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RDC : Hausse de réserves internationales à la BCC

Les réserves internationales de la RDC ont connu une augmentation en 2017, passant de 845,4 millions USD en 2016 à 858,7 millions USD, correspondant à 3,77 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres. C’est ce qu’indique un communiqué de la Banque centrale du Congo (BCC) émis à l’issue de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de l’année 2017. Pour l’Institut d’émission, cette hausse de réserves internationales à la BCC  » fait suite aux achats réalisés par la celle-ci, consécutivement aux évolutions observées au niveau de la conjoncture extérieure, après un creux de 686,3 millions atteint au mois de juin « . Une nouvelle qui enchante presque tous les acteurs du secteur économique national.

Le matelas de devises de la Banque centrale du Congo (BCC) a augmenté en 2017. Selon les chiffres fournis par les services de l’Institut d’émission, ces réserves ont connu une augmentation considérable.

Les réserves internationales de la République démocratique du Congo ont connu une augmentation en 2017, passant de 845,4 millions USD en 2016 à 858,7 millions USD, correspondant à 3,77 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres. C’est ce qu’indique un communiqué de la Banque centrale du Congo (BCC) émis à l’issue de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de l’année 2017.

Pour l’Institut d’émission, cette hausse de réserves internationales à la BCC  » fait suite aux achats réalisés par la celle-ci, consécutivement aux évolutions observées au niveau de la conjoncture extérieure, après un creux de 686,3 millions atteint au mois de juin « . Une nouvelle qui enchante presque tous les acteurs du secteur économique national.

Dans le communiqué, plusieurs autres statistiques sont disponibles. De manière générale, en 2017, il s’est observé une amélioration de l’activité économique.

Selon les estimations préliminaires sur base des réalisations à fin septembre, la croissance devrait s’établir à 3,5% contre 2,4% en 2016, tirée par la branche extractive, suite à la bonne tenue des cours sur le marché mondial.

Le solde d’opinions des chefs d’entreprises, dégagé par le baromètre de conjoncture au mois de décembre 2017, est ressorti à -14,3% contre -8,0% un mois plus tôt. En moyenne mensuelle, le solde brut d’opinions, quoiqu’affichant le pessimisme, s’est néanmoins amélioré, se situant à -3,2% en 2017 contre -3,4% en 2016.

Sur le marché des biens et services, la Banque centrale du Congo note qu’une relative stabilité a été observée au mois de décembre, consécutivement à celle observée sur le marché des changes avec un taux d’inflation mensuel de 2,7% contre 5,1%, un mois auparavant. En dépit de cette évolution, la BCC relève que l’année 2017 a globalement été marquée par une forte accélération du rythme de formation des prix intérieurs. En cumul annuel, le taux d’inflation s’est établi à 54,71% contre 23,6% en 2016.

 » Toutefois, après avoir atteint un pic de 8,0% au mois de juillet, il s’est observé une décélération du rythme de formation des prix intérieurs à partir du mois d’août, ayant ramené le taux d’inflation à une moyenne de 2,3% aux cinq derniers mois de l’année. Ainsi, le taux annualisé qui avait déjà atteint 58,68% au mois de juillet, a reculé jusqu’à 54,7% à fin décembre. Cette évolution résulte des mesures de mise en oeuvre par le gouvernement et la Banque centrale depuis le mois de juillet consistant, notamment à exécuter les dépenses sur base caisse et à déployer des efforts visant l’accroissement des recettes publiques « , annonce l’Institut d’émission.

STATISTIQUES ENCOURAGEANTES

Quant aux finances publiques, l’exécution des opérations financières de l’Etat s’est soldée par un excédent de 50,8 milliards de CDF en 2017, suite à un taux de mobilisation des recettes de 119,9% contre un solde déficitaire de 503,9 milliards, enregistré en 2016. Une évolution qui n’est autre que la résultante de la mise en oeuvre des mesures de riposte. Elles ont permis de hausser les recettes publiques d’une moyenne mensuelle de 317,0 milliards de CDF au premier semestre de l’année, à celle de 515,0 milliards de CDF au dernier trimestre 2017.

Pour ce qui est du secteur extérieur, les experts indiquent que l’évolution du taux de change au cours de l’année 2017 a été caractérisée par une forte dépréciation du franc congolais. En effet, les cours indicatif et parallèle se sont établis à 1.592,19 CDF et 1.615,53 CDF à fin décembre 2017, dégageant des dépréciations de 23,7% et 21,4%.

Toutefois, à la faveur de la mise en oeuvre des mesures sus évoquées et, à l’instar d’indicateurs précédents, il s’en est suivi une appréciation au mois d’août 2017 et une légère dépréciation moyenne mensuelle de 0,6% sur les quatre derniers mois alors que cette dépréciation était en moyenne mensuelle était de 4,1% aux mois de juin et juillet et que 95% de la perte externe de la valeur de la monnaie nationale enregistrés en 2017 étaient observés au cours de sept premiers mois de l’année.

S’agissant de la conduite de la politique monétaire en 2017, elle a été marquée par la poursuite du durcissement de son dispositif. Le taux d’intérêt est passé de 7,0% à 20,0%. La régulation courante de la liquidité a été réalisée via les adjudications des Bons BCC de la Banque centrale. En effet, l’encours global a atteint 35,0 milliards de CDF à fin 2017 contre 8,5 milliards en 2016, soit une ponction annuelle de 26,5 milliards de CDF.

Tenant compte du bon comportement attendu des cours des produits de base exportés par la RDC, particulièrement ceux du cuivre et du cobalt, et partant, de l’activité économique, la Banque centrale du Congo maintient, pour 2018, son objectif d’inflation à moyen terme de 7,0%.

Elle entend pérenniser la stabilité actuelle du taux de change et, en conséquence, procéder à des assouplissements des conditions monétaires via la baisse de son taux directeur autour de 10,0%.

Son dispositif de fourniture de liquidité à l’économie sera amélioré via le refinancement accordé par voie d’adjudications et par des maturités relativement plus longues.

[OLIVIER KAFORO]

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