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Membres du Comité Laïc de coordination, CLC en sigle.
Membres du Comité Laïc de coordination, CLC.

RDC : Les laïcs catholiques ne s’avouent pas vaincus

Après une pause observée pour enterrer dans « la dignité » les morts de la dernière marche du 21 janvier, les laïcs catholiques ne s’avouent pas vaincus. Et pourtant, on les croyait tapis dans l’ombre, craignant sans doute la répression des forces de l’ordre et de la sécurité, totalement acquises au régime. Que nenni ! Les professeurs Isidore Ndaywel, Justin Okana et Thierry Nlandu ont signé le 4 février 2018 le communiqué appelant à une messe, le vendredi 9 février 2018 à la cathédrale Notre-Dame du Congo, «en mémoire des victimes de la marche pacifique du 21 janvier 2018 ».

Le Comité laïc de coordination (CLC) ne désarme pas. Il est prêt à aller jusqu’au bout de son combat, si bien qu’entre lui et le pouvoir en place à Kinshasa la trêve aura été très brève. Après avoir observé un temps de répit pour, selon lui, enterrer dans la dignité les victimes de la marche pacifique du 21 janvier dernier, le CLC revient à la charge ce vendredi 9 février 2018 à la cathédrale Notre-Dame du Congo avec une messe en mémoire des victimes de la répression orchestrée par le pouvoir.

Revoici le Comité laïc de coordination (CLC) ! Après une pause observée pour enterrer dans « la dignité » les morts de la dernière marche du 21 janvier, les laïcs catholiques ne s’avouent pas vaincus. Et pourtant, on les croyait tapis dans l’ombre, craignant sans doute la répression des forces de l’ordre et de la sécurité, totalement acquises au régime. Que nenni ! Les professeurs Isidore Ndaywel, Justin Okana et Thierry Nlandu ont signé le 4 février 2018 le communiqué appelant à une messe, le vendredi 9 février 2018 à la cathédrale Notre-Dame du Congo, «en mémoire des victimes de la marche pacifique du 21 janvier 2018 ».

Décidément, les membres du CLC ont bravé la peur. Dans le contexte d’une opposition sans âme qui lutte plutôt pour sa survie, le CLC se voit maintenant investi d’une mission salvatrice, celle de sauver la démocratie congolaise en redonnant au peuple congolais l’espoir de penser enfin à un avenir meilleur. Lequel passe, dans le cas d’espèce, par une alternance au sommet de l’Etat dans les prochains mois.

Le 9 février, le CLC convie toute la communauté nationale et internationale à faire le déplacement de la cathédrale pour « honorer nos martyrs et dire non à la persécution des chrétiens qui se déroule dans notre propre pays, sous nos yeux, en plein 21ème siècle ».

Dans son combat, le CLC peut toujours compter sur le soutien unanime de l’ensemble de l’Eglise catholique qui se reconnaît dans ses différentes actions. Bien au-delà des frontières nationales, le CLC, via la Cenco, a également reçu l’appui du Vatican et du clergé français. C’est dire que le CLC a atteint un point de non-retour, fort de l’adhésion populaire à ses appels du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018. On est donc parti pour des jours fortement agités. Car, il est fort établi que le pouvoir en place cherchera à étouffer toute action des laïcs catholiques qui lui donne des insomnies. Du coup, la répression sera à nouveau au rendez-vous, inévitablement.

Ce n’est pas pour autant que le CLC baisse les bras. Malgré les intimidations, brimades et autres menaces exercées sur ses membres, le CLC tient bon. La convocation de la messe du 9 février 2018 en mémoire des morts du 21 janvier dernier en donne la preuve. Dans ses rangs, la détermination est inébranlable.

Le Pape François communie avec le peuple congolais

En quête de liberté et de plus de démocratie, le peuple congolais peut compter sur le soutien dans la prière du Pape François. Du Saint-Siège, le Pape François suit de très près la situation de crise politique en RDC. Dans ses prières, le Pape François n’oublie pas de faire mention de dures souffrances imposées au peuple congolais, lequel ne demande qu’une chose : l’alternance démocratique par l’organisation des élections justes et véritablement démocratiques. Lors de son dernier passage au Pérou, le Pape François a communié avec le peuple congolais, appelant à un retour rapide de la paix en vue d’aider le pays à se relever.

Selon des informations relayées par le site d’informations en ligne, Actualite.cd, le Pape François a appelé une nouvelle fois à observer, à partir du vendredi prochain – le jour même où le CLC se souvient des morts du 21 janvier – une «journée de prière et de jeûne pour la paix en RDC et au Soudan du Sud ». Cette annonce a été faite le dimanche 4 février à l’occasion de la prière de l’Angelus que le souverain pontife a conduite depuis le Saint-Siège.

«Devant la poursuite tragique de la situations de conflit dans différentes parties du monde, j’invite tous les fidèles à une journée spéciale de prière et de jeûne pour la paix le 23 février, lors de la première semaine du carême», a annoncé le Pape François à la fenêtre du Palais apostolique.

Le Saint-Père a précisé que cette «journée de prière» serait offerte particulièrement aux « populations de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud», deux nations africaines, d’après lui, marquées par des conflits dans lesquels l’Église catholique est exposée. Le Pape François appelle tout le monde à prendre part à cette «journée de prière» en faveur de la RDC et du Soudan du Sud.

Autrement dit, le combat qu’incarne désormais le CLC a atteint une autre dimension. Il s’est transposé jusqu’au Vatican. Un soutien de taille qui raffermit davantage la détermination du CLC. Mais, au-delà, de nouvelles empoignades sanglantes se profilent à l’horizon.

[lePotentiel]

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