dimanche , 25 août 2019
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Irresponsabilité de « Kabila » : Makila réhabilite des voleurs comme lui à l’OGEFREM

A l’OGEFREM, le climat était tendu hier lundi 12 mars. Dès les premières heures de la journéeen effet, un ’’sit-in’’ inhabituel a élu domicile à l’entrée de cet office. « Pourquoi êtes-vous dehors ? », ne cessaient d’interroger les passants. « Si vous nous voyez dehors en ce moment, c’est parce que nous ne voulons pas cautionner la décision de notre ministre de tutelle, le Vice-Premier ministre Makila, qui s’est permis de réhabiliter une vingtaine de cadres et agents qui ont détourné 3 millions de dollars américains de notre entreprise », nous souffle un agent de l’OGEFREM, visiblement dépité par cette mesure. « Nos collègues-là qui se sont compromis ne devraient plus retourner au travail. Surtout pas ici à l’OGEFREM où ils ont empoché des montants colossaux au détriment de l’entreprise », relaye un autre travailleur moulé dans un costume bleu. Selon les observateurs, cette réhabilitation prouve que le président Joseph Kabila, barbe hirsute, cheveux non coupés – semble indiquer qu’il fait le deuil de son pouvoir ; et son premier ministre Bruno Tshibala, impliqué dans un scandale d’emploi fictif à la Primature, sont complices des actions menées par José Makila. Un gouvernement sérieux ne tolérera pas de telle bêtise. Pour rappel, l’assemblée provinciale du Sud-Ubangi a demandé, le samedi 27 janvier 2018, au nouveau gouvernement provincial de traduire en justice, pour détournement des fonds, José Makila, ancien gouverneur de cette province. En 2009, il avait été révoqué du poste de gouverneur de la province de l’Équateur pour un motif similaire. Malgré ce passé trouble, le président Joseph Kabila lui a confié un ministère aussi important que celui des Transports.

La grogne bat son plein à l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM). Depuis hier matin, les activités sont paralysées au siège de cette entreprise publique et commerciale, logée au croisement du Boulevard du 30 Juin et de l’avenue TSF, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

A l’OGEFREM, le climat était tendu hier lundi 12 mars. Dès les premières heures de la journéeen effet, un ’’sit-in’’ inhabituel a élu domicile à l’entrée de cet office. Sous les tentes blanches étalées tout le long de la clôture de cet imposant édifice, agents et cadres de cette entreprise se sont installés sur des sièges, les regards perdus dans le néant, les mentons agrippés sur les paumes des mains.

En face de tentes, d’autres grévistes ont préféré, eux, rester debout pendant des heures, le long de la clôture du siège de la Chancellerie des Ordres nationaux, contemplant d’un regard curieux les piétons qui dévalent l’avenue perpendiculaire au Boulevard du 30 juin, menant à la paroisse Notre Dame de Fatima. Cette paralysie d’activités dans cet office ne pouvait qu’éveiller des soupçons.

GROGNE DES GREVISTES

« Pourquoi êtes-vous dehors ? », ne cessaient d’interroger les passants. La réticence des unstranchait avec la prolixité des autres employés. « Si vous nous voyez dehors en ce moment, c’est parce que nous ne voulons pas cautionner la décision de notre ministre de tutelle, le Vice-Premier ministre Makila, qui s’est permis de réhabiliter une vingtaine de cadres et agents qui ont détourné 3 millions de dollars américains de notre entreprise », nous souffle un agent de l’OGEFREM, visiblement dépité par cette mesure.

« Nos collègues-là qui se sont compromis ne devraient plus retourner au travail. Surtout pas ici à l’OGEFREM où ils ont empoché des montants colossaux au détriment de l’entreprise », relaye un autre travailleur moulé dans un costume bleu.

LE PCA INDEXE

« Nous, nous en voulons à notre Président du Conseil d’Administration, M. Jean Kevin Jemsi Mulengwa, qui n’a pas du tout hésité à mettre en application les instructions de notre ministre de tutelle. A sa place, j’aurai dû résister à ces ordres impopulaires », maugrée un autre employé visiblement furieux, qui tentait de rejoindre les grévistes sous les tentes.

Quasiment toutes les personnes interrogées préféraient renvoyer leurs interlocuteurs auprès des syndicalistes de l’OGEFREM qui faisaient des va-et-vient le long des tentes. Si certains ont accepté aisément de se confier à la presse, venue s’enquérir de la situation, d’autres semblaient plus préoccupés à mener des conciliabules avec leurs collègues, renvoyant les curieux à plus tard.

LE VICE-PREMIER MINISTRE MAKILA TRADUIT EN JUSTICE

L’assemblée provinciale du Sud-Ubangi a demandé au nouveau gouvernement provincial de traduire en justice, pour détournement des fonds, José Makila, ancien gouverneur de cette province. Un cas de récidive? Le pouvoir pour l’argent serait le principe chez José Makila. En 2009, il avait été révoqué du poste de gouverneur de la province de l’Equateur pour un motif similaire.

Lors de la clôture de sa session extraordinaire, le samedi 27 janvier 2018, l’assemblée provinciale du Sud-Ubangi a accusé le gouvernement provincial sortant, dirigé par José Makila, l’actuel Vice-Premier ministre et ministre des Transports, d’avoir détourné des fonds et biens de cette province. L’audit initié par les députés provinciaux révèle que José Makila aurait détourné 1 821 000 dollars, dont un crédit octroyé par Afriland Bank à la province du Sud-Ubangi. A cause de ces faits jugés très graves, le président de cette institution provinciale, Vincent Mani, a demandé au gouverneur Taila Nage de traîner en justice José Makila.

Apparemment, José Makila a toujours eu un problème de gestion de la chose publique. En 2009, il avait été révoqué du poste de gouverneur de la province de l’Equateur pour des faits similaires. L’assemblée nationale avait, à l’époque décidé de transférer son dossier en justice pour détournement de plus de 85 millions de francs congolais de l’époque, destinés au payement des salaires de 3 mois des enseignants du Sud-Ubangi. Malgré ce passé trouble, le président Joseph Kabila lui a confié un ministère aussi important que celui des Transports.

Bien d’observateurs doutent que José Makila fait la politique pour servir la nation. Loin de là. La politique semble être pour lui un moyen pour se faire fortune. On se souviendra, qu’après les concertations nationales, il avait refusé de participer au gouvernement issu de ces assises parce qu’ayant estimé que le ministère des Affaires sociales qu’on voulait lui confier n’était pas pourvoyeur des recettes. Drôles d’attitudes de la part d’un nationaliste.

Au ministère des Transports qu’il dirige, certains de ses collaborateurs lui reproche une course effrénée vers l’enrichissement. Un fonctionnaire s’indigne: “Si la cour des comptes pouvait passer au peigne fin tous les dossiers traités par le VPM José Makila, on aurait déjà vécu plusieurs scandales retentissants. Malheureusement, le président Kabila préfère fermer les yeux”.

[avec K.M./Forum Des As/lexclusif]

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