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RDC : Génocide planifié pour exterminer les populations congolaises

Dernière mise à jour, le 10 avril 2018 à 10:50

(…) nous tenons à préciser que ce drame humanitaire n’est pas un accident de l’histoire, il fait partie du génocide bien planifié pour exterminer les populations congolaises par les forces d’occupation au pouvoir en RDC, en vue de faire la place aux populations allogènes en provenance du Rwanda, de l’Ouganda et du Soudan. Ce constat malheureux a déjà été fait par le Nonce apostolique du Vatican en RDC Mgr Luis Mariano Montemayor après son séjour à l’Est de la RDC. Et c’est cela qui explique l’attitude insolite de « Joseph Kabila » qui s’oppose à ce qu’une aide extérieure vienne stopper leur plan d’extermination des différentes couches de la population congolaise par millions.

Conférence des donateurs pour la RDC / Genève : Mémorandum de l’APARECO adressé a la communauté internationale concernant la collecte de fonds pour une aide humanitaire a la République Démocratique du Congo (RDC)

Ce drame humanitaire (…) fait partie du génocide bien planifié pour exterminer les populations congolaises par les forces d’occupation au pouvoir en RDC” H.N.

A L’ATTENTION DE :

  • Mr Antonio Guterres Secrétaire Général de l’ONU
  • Mr Jean-Claude Juncker Président de la Commission européenne ;
  • Mr Moussa Faki Mahamat Président de la Commission de l’Union Africaine
  • Mr Stylianides Commissaire européen à l’Aide humanitaire ;

Messieurs,

Au nom de l’Alliance des Patriotes pour le Refondation du Congo (APARECO), plateforme politique congolaise qui lutte contre le régime d’occupation et de prédation en République démocratique du Congo et en mon nom propre, nous tenons à vous remercier pour l’attention soutenue que vous portez à la détresse du peuple congolais et à la recherche des voies et moyens pour lever des fonds et soulager, tant que faire se peut, la souffrance de notre peuple.

Nous apprécions à sa juste valeur la pertinence de cette démarche à cause de son urgence. Car le rapport mondial du Centre de suivi des déplacements internes publié en 2017 indique que la RDC compte le plus grand nombre de personnes déplacées internes au monde.

En fin 2017, 3,7 millions de déplacés avaient été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 2 millions rien que dans les Kasaï et dans le Tanganyika. Actuellement, leur nombre est estimé à plus de 4 millions.

Par ailleurs, M. Lowcock, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires à l’ONU, après son séjour du 11 au 14 mars dernier en RDC a déclaré qu’«à chaque heure de chaque jour, 50 familles ont été contraintes de fuir leurs maisons en RDC. Notre plan vise à aider 10,5 millions de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire dont 4,6 millions d’enfants qui sont sévèrement malnutris».

De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies, dans son communiqué, a alerté le monde que la crise humanitaire en RDC s’aggrave et atteint des « niveaux catastrophiques dans certaines parties du pays», c’est à dire le niveau 3 de crise humanitaire avec des millions de personnes affamées. Au moins 13,1 millions de Congolais ont besoin d’aide humanitaire, dont 7,7 millions de personnes en situation de grave insécurité alimentaire.

Enfin, selon le rapport de l’Unicef fin 2017, 400.000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère pourraient mourir en 2018 dans le Kasaï, s’ils ne sont pas assistés par des interventions sanitaires et nutritionnelles. Aussi, « chaque année 160 000 enfants en RDC meurent de causes liées à la malnutrition», estime l’Unicef.

Cependant, nous tenons à préciser que ce drame humanitaire n’est pas un accident de l’histoire, il fait partie du génocide bien planifié pour exterminer les populations congolaises par les forces d’occupation au pouvoir en RDC, en vue de faire la place aux populations allogènes en provenance du Rwanda, de l’Ouganda et du Soudan. Ce constat malheureux a déjà été fait par le Nonce apostolique du Vatican en RDC Mgr Luis Mariano Montemayor après son séjour à l’Est de la RDC. Et c’est cela qui explique l’attitude insolite de «Joseph Kabila» qui s’oppose à ce qu’une aide extérieure vienne stopper leur plan d’extermination des différentes couches de la population congolaise par millions.

Voilà pourquoi, Messieurs, l’APARECO tient à relever à votre intention que la question congolaise est fondamentalement sécuritaire et politique avant d’être sociale. Loin de nous donc l’intention de minimiser le drame humanitaire qui se déroule actuellement en République Démocratique du Congo. Mais nous estimons que ce drame social n’est qu’une conséquence directe d’un autre drame plus profond et plus nocif.

Il s’agit de l’occupation de la République Démocratique du Congo avec son lot de déplacement des populations autochtones par millions, l’assassinat de masse par millions, le pillage systématique des immenses richesses du pays par le régime politique en place, avec le soutien de certains pays voisins au détriment des populations congolaises, la privation des libertés fondamentales, les humiliations de toutes sortes… et j’en passe.

Il est donc temps pour que la communauté internationale prenne la vraie mesure des véritables causes premières du drame le plus cruel et le plus sanglant que vit le peuple congolais depuis plus de vingt ans. Il est temps que la communauté internationale prenne toutes les mesures idoines pour stopper l’escalade de ces fléaux qui déciment tout un peuple !

L’occupation de la République démocratique du Congo ne constitue donc pas une vue de l’esprit comme certaines voix le laissent cyniquement entendre au sein des institutions internationales. C’est pour cette raison que l’APARECO mène inlassablement depuis plus d’une décennie un combat d’avant-garde pour stopper ce projet international qui vise l’occupation de notre pays en vue de sa balkanisation programmée secrètement de longue date par certaines officines politiques et financières internationales.

Débloquer des fonds aujourd’hui pour soulager les souffrances du peuple congolais est une bonne chose en soi, mais cette opération ne résout pas la racine principale du mal. On voudrait en fait tenir le peuple congolais sous perfusion de la communauté internationale au lieu de le guérir des maux dont il souffre afin qu’il se nourrisse lui-même !

C’est un paradoxe inadmissible que la République démocratique du Congo, pays potentiellement estimé parmi les plus riche au monde, soit aujourd’hui classée au rang des pays où l’indice de pauvreté se situe à un seuil alarmant, alors que certains pays voisins de la RDC figurent parmi les grands exportateurs des minerais qu’ils ne produisent pas, mais qui proviennent du sous-sol congolais !

Bien plus, toute la communauté internationale sait pertinemment bien qu’au regard de son potentiel actuel, la République Démocratique du Congo n’a pas du tout besoin d’une aide extérieure pour subvenir au besoin de ses populations dans les domaines de la santé publique (hôpitaux, médecine, pharmacie, recherches biomédicales et préventions des pandémies), de l’éducation et formation des jeunes, de l’alimentation et hygiène de vie ainsi que de l’habitat… Et pourtant, la République démocratique du Congo est aujourd’hui un pays sinistré.

Voilà pourquoi l’APARECO interpelle aujourd’hui la communauté internationale et lui demande de ne pas se contenter de tenir le peuple congolais moribond sous perfusion d’une aide humanitaire temporaire et conjoncturelle qui apparaît comme une bouffée d’oxygène au régime sanguinaire d’occupation qui pille les richesses du peuple congolais et place des milliards de dollars dans des paradis fiscaux à travers le monde. Ces révélations ont été faites à partir des grandes capitales des pays occidentaux.

L’APARECO estime que grâce à la mission de l’ONU en RDC, mission la plus importante en effectif et la plus coûteuse depuis la création de cette organisation, la communauté internationale devrait tout faire pour aider d’abord le peuple congolais à se débarrasser, non seulement du régime d’occupation et de prédation mis en place en RDC et soutenu par les forces extérieures, mais aussi de toute présence militaire étrangère qui soutient ce régime. Et après que ces conditions idoines de souveraineté et de sécurité seront remplies, le peuple congolais pourra alors en toute souveraineté mettre sur pied des institutions réellement démocratiques.

Restant à votre entière disposition pour approfondir cet échange, nous vous prions de croire, Messieurs, à l’assurance de notre haute considération.

Paris, le 02 Avril 2018

Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba
Président national de l’APARECO

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