samedi , 7 novembre 2020
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Choléra : L’OMS à la rescousse de RDC

La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Matshidiso Rebecca Moeti, a remis, le lundi 15 janvier, au gouvernement onze tonnes de médicaments, composés essentiellement d’antibiotiques et de sérums déshydratants, pour lutter contre le choléra qui sévit en RDC.

Dans sa déclaration, Mme Moeti a affirmé qu’elle est venue pour montrer, encourager et donner des instructions à l’équipe de l’OMS en RDC afin d’intensifier son appui au gouvernement.

 » Nous savons aussi que le ministère de la Santé publique au niveau central est en train de voir comment lui aussi peut renforcer son appui surtout dans la province de Kinshasa « , a souligné la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Qui a également mentionné que, pour une grande ville comme Kinshasa, avec 12 millions d’habitants, avec les pluies et les inondations, le risque de propagation de cette épidémie est très grand.

Selon le directeur de cabinet du ministre de la Santé publique, Dr Sylvain Yuma Ramazani, qui a réceptionné ce don au nom du gouvernement, ce geste vient renforcer les efforts de l’exécutif central qui, par ailleurs, envisage de construire un troisième site de traitement de choléra à Kinshasa, en plus de Pakadjuma dans la commune de Limete, et du Camp Luka dans celle de Kintambo. À ce jour, a-t-il précisé, Kinshasa a enregistré 531 cas de choléra et 32 décès dans 21 zones de santé sur les 35 que compte la capitale.

DIX PERSONNES TUÉES AU KONGO CENTRAL

L’épidémie du choléra qui sévit dans toute la province du Kongo Central a déjà tué dix personnes depuis le début de l’année 2018, a déclaré devant la presse locale le ministre provincial de la Santé de cette province, Floraint Massaki. Parmi les agglomérations déjà touchées par cette épidémie, figurent les villes de Matadi, et Boma ainsi que les cités de Boko Kizulu et Kimpese.

D’après lui, la maladie se propage avec une vitesse vertigineuse parce qu’elle se transmet par la voie oro-fécale, c’est-à-dire par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des déchets humains infectés. Il appelle la population au respect des mesures d’hygiène notamment en lavant convenablement les aliments ou les fruits avant de les consommer, en se lavant les mains après les toilettes et en consommant toujours de l’eau potable.

Plusieurs centres de traitement de choléra ont, par ailleurs, été installés depuis le week-end dans les villes de Matadi et Boma pour la prise en charge gratuite des éventuels malades. À Boma, un cas de décès d’un enfant de 12 ans, sur les 16 cas suspects de choléra, a été enregistré au centre d’isolement et de traitement de cette maladie à la clinique Croix-Rouge de Boma, a annoncé lundi à l’ACP, le Dr Angel Mabiala qui preste dans cet hôpital d’État.

ÉLABORATION DU PLAN OPÉRATIONNEL DE LUTTE CONTRE LE CHOLÉRA EN ITURI

Le ministre provincial de l’Ituri en charge de Plan, Espérance Chika, a procédé, de son côté, au lancement officiel des travaux de l’élaboration du plan opérationnel multisectoriel de lutte contre le choléra dans les trente-six zones de santé de l’Ituri durant la période allant de 2018 à 2019.

Elle a précisé que ces travaux porteront sur une analyse approfondie sur les causes de la recrudescence du choléra, mais également sur la problématique
de la prise en charge médicale des patients au niveau de différentes zones de santé. Les zones de santé endémiques spécialement ciblées sont Tchomia, Nyarambe, Gety, Angumu.

[LUCIE NGUSI]

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