lundi , 21 mai 2018
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Accord Cadre d’Addis-Abeba : La RDC a réalisé des progrès majeurs

Cinq ans après la signature de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, le coordonnateur national de Mécanisme de suivi estime que la RDC a réalisé des progrès majeurs en ce qui concerne ses engagements. Au cours d’une conférence de presse organisé le vendredi 9 mars dernier à Kinshasa sur la restitution de l’évaluation de la feuille de route, le général Denis Kalume a plaidé pour que les autres pays voisins fassent la même chose, sur le plan sécuritaire, pour que les efforts de la RDC ne soient pas anéantis.

L’Accord-cadre pour la paix et la sécurité dans l’est de la RDC signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba par 13 pays sous l’égide des Nations Unies a déjà totalisé cinq. Le Coordonnateur national du MNS, le Général Denis Kalume a fait la restitution des résultats de l’évaluation de cet Accord.

Soucieux d’émettre sur la même longueur d’onde que le public, le Coordinateur du MNS a rappelé le contenu de cet accord, les différents signataires et les engagements des uns et des autres. L’Accord cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et a été signé par 13 chefs d’Etat dont 12 pays de la CIRGL et l’Afrique su Sud. Des engagements avaient été pris à trois niveaux. Au niveau national (six), régional (sept) et au niveau international (cinq).

Progres realises par la RDC

Au regard des engagements pris par le chef de l’Eta, cinq ans après, le Coordonnateur estime que la RDC a accompli des progrès énormes. Partant d’un pays poste conflit, a indiqué Denis Kalume, le président de la République avait pensé qu’il fallait répartir sur des nouvelles bases. Pour ce faire, il a estimé qu’il faut rebâtir l’Etat par la mise en place d’un cadre législatif. C’est dans cette optique que le Parlement a produit au total 316 lois qui ont été promulguées depuis 2001.

 » Au regard de cet dispositif important, los d’un atelier des participants avaient qualifié le président Kabila comme le plus grand réformateur « , a indiqué Denis Kalume. A l’échelon national, la RDC, qui voulait faire avancer le processus, a mis aussi en place un mécanisme de suivi national. Ce que les autres pays n’ont pas fait « , a déclaré le coordonnateur du MNS.

Une autre avancée, est non de moindre, ce que la RDC est parvenue à créer une armée unifiée.  » Nous sommes parties de trois armées, de trois justices militaires de trois une troupe unifiée avec une force terrestre naval, aérienne, des services de génie, des écoles de formation. Un des grands progrès réalisé dans ce domaine c’est la capacité opérationnelle de l’armée « .  » Vous sentez maintenant que nous avons une armée et les gens qui combattent avec une reconnaissent leurs performances « , a rassuré le coordonnateur.

Il a promis le développement économique qui nous a permis de désamorcer pour que le retombées puissent être repartie sur l’ensemble des populations ;

La réforme des institutions de l’Etat pour qu’ils soient des institutions fortes avec une administration publique forte pour permettre de booster la stabilité et le développement du pays;

Et le dernier engagement qui est la tolérance,  » le président a promis qu’il va booster l’esprit de tolérance, de réconciliation. Je vais m’assoir pour que la démocratie puisse devenir une réalité dans notre pays.

Au niveau régional, le coordonnateur a noté des défis budgétaires, notamment l’absence de la loi de programmation militaire budgétaire. A ce sujet, le coordonnateur du MNS recommande à l’autorité budgétaire d’accélérer son adoption parce qu’elle a déjà été déposée. Il déplore aussi l’absence des textes d’applications qui permettent de mettre en pratique ces lois.  » Nous comme ça que nous recommandons chacun doit produire les textes réglementaires à son niveau.

Concernant la consolidation de l’autorité de l’état, nous avons accompli par rapport à nos engagements. L’objectif est de stabiliser les voisins et nous devons aussi tout faire pour que les voisions ne soient pas déstabilisés notamment en ce qui concerne la démobilisation. A ce sujet, il ya beaucoup de choses au niveau l’ensemble de l’administration publique sur l’ensemble du territoire. Nous avons neutralisé des groupes armés. Plus de 5 milles personnes ont été démobilisés. Mais le plus grand défis reste : tout ce que noud faisons en RDC pour désarmer les groupes armées, de l’autre côté c’est la complaisance, donc, il y a un problème. La paix ne reviendra pas. C’est ce que nous sommes en train de vivre Mais le défis. Il faut que les voisins les fassent la même chose pour que les efforts de la RDC ne soient pas anéantis.  » A la communauté internationale, qui est le garant de l’Accord cadre, doit faire en sorte qu’il n’ait pas deux poids, deux mesures. Ce qu’on demande pour la RDC, il faut le faire aussi pour les autres pays, user de la diplomatie, faire des pressions diplomatiques et politique pour que tout le monde et exécute l’Accord « .

Sur le plan de la décentralisation il se félicite le fait que la RDC a trois ministères qui s’occupent de la décentralisation. A peu près 17 lois ont été votées. Mais le grand défis c’est le conflit entre les gouverneurs et les assemblées provinciales, ainsi que le 3ème acteur de la décentralisation, les locales et la rétrocession qui ne sont pas encore.

En ce qui concerne le développement économique, et infrastructures physique. Dans ce cadre, l’effort fait par le chef de l’Etat, c’est la mise en place de l’infrastructure juridique et physique qui va permettre de booster l’économie à travers l’investissement.

A niveau de l’engagement sur la tolérance, le coordonnateur a fait un bref rappel de l’histoire de la RDC qui est caractérisée par la culture de dialogue. La RDC a connu un gouvernent de 1+4, Lusaka Gaborone, Sun-City, l’accord du 31 décembre, les accords de l’UA, tout cela à la rencontre du compromis pour assoir la démocratie.  » Mais, nous avons un grand défis. Pour arriver à un consensus, cela prend beaucoup de temps à cause de l’interférence étrangère « , a noté Denis Kalume.

Sur la plan Régional, il a souligné que  » lors d’une réunion s’évaluation de cinq de l’Accord cadre à Addis-Abeba, d’une manière générale, il a été dit que le résultat était mitigé dans la mesure où la paix, la stabilité à l’est ne revient pas. Au contraire, le nombre des groupes armés a augmenté. Ils ont reconnu que cet accord a permis de créer un cadre qui a permis aux protagonistes d’hier de pouvoir se mettre ensemble et de pouvoir créer un mécanisme concerté de lutter contre les groupes armés.

Malgré les efforts de la CIRGL, l’impact n’a pas produit des effets en matière de paix, surtout dans la prévention des conflits.  » Les problèmes est que les racines, les causes profondes des conflits sont éludées. On s’est dit que c’est le problème des terres, de leaderships politiques et communautaire, des richesses. Tant que ces raisons là ne seront pars déracinées, nous s’atteindrons pas la paix. On a proposé une séries des mesures « , a-t-il fait.

Selon lui les engagements internationaux ont été en gros, presque accomplis.


QUID DU CONTENU DE L’ACCORD D’ADDIS-ABABA

Au niveau régional, il y a au total sept engagements à savoir : la non ingérence dans les affaires des Etats voisins, ne pas fournir une assistance ou soutien aux groupes armés, le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale, le renforcement de la coopération régionale, les respects des intérêts légitimes des Etats voisins, ne pas fournir une protection aux criminels et de faciliter l’administration et la justice à travers la coopération judiciaire dans la région.

L’Accord cadre d’Addis-Abeba a été signé le 24 février 2013 par 12 pays de la CIRGL et l’Afrique du Sud. Les témoins garants sont l’Union africaine, les Nations Unies, la SADEC et la CIRGL. Les USA, L’UE, l’UK er la Belgique sont des partenaires stratégiques.

La communauté internationale avait pris cinq engagements. Le Conseil de sécurité devrait être saisi de l’importance d’appuyer la stabilité à long terme de la RDC et de la Région de Grand Lac(RGL), engagement renouvelé des partenaires bilatéraux mobilisés à soutenir la RDC et la RGL à travers la CIRGL, engagement renouveler à revitaliser la CEPGL, la revue stratégique de la MONUSCO pour appuyer la RDC face aux défis sécuritaires et enfin, la nomination d’un Envoyé spécial des NU pour soutenir les efforts d’identifier des solutions durables.

Et au niveau national, la RDC s’engagé sur six points. Elle devrait continuer à approfondir la réforme de l’armée et de la police, à consolider l’autorité de l’Etat, effectuer des progrès en ce qui concerne la décentralisation, promouvoir le développement économique, par des infrastructures et fourniture des services sociaux de base. Il était aussi question, pour la RDC, de promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris les finances et promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation.

[Dina BUHAKE]

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