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Tenue des élections : Kinshasa dans le collimateur de la communauté internationale

Dernière mise à jour, le 13 avril 2018 à 10:38

Kinshasa peut beau emboucher son discours souverainiste, mais il reste dans le collimateur de la communauté internationale, y compris des pays africains de la sous-région. La tenue effective des élections le 23 décembre 2018 est un rendez-vous auquel les dirigeants congolais ne peuvent se dérober, sous aucun prétexte. Pour cela, en plus de la diligence du peuple et de l’opposition congolaise, la communauté internationale et même les pays africains n’entendent aucunement transiger.

Après le rendez-vous manqué de décembre 2016 et décembre 2017, les élections doivent se tenir cette année. C’est un enjeu primordial pour la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo, mais surtout pour la paix tant dans le pays que dans la sous-région.

En mars dernier, le gouvernement congolais a annoncé son intention de financer par ses propres ressources les scrutins de décembre 2018. Très poliment, Kinshasa, au nom de sa souveraineté, a invité ses partenaires extérieurs à réorienter leurs éventuelles aides dans des projets de développement, dans la santé, l’éducation et les infrastructures. Dont acte.

Il revient de droit aux dirigeants Congolais de subvenir à toutes les missions régaliennes et de tenir leur promesse, en finassant effectivement les prochaines élections de manière à favoriser cette fois-ci l’alternance démocratique pacifique. Ce qui sera une première depuis que la RDC a accédé à la souveraineté nationale et internationale.

Luanda vient justement de prendre aux mots les dirigeants congolais. Ils ont bel et bien le droit de financer leurs propres élections par leurs ressources nationales. Cependant, ni Luanda, ni le reste de la communauté internationale ne veut entendre des prétextes pour la non tenue de ces scrutins.

Puissance militaire et économique de la région et en Afrique, l’Angola qui a signé au premier trimestre un accord militaire avec le Pentagone, a reçu mission de s’investir dans la pacification de la sous-région des Grands lacs, particulièrement de la RDC et du Soudan du Sud.

Visiblement, Luanda est en train de marquer le terrain. Autant dire que les dirigeants angolais surveillent de près le processus électoral congolais autant que l’ONU et l’Occident.

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