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A woman testing machine a voter in DRC.
A woman testing machine a voter in DRC.

RDC : La machine à voter devient un problème pour la CENI

Dernière mise à jour, le 9 avril 2018 à 05:51

Machine à voter, la Corée du Sud – pays où sont fabriquées lesdites machines – décline toute responsabilité vis-à-vis de cette technologie en expérimentation en RDC. Autour de cette machine donc, le nombre de doutes et de refus se multiplie. Outre l’Opposition congolaise qui la rejette de bout en bout et la Cenco qui souhaite une contre expertise, d’autres critiques se sont ajoutées, émettant des réserves sur l’usage de cette machine à voter que nul autre pays n’a utilisé avant le Congo. Après les États-Unis, l’Union européenne, c’est maintenant le pays de fabrication de cette technologie qui retire sa confiance à l’option de la Céni. La République de Corée du Sud se dit « ne pas être responsable » de tout désagrément qui adviendrait de l’utilisation de la machine à voter fournie par une firme privée, fut-elle de droit coréen. C’est un désaveu de taille qui jette un énorme discrédit sur la Céni et sur le processus électoral tout entier.

La machine à voter fait encore parler d’elle. Cette fois-ci, en mal. Alors que la Céni démarre sa campagne de sensibilisation pour convaincre les électeurs à travers le pays, un cinglant désaveu vient de tomber, remettant tout en cause.

En effet, la Corée du Sud – pays où sont fabriquées lesdites machines – décline toute responsabilité vis-à-vis de cette technologie en expérimentation en RDC.

Autour de cette machine donc, le nombre de doutes et de refus se multiplie. Outre l’Opposition congolaise qui la rejette de bout en bout et la Cenco qui souhaite une contre expertise, d’autres critiques se sont ajoutées, émettant des réserves sur l’usage de cette machine à voter que nul autre pays n’a utilisé avant le Congo. Après les États-Unis, l’Union européenne, c’est maintenant le pays de fabrication de cette technologie qui retire sa confiance à l’option de la Céni. La République de Corée du Sud se dit « ne pas être responsable » de tout désagrément qui adviendrait de l’utilisation de la machine à voter fournie par une firme privée, fut-elle de droit coréen. C’est un désaveu de taille qui jette un énorme discrédit sur la Céni et sur le processus électoral tout entier.

Combien de voix doivent encore s’élever pour que la Céni entende ? Quelle preuve faudra-t-on encore apporter afin de faire reculer les ardeurs et l’obstination de la Centrale électorale à faire usage de « sa » machine à voter ? Ou, en termes simples, pourquoi la Céni tient-elle, mordicus, à faire usage de cette technologie coréenne alors même que tout le monde la rejette, y compris son pays d’origine ? Autant d’interrogations qui méritent un approfondissement avant que l’usage de la machine à voter ne plonge le pays dans un chaos postélectoral.

À ce jour, il n’y a que la Céni qui croit en sa trouvaille, appuyée étonnamment par la Majorité au pouvoir. Or, les esprits avisés le savent : lorsque le pouvoir de Kinshasa appuie une décision, il faut fouiller s’il n’y a pas une anguille sous roche.

Finalement, cette machine devient plus un problème pour la Céni qu’une solution, comme elle prétend l’expliquer à qui veut l’entendre. Chaque jour qui passe, un nouveau doute s’ajoute à ceux existants. Un mauvais signe.

[le Potentiel]

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