dimanche , 20 octobre 2019
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RDC : Plus rien ne peut empêcher la tenue des élections

Henri Mova Sakanyi, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, a officiellement déposé lundi 26 mars à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la liste actualisée des partis et regroupements politiques légalement reconnus en République Démocratique Congo (RDC). La liste remise à Corneille Nangaa, Président de la Centrale électorale, reprend sans équivoque, les noms de plus de 600 Partis et Regroupements politiques devant participer aux élections notoirement fixées au 23 décembre prochain. Profitant de sa présence dans les installations de la CENI, Henri Mova Sakanyi et toute sa délégation ont eu droit à une visite guidée de la salle abbé Apollinaire Malumalu. Ce local a la particularité de servir de cadre au contrôle de 200 machines à voter, récemment réceptionnées par la Centrale électorale. Par la suite, l’hôte de la CENI s’est rendu dans la salle du Centre National de Traitement (CNT), où s’effectuent les opérations de traitement qualitatif du Fichier électoral.

Une etape decisive franchie

Au-delà de son côté conformiste, le geste du Gouvernement central, via son VPM en charge de l’Intérieur et sécurité, procède du respect de l’échéancier de la CENI, rendu public depuis le 5 novembre dernier. Le dépôt hier à La CENI, des listes (exhaustives ?) des partis et regroupements politiques légalement reconnus en RD Congo, est intervenu en l’espace de cinq jours seulement, après que le CNSA a publié son Rapport sur le dédoublement des partis politiques. D’ores et déjà, des observateurs classent cet acte sur la liste des signaux forts que le Gouvernement congolais envoie à ceux qui doutent de la tenue effective des scrutins dans les délais prévus.

A la CENI, chaque acte posé dans le sens de faire avancer le processus électoral compte. Etant donné que le processus en lui-même, jusqu’à la tenue effective des élections est un système, l’apport de chaque partenaire est important. Car, le dysfonctionnement à quelque niveau du processus pourrait entrainer celui de tout l’ensemble. Moralité, chaque partenaire devra désormais veiller à l’accomplissement de ce qui lui revient. Au Gouvernement, les moyens et la sécurisation du processus, au Parlement, l’arsenal juridique requis. Sur ce point précis, il s’avère que les deux chambres du pouvoir législatif semblent être au pas. Après adoption de la loi électorale en décembre dernier, la Ceni attend du Parlement, la loi sur la répartition des sièges. Au siège de l’ex-Banque du peuple, cette loi est attendue au plus tard mai prochain, s’il faut se fier au calendrier électoral global publié depuis bientôt cinq mois.

Une fois que les finances, la logistique et la loi attendues sont réunies, c’est alors que la Commission électorale nationale indépendante sera en mesure d’amener les Congolais aux urnes. Contrairement aux différents partenaires qui ont l’obligation des moyens, la Ceni, elle, a celle des résultats. Et pour le coup, l’aboutissement du processus est l’organisation effective du scrutin.

A neuf mois du scrutin, le bilan est plutôt encourageant. Le processus avance à grand pas. Hier à la Ceni, Henri Mova n’a pas caché son optimisme.  » Les élections auront bel et bien lieu à la date fixée. Plus rien ne peut en obstruer l’occurrence « , dit-il dans un style raffiné. Alors, aux différents partis et regroupements politiques d’affûter leurs armes pour cet ultime combat pour la conquête démocratique du pouvoir. Le temps semble ne plus prêter ni aux prétextes ni aux manœuvres politiciennes de quelque nature que ce soit, susceptible de différer (pour une troisième fois ?), la tenue des élections en décembre prochain.

[Laurel KANKOLE]

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