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RDC : Les victimes des marches du 31 décembre et du 21 janvier doivent être rétablis dans leurs droits

Dernière mise à jour, le 25 avril 2018 à 07:00

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), en collaboration avec le Centre pour la gouvernance (CEGO), plaident pour un procès juste et équitable en faveur des victimes des marchés pacifiques du 31 décembre 2017 et du 21 janvier dernier, organisées par le Comité laïc de Coordination (CLC). Selon le coordonateur national adjoint de la NSCC, Robert Kabakela, aucune suite n’est réservée, à ce jour, à la plainte déposée depuis 6 mars dernier au Parquet près la Cour constitutionnelle par le collectif d’avocats des victimes des événements du 31 décembre 2017 et du 21 janvier de cette année. Cette plainte, explique-t-il, a été formulée à la demande de 12 familles victimes. « Nous craignons qu’il y ait entorse à la procédure, car ce retard ne se justifie pas. C’est une atteinte aux droits des victimes. Nous demandons ainsi au pouvoir judiciaire de nous dire où est le problème. Nous avons de fortes craintes que les éléments de preuve matériels dont disposent les victimes puissent disparaître », a avancé le juriste.

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), en collaboration avec le Centre pour la gouvernance (CEGO), plaident pour un procès juste et équitable en faveur des victimes des marchés pacifiques du 31 décembre 2017 et du 21 janvier dernier, organisées par le Comité laïc de Coordination (CLC). Ce cri du cœur à l’endroit des autorités judiciaires a été formulé, hier mercredi 18 avril, au cours d’une conférence de presse co-animée avec le Collectif d’avocats des plaignants.

Selon le coordonateur national adjoint de la NSCC, Robert Kabakela, aucune suite n’est réservée, à ce jour, à la plainte déposée depuis 6 mars dernier au Parquet près la Cour constitutionnelle par le collectif d’avocats des victimes des événements du 31 décembre 2017 et du 21 janvier de cette année.

Cette plainte, explique-t-il, a été formulée à la demande de 12 familles victimes. A travers, cette procédure judiciaire, ces familles souhaitent que les vrais auteurs de ces actes odieux soient interpellés, jugés et condamnés pour avoir causé injustement du tort aux filles et fils du pays qui exerçaient, de manière pacifique, leurs droits les plus légitimes reconnus par les lois de la République.

Lutte contre l’impunité

Dans leur plaidoyer, la NSCC et le CEGO rappellent aux institutions judiciaires de la République leur rôle de garant de la lutte contre l’impunité. Elles estiment qu’au-delà de la réparation exigée, les poursuites des véritables auteurs intellectuels et matériels de ces atrocités doivent être engagées par les autorités judiciaires afin qu’ils soient sanctionnés, conformément à la loi.

« Craignant pour la sécurité physique des victimes ainsi que de leurs témoins, la NSCC et le CEGO exigent l’ouverture rapide de l’instruction et la prise des mesures de sécurité pour ces derniers par la justice et les autorités judiciaires », a plaidé Robert Kabakela.

Pour sa part, Me Nixon Kambale, membre du Collectif des avocats des victimes, rassure que tous les organes compétents ont été saisis au sujet de cette affaire. Il déplore, cependant, que rien ne soit fait jusque-là dans le sens de remettre le dossier entre les mains d’un magistrat instructeur en vue de l’ouverture de l’enquête, conformément à la procédure.

Des victimes crient justice

« Nous craignons qu’il y ait entorse à la procédure, car ce retard ne se justifie pas. C’est une atteinte aux droits des victimes. Nous demandons ainsi au pouvoir judiciaire de nous dire où est le problème. Nous avons de fortes craintes que les éléments de preuve matériels dont disposent les victimes puissent disparaître », a avancé le juriste.

Faisant confiance à la Justice congolaise, les victimes des marches pacifiques du 31 décembre et du 21 janvier, présentes à cette rencontre, demandent à être rétablis dans leurs droits. « J’ai innocemment été attaqué par les forces de l’ordre alors que je ne manifestais même pas. Ils m’ont tiré sur la jambe gauche. Je suis devenu inapte. Je ne sais plus travailler pour nourrir ma famille. Nous demandons que justice soit faite afin de punir tous les auteurs de ces actes », plaide Yannick, S., trente ans révolus.

Ce plaidoyer conjoint de la NSCC et du CEGO intervient après un travail de monitoring et d’identification des cas graves de violation des droits de l’homme accompli par ces deux plateformes de la société civile. 13 cas ont été jusque là recensés, a confié Robert Kabakela, tout en indiquant que les moyens sont en train d’être mobilisés pour enquêter sur la marche du 25 février dernier et poursuivre les investigations dans d’autres villes du pays. Orly-

[Darel NGIAMBUKULU]

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