mardi , 29 septembre 2020
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RDC : Invalider la loi électorale

La loi électorale votée dernièrement au parlement rd-congolais a constitué l’un des points abordés par le regroupement des partis indépendants (GPI) au cours de sa session ordinaire vendredi 2 février 2018 à Kinshasa. La session des membres du comité exécutif élargi au comité d’arbitrage de cette plate-forme politique présidé par son coordinateur Crispin Kabasele demande l’invalidation de ladite loi qu’elle qualifie « d’impopulaire « .

Dans sa déclaration publiée à l’issue de la session, le GPI « soutient la saisine de la Cour constitutionnelle par quelques députés nationaux et demande, en conséquence, à ladite Cour d’invalider cette loi impopulaire, democraticide, liberticide et contestée par toute la classe politique congolaise ».

Cette plate-forme insiste, une fois de plus, pour que l’Accord du 31 décembre 2016 soit  » strictement appliqué en vue de décrisper le climat politique et ce, avant la convocation du dialogue national inclusif qui s impose, dialogue que le GPI appelle de tout son vœux « .

Par ailleurs, le GPI prône l’institution d’une véritable transition. Celle -ci, souligne-t-il, devrait durer trois ans. Il propose que pendant cette période, là RDC devrait être gérée de manière consensuelle par les représentants de toutes les forces politiques et sociales nationales à tous les niveaux, partant du Gouvernement central jusqu’au niveau du secteur.

Pour le GPI, la crise actuelle que traverse la RDC « passe obligatoirement par la réconciliation nationale dans le cadre d’un dialogue inclusif réunissant toutes les forces nationales et sociales avant l’organisation des élections ».

La déclaration souligne que le GPI s’oppose catégoriquement à la tenue, dans les circonstances actuelles, des élections générales projetées par la Ceni. Pour le GPI, « aussi longtemps que le bureau de la Ceni n’aura jamais été restructuré de fond en comble, la démocratie sera mise en péril en RDC. Car, soutient le GPI, le système électoral actuel ne sert pas à amorcer le développement national étant entendu que ce qui est imposé au peuple n’est pas une démocratie représentative populaire mais un système qui sert aux intérêts des quelques individus « .

A cet effet, le GPI rappelle ses propositions relatives à l’instauration d’un scrutin uninominal à majorité simple pour les législatives nationales, les provinciales et les sénatoriales. Pour rendre chaque bureau de vote autonome, il suggère la mise en place d’un centre de compilation au niveau national.

Par ailleurs, le GPI souhaite l’institution du scrutin proportionnel pour les élections communales et locales, à la création des circonscriptions à un siège pour les législatives nationales et sénatoriales. Il en est de même de l’organisation en une seule séquence de toutes les élections de la présidentielle aux locales.

Concernant les violences qui ont émaillé les marches interdites du 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018, organisées par les laïcs catholiques, le GPI  » rappelle que dans un Etat de droit, la loi s’impose à tout le monde ».

Par ailleurs, le GPI saisit cette occasion pour présenter ses condoléances à toutes les familles éprouvées lors desdites manifestations. Regroupement politique qui œuvre en faveur de la consolidation de la souveraineté nationale, le GPI s’oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires congolaises. C’est dans ce cadre  » qu’il fustige l’attitude paternaliste et néocolonialiste de la Belgique qui s’évertue à donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance aux congolais « .

[Dina BUHAKE]

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