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Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dit Fatshi, président nationale de l'UDPS.
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dit Fatshi, président nationale de l'UDPS.

UDPS : Du père au fils. Quelle honte !

Dernière mise à jour, le 7 avril 2018 à 10:16

Pour FATSHI, la conquête du pouvoir figure parmi ses priorités.  » Je me sens suffisamment apte pour porter les espoirs des Congolaises et des Congolais, des combattantes et des combattants de l’UDPS. Aujourd’hui, mon programme est axé sur trois choses. La première, c’est l’unité. Tous ceux qui me connaissent savent combien je suis attaché à l’unité du parti. Le deuxième volet sera l’organisation. Je vais mettre l’accent sur la formation des cadres, des jeunes et des femmes du parti. Le troisième, c’est la conquête du pouvoir. Je pense que l’UDPS a passé 36 ans dans l’opposition. Je crois que nous sommes suffisamment aptes à prendre le pouvoir à l’issue des élections qui auront lieu cette année », a-t-il déclaré après la proclamation des résultats, le matin de samedi 31 mars. Avec Moïse Katumbi, Fatshi forme les deux têtes d’affiche d’opposants et candidats déjà déclarés à la présidentielle de 2018. Selon les observateurs, Fatshi est arrivé là où il est par de forcing de sa mère, Mama Marthe Kasalu Jibikila. De son vivant, Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, n’avait pas confiance en lui et ne le voyez pas comme un dirigeant charismatique. C’est un secret de polichinelle, conclus les mêmes sources. « Du père au fils. Quelle honte ! Il n’est pas charismatique… c’est ça le problème. Il ne deviendra jamais Président de la RDC… », ajoute certaine mauvaise langue à Kinshasa. Il faut qu’au prochain Congrès de l’UDPS le vote soit à bulletin secret, pour permettre que chacun vote en toute liberté et en conscience. Le vote à main levée comme à la Douma soviétique est révolu. Cela ne fait pas sérieux.

Sans surprise, le « Lionceau », autre sobriquet de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dit Fatshi, a été élu président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et investi candidat à la présidentielle de décembre 2018 par le Congrès extraordinaire du parti, tenu à Kinshasa du 30 au 31 mars dernier. A 54 ans, Félix Tshisekedi succède à feu son père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le mythique chef historique de l’UDPS.

Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi n’a pas la qualité d’une personnalité qui a le don de plaire, de s’imposer, dans la vie publique. En tant que président du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, il n’a pas pu mobiliser la population pour les manifestations. Et c’est ce qui a poussé le Comité laïc de coordination (CLC) à prendre le dessus. Selon les observateurs, Fatshi est arrivé là où il est par de forcing de sa mère, Mama Marthe Kasalu Jibikila. De son vivant, Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, n’avait pas confiance en lui et ne le voyez pas comme un dirigeant charismatique. C’est un secret de polichinelle, conclus les mêmes sources. « Du père au fils. Quelle honte ! Il n’est pas charismatique. C’est ça le problème. Il ne deviendra jamais Président de la RDC… », ajoute certaine mauvaise langue à Kinshasa.

Aussitôt élu, le tout nouveau président de l’UDPS a dévoilé les grands axes de son programme. Pour FATSHI, la conquête du pouvoir figure parmi ses priorités.

 » Je me sens suffisamment apte pour porter les espoirs des Congolaises et des Congolais, des combattantes et des combattants de l’UDPS. Aujourd’hui, mon programme est axé sur trois choses. La première, c’est l’unité. Tous ceux qui me connaissent savent combien je suis attaché à l’unité du parti. Le deuxième volet sera l’organisation. Je vais mettre l’accent sur la formation des cadres, des jeunes et des femmes du parti. Le troisième, c’est la conquête du pouvoir. Je pense que l’UDPS a passé 36 ans dans l’opposition. Je crois que nous sommes suffisamment aptes à prendre le pouvoir à l’issue des élections qui auront lieu cette année », a-t-il déclaré après la proclamation des résultats, le matin de samedi 31 mars.

Avec Moïse Katumbi, Fatshi forme les deux têtes d’affiche d’opposants et candidats déjà déclarés à la présidentielle de 2018. La brillante élection de Félix n’a pas échappé à Katumbi qui l’a saluée sur Twitter le même samedi. « Félicitations pour ce congrès réussi. Ta brillante élection à la tête de l’UDPS va renforcer l’unité de l’opposition. Ensemble, nous serons plus forts pour obtenir de vraies élections cette année et en finir pour de bon avec cette dictature ! ».

 » Merci beaucoup cher frère Moïse. Un grand défi nous attend, j’en suis conscient. Et notre unité, qui donne le tournis à beaucoup de gens, sera la clé de voûte de cette victoire qui est certaine. Ensemble nous sommes, ensemble nous demeurerons « , a répondu M. Tshisekedi sur Twitter.

Outre Katumbi, l’élection de Fatshi a été saluée par les grandes figures de l’opposition comme François Muamba, Eve Bazaiba, Freddy Matungulu, Delly Sesanga… « Félicitations à Fatshi élu président et candidat UDPS à l’élection présidentielle. Etape majeure vers la victoire qui postule une offre d’alternance politique partagée avec le peuple autour de 3 mots clés : vision programme-leadership. Yes we can », a twitté justement François Muamba.

Fils d’Etienne Tshisekedi, Fatshi a la lourde tâche de conduire l’héritage de son père à la magistrature suprême. L’UDPS avait boycotté la présidentielle de 2006, mais avait concouru en 2011 où elle avait réussi à placer Etienne Tshisekedi en deuxième position, à l’issue des élections dont elle avait contesté les résultats.

Fatshi est parti du président cellulaire de l’UDPS Leuven en Belgique (1993 à 1996) alors âgé de 30 ans, pour accéder à 54 ans, à la présidence de la première force de l’opposition. En 2011, il est élu député national à Mbuji-Mayi, fief imprenable de son père. Félix ne siègera pas à l’hémicycle, suivant le mot d’ordre du parti. De 2008 à 2016, il est nommé Secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS. Poste qu’il conservera jusqu’en août 2016 avant d’être désigné Secrétaire Général adjoint en charge des questions politiques.

Après la mort de son père, en février 2017, et à la faveur de la réorganisation du Rassemblement de l’Opposition, Félix-Tshisekedi sera porté à la tête de ce regroupement d’opposants en mars 2017. Voici qu’une année plus tard, il est élu président, en remplacement de son père.

« Il faudra que lors du prochain congrès de l’UDPS, que le vote soit à bulletin secret. Il faudra que chacun vote en toute liberté et en conscience. Le vote à main levée comme à la Douma soviétique est révolu. Cela ne fait pas sérieux. » A martelé sous couvert d’anonymat un congressiste de cette organisation politique.

Un rôle de premier plan

L’histoire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) ne peut se dissocier de l’évocation du combat de la démocratie et de l’État de droit en République démocratique du Congo. Grâce à ce parti, le Zaïre a organisé la Conférence nationale souveraine (CNS), malgré ses péripéties.

Plusieurs exilés politiques ont regagné le pays pour mener la lutte ensemble…Grâce à ce parti, beaucoup d’autres formations politiques ont vu le jour, avec un seul objectif : libérer le pays du carcan de Mobutu… Voilà le prestige de la gloire pour cette formation politique fille-ainée de l’Opposition rd-congolaise. Des 13 parlementaires à qui se sont ajoutés d’autres parlementaires signataires de l’acte constitutif de l’Udps vers les années 80, la caractéristique commune, c’est le courage et l’abnégation face aux arrestations, humiliations, relégations, etc., le prix pour le traçage de la voie de la démocratie au Congo-Zaïre. Toute une histoire qui ne pourra jamais s’effacer !

C’est ce prestige qui devra motiver l’Udps à jouer résolument un rôle de premier plan dans la sphère politique nationale et cela contre vents et marrées. C’est cela le rôle qui va permettre effectivement au peuple de gouverner, en lieu et place des hommes forts, le rôle qui va permettre à la justice d’être apolitique, le rôle qui va permettre à la République de se donner les moyens nécessaires pour répondre aux demandes des citoyens… Ce parti historique, fondé à l’époque de la dictature de Mobutu, doit ainsi s’adapter à l’évolution pour asseoir une démocratie forte où la gouvernance devra s’appuyer sur la vigoureuse participation des citoyens. C’est cela le traçage de la nouvelle histoire, après celle tracée par le sphinx Étienne Tshisekedi.

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