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Marche 25 février : Les jeunes voyous du PPRD dits  »bérets rouges » ont attaqué la Cathédrale Notre Dame du Congo

Selon le monitoring réalisé par les services du Secrétariat Général de la CENCO, le bilan des manifestations du 25 février 2018 fait état de 2 morts par balles, 32 blessés dont 13 par balles et 76 interpellations. La CENCO rappelle, toutefois, la liberté d’opinion par des manifestations pacifiques est un droit reconnu à tout citoyen congolais par la Constitution (Cfr. Article 26). A tout prendre, la CENCO dénonce, ici, la violence, quelle que soit sa forme. La conférence des évêques catholiques rapporte que lors de la marche dans beaucoup de paroisses il a été signalé la présence de plusieurs jeunes étranges qui œuvraient à inciter les manifestants aux dérapages. Par ailleurs, suite notamment au cas de l’assaut de la Cathédrale Notre Dame du Congo par les jeunes du PPRD dits  »bérets rouges », la Conférence Episcopale Nationale du Congo dénonce l’instrumentalisation des jeunes par certains partis politiques. Il sied de rappeler que les marches appelées par le Comité Laïc de Coordination ont pour but de réclamer l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre pour qu’il y ait tenue des élections crédibles et inclusives afin que la crise politique congolaise prenne fin.

A la question de savoir jusqu’où iront les évêques catholiques, une réponse est désormais au bout des lèvres. C’est jusqu’au bout quant à la lutte pour l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre et la fin de la crise politico-électorale congolaise. Après l’avoir clamé dans sa déclaration sanctionnant sa toute dernière assemblée extraordinaire, la CENCO vient de le prouver en recommandant au peuple congolais de ne point avoir peur de continuer à revendiquer, par les marches du CLC, l’avènement d’un Etat de droit au Congo-Kinshasa. Dans un document signé hier par l’Abbé Donatien N’shole en réaction aux événements du 25 février, la CENCO qui livre son bilan des échauffourées constatées est claire.  »La CENCO félicite tous les compatriotes qui se sont mobilisés pacifiquement, refusant toute provocation à la violence, afin de faire entendre leur voix pour l’avènement d’un Etat réellement démocratique… Elle recommande au Peuple congolais de demeurer débout et vigilent et de ne pas céder à la peur ni à la résignation  », dit ledit communiqué.

Comme la Monusco qui regrettait, par Leila Zerrougui, mort d’homme malgré les assurances de l’opération  »zéro mort » lancée par la Police Nationale Congolaise, la CENCO la plume lourde de ces pertes a, dans son document, condamné l’usage de la force exercée à l’endroit des marcheurs-chrétiens non armés. Une fois de plus, la Conférence Episcopale Nationale du Congo se veut non inféoder à une partie de la classe politique. C’est ainsi que les princes de l’Eglise Catholique qui font rapport de 16 marches bien encadrées sur 149 ne s’empêchent, aucunement, de saluer ces policiers et leurs supérieurs qui auront agis avec professionnalisme. Car, avant et par-dessus tout, ils sont appelés à être républicain.  »Nous condamnons l’usage de la force exercée à l’endroit des compatriotes dont certains sont morts et d’autres torturés ou blessés alors qu’ils n’ont posé aucun acte contraire à la loi fondamentale qui régit le pays. Cependant, nous saluons le sens républicain et patriotique de ceux des forces de l’ordre qui ont encadré 16 marches conformément à la loi », confie la CENCO.

COMMUNIQUE DU SECRETARIAT GENERAL DE LA CENCO

Bilan et condamnation de la répression de la manifestation du 25 février 2018

Le dimanche 25 février 2018, les chrétiens catholiques et les fidèles d’autres confessions religieuses ont répondu positivement à l’appel du Comité Laïc de Coordination (CLC) pour une marche pacifique en vue de réclamer l’application intégrale et effective de l’Accord du 31 décembre 2017. Plusieurs paroisses ont organisé des marches à travers le pays.

Le Secrétariat général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a reçu les informations sur l’organisation à Kinshasa et dans quelques provinces de 149 marches pacifiques dont 66 ont été étouffées dans les enceintes des paroisses, 67 dispersées par balles et gaz lacrymogène et 16 n’ont pas connu d’entraves.

Malheureusement, alors que la liberté d’opinion par des manifestations pacifiques est un droit reconnu à tout citoyen congolais par la Constitution (Cfr.Article 26), l’on a assisté, une fois de plus, à une répression violente des marches par les forces de l’ordre quand bien même les manifestants n’avaient aucune arme et exerçaient pacifiquement leur droit.

Selon le monitoring réalisé par les services du Secrétariat Général de la CENCO, le bilan de la répression fait état de 2 morts par balles, 32 blessés dont 13 par balles et 76 interpellations.

La CENCO présente ses sincères condoléances aux familles qui ont perdu les leurs. Elle rassure de ses prières et sa proximité toutes les victimes de cet évènement.

Les Moniteurs ont signalé la présence, dans beaucoup de paroisses, des jeunes étranges qui insinuaient aux manifestants d’aller au-delà des périmètres prédéfinis et incitaient aux dérapages.

La CENCO félicite tous les compatriotes qui se sont mobilisés pacifiquement, refusant toute provocation à la violence, afin de faire entendre leur voix pour l’avènement d’un Etat réellement démocratique dans notre pays sans lequel il serait difficile de rêver le développement qui garantirait le bien-être du peuple congolais. Elle recommande au Peuple congolais de demeurer debout et vigilant et de ne pas céder à la peur, ni à la résignation.

Nous condamnons l’usage de la force exercée à l’endroit des compatriotes dont certains sont morts et d’autres torturés ou blessés alors qu’ils n’ont posé aucun acte contraire à la loi fondamentale qui régit le pays. Cependant, nous saluons le sens républicain et patriotique de ceux des forces de l’ordre qui ont encadré 16 marches conformément à la loi.

La CENCO dénonce également l’instrumentalisation par certains partis politiques des jeunes gens pour torpiller de l’intérieur la marche des chrétiens en y introduisant la violence. L’occupation de la cathédrale Notre Dame du Congo, le samedi 24 février 2018 par des jeunes délinquants, en est une triste illustration.

Il sied de rappeler, ici, que la CENCO, en s’engageant aux côtés du peuple congolais dans la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit, n’a pas d’ambition politique, sa seule préoccupation est de contribuer au bien-être du Peuple congolais tout entier, à la sauvegarde et à la promotion de la dignité de la personne humaine, au respect de la vie, des libertés et des droits fondamentaux.

Fait à Kinshasa, le 27 février 2018

Abbé Donatien NSHOLE

Secrétaire Général de la CENCO

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