la gestion de son pays lui a été définitivement retirée. La SADC qui a reçu mission d’exécuter le plan conçu en occident pour «sortir la RDC de la crise politique », peut désormais entrer avec son armée à Kinshasa à tout moment pour y imposer, s’il le faut, une marionnette choisie (ou maintenue) par les «décideurs» occidentaux. Mais cette marionnette doit de préférence être un étranger pour mieux garantir la continuité du pillage des richesses du grand Congo en toute impunité.

Il suffit qu’avant l’échéance du 23 décembre 2018 «Kabila» face amende honorable et offre de nouveau à ses mentors et complices occidentaux d’hier les nouvelles garanties pour leurs intérêts qu’il a bradés avec les chinois, les iraniens, les nord-coréens et d’autres, pour qu’ils révisent toutes les mesures draconiennes qu’ils brandissent aujourd’hui contre lui en guise de simples épouvantails.

Le peuple congolais ne devrait pas perdre de vue que parmi les membres de la Troïka actuelle de la SADC qui prétendent vouloir imposer «le respect de la constitution en RDC», figurent des pays qui ont fait partie de la coalition des 7 pays africains recrutés par l’administration américaine de Bill Clinton en 1996 pour agresser le Zaïre (en violation de la constitution approuvée par l’ONU) et favoriser l’invasion rwandaise incarnée aujourd’hui par le même régime «Kabila». Pour la SADC, l’occupation de la RDC ne constitue guère sa préoccupation. C’est le maintien d’un régime politique fantoche qui ne permet plus aux Congolais de disposer de leur terre et de leurs richesses qui demeure l’objectif principal de la vaste coalition des vautours et des rapaces qui flânent sur le ciel congolais.

Le “ cadeau ” de Félix Tshisekedi à ” Joseph Kabila ” pour entuber les chefs d’Etat de la SADC à Luanda

Revenons sur une des questions que nous avons déjà posée plus haut et qui taraude tout bon observateur : quel préalable «Kabila» a-t-il accompli pour que les chefs d’Etat africains de la Troïka qui avaient naguère proféré des menaces et des mises en garde contre lui changent brusquement de discours et d’attitude? Quelles sont les mesures idoines que «Joseph Kabila» a prises en RDC entre les menaces proférées contre lui par ses homologues de la SADC il y a à peine deux semaines et la tenue du sommet à Luanda ce 24 avril, pour que ces mêmes chefs d’Etat changent brusquement de langage et déclarent que «le Sommet a pris note des progrès remarquables réalisés en République Démocratique du Congo » ? Que s’est-il passé exactement entre les deux temps ?

La réponse à cette question vient du deal secret que nous avons dénoncé dans nos précédents articles entre « Joseph Kabila » et Félix Tshisekedi. D’aucuns se rappelleront que lors de la dernière rencontre des présidents angolais Joao Lourenço et congolais Denis Sassou Nguesso avec «Joseph Kabila» à Kinshasa, le président angolais lui avait fermement transmis trois préalables qu’il devait absolument remplir avant le sommet de la SADC prévu, en ce moment-là, les 18 et 19 avril à Luanda. Il s’agissait des préalables suivants : primo, l’organisation des élections à l’échéance prévue, secundo, la décrispation politique et la libération des activités politiques et tertio, le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi pour son inhumation à Kinshasa. Face à la fermeté du message, « Kabila » n’avait comme autre recours que le fils d’Etienne Tshisekedi avec lequel il a immédiatement engagé des négociations secrètes pour desserrer l’étau autour de lui.

Quand « Kabila » est coincé, il applique toujours la stratégie du roseau : il plie, mais il ne casse pas ! C’est pour cette raison que « Kabila » a sollicité et obtenu le report du sommet de la SADC du 18 au 24 avril, le temps de dérocher un accord avec le président de l’UDPS qui constituait pour lui sa seule bouée de sauvetage ! Et comme tout le monde sait, un accord a été signé avec l’UDPS pour le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi, et le même jour que « Kabila » arrivait à Luanda, l’UDPS tenait son meeting à Kinshasa le 24 avril 2018, faveur dont aucun autre parti politique n’a bénéficié en RDC depuis 2016 ! Ainsi, le fils d’Adrien Kanambe pouvait gaillardement débarquer à Luanda et fièrement présenter à Joao Lourenço devant ses pairs réunis les résultats des trois préalables exigés à Kinshasa! En effet, au même moment à Kinshasa, son complice, Félix Tshilombo, donnait au monde la preuve de la libération des activités politiques et abordait fièrement les thèmes de l’élection présidentielle et de… la décrispation politique. Voilà justement le merveilleux cadeau dont «Kabila » avait besoin pour se dédouaner auprès de la SADC !

D’aucuns croiront à tort à un acharnement de notre part lorsque nous scrutons méticuleusement les faits et gestes de nos politiciens qui se disent de l’opposition congolaise. Ils ont tout faux !

En effet, ces hommes et ses femmes qui se sont autoproclamés «opposants politiques» constituent plutôt le bâton dont se servent les occupants de la RDC et les bourreaux des congolais pour les frapper ! Au lieu de protéger notre peuple , ils sont plutôt devenus les complices et les associés de ces malfaiteurs. Ils sont devenus des vers qui rongent le fruit Congo de l’intérieur. Voilà pourquoi nous n’avons pas le droit de les épargner. Bien au contraire, nous invitons le peuple congolais à se débarrasser de leur joug trop pesant et écrasant ! Nous y reviendrons !

Paris, le 27 Avril 2018

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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