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Vladimir Poutine fête sa victoire attendue à la présidentielle, le 18 mars 2018 à Moscou
Vladimir Poutine fête sa victoire attendue à la présidentielle, le 18 mars 2018 à Moscou.

Poutine, prendra-t-il sa retraite en 2024 ?

Dernière mise à jour, le 20 mars 2018 à 04:05

Avec un score dépassant 76%, il est conforté comme l’homme incontournable de son pays, qu’il a replacé au premier rang sur la scène internationale au prix d’un climat de Guerre froide. Alimentée par le conflit syrien, la crise ukrainienne ou les accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump, la confrontation Est-Ouest s’est encore accentuée depuis que Londres accuse Moscou d’avoir empoisonné un ex-espion russe au Royaume-Uni, ce que Vladimir Poutine a qualifié dimanche de « grand n’importe quoi ». En 2024, au terme de son quatrième mandat, Vladimir Poutine aura dirigé la Russie pendant un quart de siècle et sera septuagénaire. Prendra-t-il sa retraite ? Cherchera-t-il à rester au pouvoir ? Sauf réforme constitutionnelle, Vladimir Poutine ne pourra pas être à nouveau candidat en 2024: la Constitution russe interdit de briguer plus de deux mandats consécutifs. En 2024, il fêtera ses 72 ans et pourrait alors décider de quitter le Kremlin après 24 ans au pouvoir. Electeurs transportés par autocars entiers par la police, observateurs menacés, bourrages d’urnes: l’opposition et des ONG ont dénoncé des milliers d’irrégularités, visant surtout à augmenter la participation dimanche en Russie à un scrutin présidentiel sans suspense remporté par Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine a été réélu dimanche pour un quatrième mandat à la tête de la Russie, fort d’un score aux allures de raz de marée toutefois marqué par les accusations de fraude de l’opposition.

Avec un score dépassant 76% selon des résultats encore partiels, il est conforté comme l’homme incontournable de son pays, qu’il a replacé au premier rang sur la scène internationale au prix d’un climat de Guerre froide.

Alimentée par le conflit syrien, la crise ukrainienne ou les accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump, la confrontation Est-Ouest s’est encore accentuée depuis que Londres accuse Moscou d’avoir empoisonné un ex-espion russe au Royaume-Uni, ce que Vladimir Poutine a qualifié dimanche de « grand n’importe quoi ».

Après dépouillement de 90% des bulletins, le président russe a obtenu 76,4% des suffrages, bien plus que les 63,6% obtenus en 2012 et que tous les sondages de ces dernières semaines, selon la Commission électorale.

Il devance le candidat du Parti communiste Pavel Groudinine, qui ne récolterait que 12% des voix, devant l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, autour de 6%, et la journaliste proche de l’opposition libérale, Ksénia Sobtchak (1,5%)

Devant des centaines de partisans réunis à deux pas du Kremlin, celui qui restera au pouvoir jusqu’en 2024, année où il fêtera ses 72 ans, a remercié les Russes et dit voir dans cette large victoire « la confiance et l’espoir de notre peuple ».

« Nous allons travailler tout aussi dur, d’une manière tout autant responsable et efficace », a-t-il ajouté, voyant dans sa victoire « la reconnaissance du fait que beaucoup de choses ont été faites dans des conditions très difficiles ».

Le taux de participation était de presque 60% à 15H00 GMT, selon la Commission électorale, présageant un chiffre définitif décevant par rapport à 2012 (65%) et aux efforts déployés par le Kremlin pour mobiliser des électeurs et mobiliser une élection dont l’issue ne faisait aucun doute.

L’opposition, et en premier lieu l’adversaire le plus acharné du pouvoir Alexeï Navalny, interdit de participation et qui avait appelé au boycott, ont accusé les autorités d’avoir gonflé le taux de participation grâce à de nombreuses fraudes, en bourrant les urnes ou en organisant le transport massif d’électeurs vers les bureaux de vote.

« La victoire de Poutine avec plus de 70% (des voix) a été décidée d’avance », a expliqué à la presse l’opposant, qui a prévenu qu’il continuerait à appeler à des manifestations, « seul moyen de mener une lutte politique en Russie ».

Après le vote, son coordinateur de campagne, Ivan Jdanov, a estimé que le boycott auquel il avait appelé « a eu du succès », et ce « en dépit de tout ce qu’ils ont fait », évaluant la participation à 55% à 17H00 GMT, fondée sur les données recueillies par les 33.000 observateurs envoyés par Navalny dans tout le pays.

L’ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections, a dressé sur son site internet une carte des fraudes faisant état de plus de 2.700 irrégularités, tels que bourrages d’urnes, votes multiples ou entraves au travail des observateurs.

La présidente de la Commission électorale, Ella Pamfilova, a estimé pour sa part que les irrégularités constatées « ont été relativement modestes », ajoutant que le scrutin avait été transparent.

Pas juste

« Il est déjà clair que l’élection n’était pas juste », a estimé le candidat du Parti communiste, Pavel Groudinine, cité par l’agence de presse Interfax.

En Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie il y a tout juste quatre ans, Vladimir Poutine a obtenu près de 92% des voix tandis que son score dépasse les 93% en Tchétchénie, république russe du Caucase tenue d’une main de fer par Ramzan Kadirov, selon des chiffres préliminaires.

Pour encourager les électeurs à participer au scrutin, les autorités ont mené des campagnes massives d’information et d’incitation, facilitant le vote hors du lieu de résidence mais aussi, selon des médias, en faisant pression sur les fonctionnaires ou les étudiants pour aller voter.

Des militants de l’opposition ont notamment fait état dimanche d’électeurs amenés en bus dans les bureaux de vote par la police ou de coupons de réduction pour des produits alimentaires distribués aux Russes se rendant aux urnes.

Vote bloqué en Ukraine

Si la campagne électorale a été atone, sa dernière semaine a été marquée par un regain de tension entre Moscou et les Occidentaux après l’empoisonnement en Angleterre de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille.

Quasiment muet sur cette affaire lors de la campagne électorale, le président russe a assuré, dans sa première conférence de presse après l’élection, qu’accuser la Russie était « du grand n’importe quoi » mais que Moscou est « prêt à coopérer » avec Londres à l’enquête.

Symboliquement, le scrutin se tenait quatre ans jour pour jour après la ratification du rattachement de la Crimée, à l’issue d’une opération militaire et d’un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux.

Plus de 1.200 bureaux de vote avaient ouvert en Crimée mais beaucoup de Tatars, une communauté musulmane qui s’est largement opposée à l’annexion, ne comptaient pas se rendre aux urnes.

En représailles à la tenue de la présidentielle en Crimée, Kiev a empêché le vote des Russes résidant en Ukraine. Des dizaines de policiers, ainsi que des militants nationalistes, ont bloqué dimanche l’accès aux consulats russes dans plusieurs grandes villes.

BORIS JOHNSON JUGE « PROBABLE » QUE VLADIMIR POUTINE AIT « ORDONNÉ » D’EMPOISONNER SKRIPAL

Accuser Moscou d’avoir empoisonné sur le sol britannique l’ex-espion russe Sergueï Skripal est « du grand n’importe quoi », a estimé dimanche le président Vladimir Poutine, assurant que la Russie avait « détruit toutes ses armes chimiques » et était « prête à coopérer » avec Londres.

« Que quelqu’un puisse penser qu’en Russie quelqu’un se permettrait de faire de telles choses juste avant l’élection et la Coupe du monde de football, c’est absurde, du grand n’importe quoi, cela n’a pas de sens », a déclaré M. Poutine devant la presse après sa victoire à la présidentielle.

« C’est tout simplement inimaginable », a-t-il renchéri.

C’est la première fois que le président russe s’exprime sur cette affaire depuis que Londres a mis en cause la Russie dans l’empoisonnement le 4 mars de Sergueï Skripal et sa fille Ioulia par un agent innervant à Salisbury, ville du sud de l’Angleterre.

« La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que s’il s’était agi d’un poison militaire, les gens seraient morts sur le coup. C’est évident », a assuré le président russe, qui a affirmé avoir été mis au courant de l’affaire par les médias.

« La deuxième chose, c’est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyen. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d’observateurs internationaux », a-t-il affirmé.

« Nous avons été les premiers à le faire, contrairement à certains de nos partenaires qui l’ont promis, mais qui doivent malheureusement encore tenir leurs promesses », a ajouté le président.

« Malgré les difficultés », la Russie est « prête à coopérer » et à « participer aux enquêtes nécessaires », a-t-il déclaré. « Pour cela, il faut que la partie d’en face (les Britanniques, ndlr) soit aussi intéressée. Pour l’instant, nous ne le voyons pas ».

L’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état critique, a pris ces dernières jours des allures de confrontation Est-Ouest.

La Première ministre Theresa May a déclaré la Russie « coupable » de cette attaque à l’agent innervant Novitchok et annoncé mercredi une série de sanctions contre Moscou, dont l’expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux.

En représailles, le Kremlin a répondu samedi par l’expulsion imminente de 23 diplomates britanniques et la cessation des activités en Russie du British Council, l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation.

Moscou a aussi annoncé samedi retirer « l’accord sur l’ouverture et le fonctionnement » du consulat britannique de Saint-Pétersbourg.

Ces mesures de représailles sont une réponse aux « accusations sans fondement concernant l’évènement du 4 mars à Salisbury », a précisé la diplomatie russe.

Vendredi, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson avait jugé « probable » que Vladimir Poutine ait « ordonné » d’empoisonner M. Skripal, des propos qualifiés de « choquants » et d' »impardonnables » par le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

LA CONSTITUTION RUSSE INTERDIT DE BRIGUER PLUS DE DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS

En 2024, au terme de son quatrième mandat, Vladimir Poutine aura dirigé la Russie pendant un quart de siècle et sera septuagénaire. Prendra-t-il sa retraite? Cherchera-t-il à rester au pouvoir?

Dans un pays qui n’a jamais connu d’alternance politique normale, la question de la fin de sa carrière et de la désignation d’un éventuel successeur ne s’est jamais autant posée qu’au début de ce quatrième mandat. Voici quelques scénarios possibles pour 2024.

Départ

Sauf réforme constitutionnelle, Vladimir Poutine ne pourra pas être à nouveau candidat en 2024: la Constitution russe interdit de briguer plus de deux mandats consécutifs.

En 2024, il fêtera ses 72 ans et pourrait alors décider de quitter le Kremlin après 24 ans au pouvoir.

Dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine NBC, Vladimir Poutine a dit avoir songé à un potentiel successeur dès 2000: « Cela ne fait pas de mal d’y penser mais en fin de compte, c’est le peuple russe qui décidera », a-t-il déclaré.

Mais pour l’instant, le président russe s’est bien gardé de donner la moindre indication sur la personne à qui il pense éventuellement pour prendre sa succession.

En 2008, Vladimir Poutine qui ne pouvait se représenter après deux mandats consécutifs, avait laissé sa place à son actuel Premier ministre Dmitri Medvedev, avant de revenir au Kremlin en 2012, ce qui ne fait pas pour autant de ce dernier un dauphin en puissance.

La vie politique russe est marquée par une lutte feutrée entre deux clans rivaux, les « siloviki », issus de l’armée et des services de sécurité, et les représentants d’une mouvance plus libérale liée aux milieux d’affaires.

« La lutte est déjà en cours », assure à l’AFP l’analyste indépendant Nikolaï Petrov, ajoutant que « personne ne va attendre passivement, chaque groupe va tenter de promouvoir ses intérêts. »

Le président ne partira pas sans avoir désigné de successeur, assure M. Petrov.

Alternance

S’il souhaite rester au pouvoir, Vladimir Poutine pourrait être tenté de reproduire le scénario de 2008, lorsqu’il avait propulsé à la présidence Dmitri Medvedev et était devenu Premier ministre pendant quatre ans tout en gardant la main sur les domaines clés du pays.

Il pourrait renoncer à ce scénario en raison de son âge: en 2030, quand un retour au Kremlin se ferait dans le respect de la Constitution, il aura 78 ans.

Dimanche, au cours d’une conférence de presse après l’annonce de sa victoire, interrogé sur un éventuel nouveau mandat en 2030, Vladimir Poutine a semblé écarter une telle hypothèse : « Il me semble que ce que vous dites est un peu ridicule. Faisons les comptes: je vais rester là jusqu’à 100 ans ? Non ! »

Présidence à vie

Doté d’une forte popularité, omniprésent dans les médias russes, Vladimir Poutine a bâti l’autorité de l’Etat en formant une « verticale du pouvoir » dépendant de lui seul.

Il a cependant démenti vouloir s’accrocher au pouvoir lors d’un entretien avec la NBC, diffusé le 9 mars.

« Je n’ai jamais modifié la Constitution (…) et je n’ai aucune intention de faire ce genre de choses aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine a ainsi laissé entendre qu’il n’envisageait pas de régner indéfiniment et de suivre l’exemple du président chinois Xi Jinping, qui a obtenu la suppression de la limitation des mandats présidentiels.

Interrogé par l’AFP, l’analyste Dmitri Orechkine reste sceptique: « Je ne crois pas qu’il refusera le pouvoir en 2024, même s’il en a vraiment assez ». « Il ne peut pas partir parce qu’il ne croit pas que qui que ce soit pourra alors le protéger ».

L’OPPOSITION ET DES ONG ONT DÉNONCÉ DES MILLIERS D’IRRÉGULARITÉS

Electeurs transportés par autocars entiers par la police, observateurs menacés, bourrages d’urnes: l’opposition et des ONG ont dénoncé des milliers d’irrégularités, visant surtout à augmenter la participation dimanche en Russie à un scrutin présidentiel sans suspense remporté par Vladimir Poutine.

L’ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections et qui dresse une carte des fraudes sur son site internet, faisait état vers 18H00 GMT de 2.709 cas d’irrégularités tels que du bourrage d’urnes, des cas de votes multiples ou des entraves au travail des observateurs.

Le mouvement du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui affirme avoir dépêché plus de 33.000 observateurs dans les bureaux de vote, a rapporté des centaines de cas de fraudes, surtout à Moscou et dans sa région, à Saint-Pétersbourg et au Bachkortostan (1.200 km à l’est de Moscou).

Les observateurs du QG de campagne de Vladimir Poutine ont fait pour leur part état de 300 irrégularités.

Les irrégularités constatées « ont été relativement modestes », a estimé la présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, lors de l’annonce des résultats, en estimant que le scrutin a été transparent.

L’élection semblant jouée d’avance aux yeux de nombreux Russes, le Kremlin a tout fait pour s’assurer que la participation, seul véritable baromètre de ce scrutin, soit aussi forte que possible.

Les pressions ont été nombreuses pour inciter les électeurs à se rendre aux urnes. Golos s’est inquiétée d’informations faisant état de contraintes exercées par des employeurs ou universités forçant employés et étudiants à voter non pas près de leur domicile mais sur leur lieu de travail ou d’étude, « où l’on peut contrôler leur participation ».

« Le patron de ma mère l’a appelée et il lui a dit d’aller voter. Si elle ne votait pas, il lui a dit que ça n’était pas la peine de revenir travailler », a raconté à l’AFP Moussavi R., 29 ans, qui vit au sud de Moscou.

Pour doper le taux de participation à Iakoutsk, dans l’Extrême-Orient russe, « on a promis aux électeurs des poulets » en échange de leur vote, a aussi rapporté Ivan Jdanov, juriste de l’équipe de M. Navalny.

Des coupons de réductions pour des produits alimentaires et des billets pour des concerts ont été distribués dans certains bureaux de vote, selon des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux.

Bulletins annulés

Mais au-delà de ces incitations, des irrégularités et violations ont été constatées en de multiples endroits. « Les principales violations sont le bourrage d’urnes et le transport organisé d’électeurs », a déclaré M. Navalny lors d’une conférence de presse.

Des bus ont été affrétés par les autorités et par des entreprises pour amener les électeurs en groupes aux bureaux de vote dans plusieurs régions, notamment dans les régions sibériennes de Kemerovo et Krasnoïarsk, ainsi que dans le Caucase du nord, selon les observateurs dépêchés par l’opposant.

Les dirigeants de ces régions « ont besoin » de montrer un « taux de participation » satisfaisant au Kremlin, a-t-il assuré, ironisant sur le fait que « la majorité des électeurs russes sont venus voter à 08H00 du matin ».

« Toute personne normale aura du mal à croire que c’est une élection normale », a estimé l’opposant.

Dans un bureau de vote de Grozny, en Tchétchénie, « les chiffres officiels (de participation) donnés par la commission électorale sont trois fois supérieurs à ceux des observateurs indépendants », signale aussi l’ONG Golos.

« Dans certaines régions, les observateurs donnent un taux de participation qui est 10% plus faible » que celui donné par la Commission électorale centrale, a indiqué également à l’AFP M. Jdanov.

Selon des vidéos filmées et diffusées par les observateurs de Golos, des bourrages d’urnes ont eu lieu dans plusieurs endroits du pays, comme à Lioubertsi, à quelques kilomètres à l’est de Moscou.

Ce dernier cas a été confirmé par la Commission électorale, selon l’une de ses responsables citées par l’agence Interfax, et les bulletins ont été annulés.

Alexeï Navalny, ainsi que plusieurs sites indépendants, ont aussi diffusé de nombreuses images d’exemples présentés comme des violations ou des pressions sur les électeurs, sans qu’il soit possible de les vérifier.

Les observateurs ont également dénoncé des entraves à leur travail, notamment en Tchétchénie où certains ont été « menacés physiquement » selon l’ONG OVD-Info.

Au Daguestan, dans le Caucase du Nord, David Stépachvili, chargé de surveiller un bureau de vote à Makhatchkala, a raconté à l’AFP avoir « été frappé et jeté dehors » par une cinquantaine d’hommes.

D’autres observateurs ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote, notamment à Oufa (Bachkortostan), Kémérovo (Sibérie) et à Krasnodar (sud), selon Ivan Jdanov.

« Pour l’instant, nous n’avons pas eu une seule plainte d’un candidat dont les observateurs n’auraient pas eu accès » aux bureaux de vote, a assuré Mme Pamfilova.

[Afp]

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