mercredi , 19 juin 2019
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RDC : La MONUSCO se comporter comme un Etat dans un Etat

On s’achemine sans doute vers un bras de fer entre le gouvernement congolais et la Monusco, son partenaire. Pour preuve, le vice-ministre congolais des Affaires étrangères et Intégration régionale, Aggée Matembo, a affirmé que la coopération entre la RDC et la Monusco n’est pas au beau fixe. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), Aggée Matembo l’a déclaré lors d’un échange jeudi en son cabinet de travail avec l’envoyé spécial des Pays-Bas pour la région des Grands Lacs, Robert-Jan Siergert.

Après sa brouille avec la Belgique, la RDC veut engager un bras de fer avec la Monusco. Elle accuse  » la Monusco de se comporter comme un Etat dans un Etat en prenant des initiatives unilatérales ». Kinshasa déclare, par la même occasion, que sa coopération avec la Mission onusienne n’est pas au beau fixe.

On s’achemine sans doute vers un bras de fer entre le gouvernement congolais et la Mission onusienne pour la stabilisation de la RDC (Monusco), son partenaire. Pour preuve, le vice-ministre congolais des Affaires étrangères et Intégration régionale, Aggée Matembo, a affirmé que la coopération entre la RDC et la Monusco n’est pas au beau fixe.

Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), Aggée Matembo l’a déclaré lors d’un échange jeudi en son cabinet de travail avec l’envoyé spécial des Pays-Bas pour la région des Grands Lacs, Robert-Jan Siergert. Les entretiens entre les deux personnalités ont tourné autour des dossiers liés aux conflits dans cette région d’Afrique, au mandat de la Monusco et à la situation sécuritaire et politique en RDC.

Le vice-ministre a, à en croire la source, donné la position de la RDC aux préoccupations de son hôte, en ces termes :  » La mission onusienne se comporte comme un Etat dans un Etat en prenant des initiatives unilatérales (communiqué, encadrement des manifestants, lecture biaisée sur le nombre de morts), comme si elle avait un mandat supérieur par rapport au gouvernement de la République « .

Ces initiatives doivent être recadrées, a-t-il précisé. Aggée Age Matembo a déploré aussi  » l’inefficacité  » de la Monusco sur le terrain. Cela,  » malgré ses effectifs pléthoriques, pour traquer les groupes armés qui sévissent dans la partie Est du pays, évoquant le redimensionnement de la force onusienne en RDC « .

Concernant le processus électoral, le vice-ministre a rassuré son hôte de la tenue des élections en RDC.  » Les élections auront bel et bien lieu conformément au calendrier publié par la Céni, et que les Congolais vont élire, à la date du 23 décembre 2018, le président de la République, les députés nationaux et provinciaux « , a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il y a  » des avancées pour la réalisation du processus électoral, notamment la promulgation par le chef de l’Etat de la loi électorale, la mise sur pied de la CNSA chargée du suivi du processus électoral et de l’exécution de l’Accord de la Saint-Sylvestre ainsi que la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier ministre issu de l’opposition « .

S’agissant des mesures de décrispation, Aggée Matembo  » a qualifié de faux fuyant toute tentative de retarder la tenue des élections sous prétexte de la non exécution desdites mesures, soulignant qu’il n’y a plus de détenus politiques en RDC et que ceux qui sont en détention le sont pour des faits de droit commun « .

Quant à la marche du 21 janvier, le vice-ministre a fait valoir que celle-ci n’était pas autorisée par l’hôtel de ville de Kinshasa et que la structure qui l’a organisée n’avait pas déclaré l’itinéraire de cette marche en vue de permettre à l’autorité compétente de mettre en place des forces de l’ordre pour son encadrement.

Il a, par ailleurs, révélé à son hôte que cette structure n’est connue que par l’archidiocèse de Kinshasa et non par toute l’Eglise catholique de la RDC et n’a pas non plus de personnalité juridique octroyée par le ministère de la Justice et Garde des sceaux.

Pour sa part, l’envoyé spécial des Pays-Bas a dit, à l’issue des entretiens qu’il est mandaté par son pays s’enquérir de la situation politique et sécuritaire ainsi que de l’évolution du processus électoral en cours en RDC. Il a prévu, à cet effet, des discussions avec le gouvernement congolais, la classe politique et la Société civile.

Des échanges sont également prévus avec la MONUSCO à Kinshasa et à Goma, au Nord-Kivu pour se faire une idée sur l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

[ACP/LP]

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