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Élections : Luanda met en garde Kinshasa

Dernière mise à jour, le 13 avril 2018 à 10:39

Tout récemment, le ministre des Affaires étrangères angolais, Manuel Augusto, qui coprésidait fin mars le sommet entre la SADC et l’Union européenne, a mis en garde Kinshasa. « Pas question de justifier un report des scrutins par manque de financement », clame-t-on dans la capitale angolaise. Mais le ministre angolais des Affaires étrangères qui coprésidait cette réunion en tant que président de l’organe de sécurité de la SADC a pris les devants, en rappelant qu’il était « important de noter que les autorités congolaises avaient annoncé elles-mêmes qu’elles étaient préparées à financer seules ces scrutins ». Et d’ajouter : « Toute aide est bienvenue, mais ces élections, selon les propos des autorités congolaises, ne dépendent pas d’un financement extérieur. C’est important. Donc ce ne sera pas une contrainte et nous espérons que ce ne sera pas un prétexte pour faire dérailler le processus. » Dans la conférence de presse qui a suivi cette déclaration, interrogé sur le fait de savoir si l’UE et la SADC désiraient que Joseph Kabila annonce clairement son intention de ne pas se présenter au prochain scrutin, le ministre Augusto a sobrement répondu : « ce que veut la communauté internationale et ce que demande le peuple congolais, c’est le respect de la Constitution. Si on est attentif au respect de cette Constitution, cela signifie que si elle prévoit deux mandats, elle prévoit deux mandats. Point », avant de poursuivre en insistant sur le fait que la communauté internationale supporterait le processus électoral si tout se déroule comme prévu.

La SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), à travers sa structure politique, défense et sécurité ainsi que la CIRGL (Conférence internationale de la région des Grands Lacs) projettent de se réunir le 18 avril prochain à Luanda autour du processus électoral et la sécurité en République démocratique du Congo. Principal concerné de cette rencontre, la RDC a reçu à cet effet une invitation spéciale du secrétaire exécutif de la SADC.

Président en exercice de la Cirgl, l’Angola suit de très près la situation de crise qui sévit en RDC, à huit mois des élections de décembre 2018. Tout récemment, le gouvernement angolais a levé le ton en indiquant que l’Angola n’accepterait aucun report des élections à la date prévue par la Céni, soit le 23 décembre 2018. Y a-t-il quelque chose qui se trame au sein de la SADC et la CIRGL, visant principalement la RDC ? Difficile à dire.

Toujours est-il que l’Angola, première puissance militaire et économique de l’Afrique centrale, s’est investi à fond dans le dossier congolais. Entre Gaborone, siège de la SADC, et Luanda, il y a une dynamique qui se met en place pour trouver une issue à la crise congolaise.

Tout récemment, le ministre des Affaires étrangères angolais, Manuel Augusto, qui coprésidait fin mars le sommet entre la SADC et l’Union européenne, a mis en garde Kinshasa. « Pas question de justifier un report des scrutins par manque de financement », clame-t-on dans la capitale angolaise.

Mais le ministre angolais des Affaires étrangères qui coprésidait cette réunion en tant que président de l’organe de sécurité de la SADC a pris les devants, en rappelant qu’il était « important de noter que les autorités congolaises avaient annoncé elles-mêmes qu’elles étaient préparées à financer seules ces scrutins ». Et d’ajouter : « Toute aide est bienvenue, mais ces élections, selon les propos des autorités congolaises, ne dépendent pas d’un financement extérieur. C’est important. Donc ce ne sera pas une contrainte et nous espérons que ce ne sera pas un prétexte pour faire dérailler le processus. »

Dans la conférence de presse qui a suivi cette déclaration, interrogé sur le fait de savoir si l’UE et la SADC désiraient que Joseph Kabila annonce clairement son intention de ne pas se présenter au prochain scrutin, le ministre Augusto a sobrement répondu : « ce que veut la communauté internationale et ce que demande le peuple congolais, c’est le respect de la Constitution. Si on est attentif au respect de cette Constitution, cela signifie que si elle prévoit deux mandats, elle prévoit deux mandats. Point », avant de poursuivre en insistant sur le fait que la communauté internationale supporterait le processus électoral si tout se déroule comme prévu.

Au moment où l’incertitude gagne l’opinion publique sur la tenue effective d’élections en décembre de cette année, le sondage BERCI-Congo Research Group (CRG), réalisé en janvier et février de cette année, a révélé que l’homme politique le plus susceptible de remporter la présidentielle était le leader de l’opposition, Moïse Katumbi, avec 24% des voix. Katumbi vit cependant en exil à cause de charges juridiques – que la plupart des observateurs croient forgées de toutes pièces – que le gouvernement a fait peser sur lui.

Le sondage du BERCI et du (CRG) de l’Université de New York a également révélé que 74% des Congolais pensent que Kabila devrait démissionner avant la tenue des élections et 69% pensent qu’il devrait maintenant déclarer explicitement qu’il ne sera pas candidat aux élections de cette année.

[LP]

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