mardi , 29 septembre 2020
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Répression : « Kabila » restitue les corps des victimes de la marche pacifique du CLC

La VSV et la FBCP dénoncent avec virulence ce qu’elles estiment être la banalisation de la vie humaine en RDC où on tire à bout portant sur les manifestants pacifiques et sans armes. Elles fustigent ce qu’elles qualifient de  » la politique de récupération des corps sans vie savamment mise en place dans le but de faire disparaitre les traces et minimiser ainsi le nombre réel des morts par balles « . Les deux ONGD exigent des autorités la restitution immédiate des corps de victimes consignés dans des morgues publiques à leurs familles afin de leur faire une sépulture dans la dignité. Le contraire serait une grave violation des droits de l’homme et une violation de la loi car nul n’a le droit de faire une saisie d’un cadavre qui devient le recel de cadavre.

Ils étaient à la manœuvre hier devant la presse au siège de la VSV, avenue Bongandanga dans la commune Kasa-Vubu, le politologue Rostin Manketa, directeur exécutif, accompagné d’Emmanuel Cole, Président de la  » Fondation Bill Clinton pour la Paix  » (FBCP). La conférence de presse est conjointe car l’heure est grave.

Ce qui est justifié par les tristes événements du dimanche 21 janvier en cours qui ont, une fois de plus, endeuillé les Congolais.

Ces deux ONGD dénoncent avec virulence ce qu’elles estiment être la banalisation de la vie humaine en RDC où on tire à bout portant sur les manifestants pacifiques et sans armes. Elles fustigent ce qu’elles qualifient de  » la politique de récupération des corps sans vie savamment mise en place dans le but de faire disparaitre les traces et minimiser ainsi le nombre réel des morts par balles « .



Les deux ONGD condamnent par ailleurs la réalité qui veut que  » les autorités congolaises s’approprient les corps des personnes tuées placées dans les différentes morgues en interdisant aux membres des familles et autres proches d’embaumer lesdits corps avec conséquence que ces derniers puissent être enterrés dans un état de putréfaction très avancé « .

D’où la VSV et la FBCP exigent des autorités la restitution immédiate des corps de victimes consignés dans des morgues publiques à leurs familles afin de leur faire une sépulture dans la dignité. Le contraire serait une grave violation des droits de l’homme et une violation de la loi car nul n’a le droit de faire une saisie d’un cadavre qui devient le recel de cadavre.

Les deux ONGD haussent le ton à ce sujet. Il y a de quoi car les familles de six victimes recensées pour cette marche du 21 janvier en cours ne savent à quel saint se vouer pour récupérer les dépouilles mortelles de leurs proches bloquées dans des morgues publiques plus particulièrement à ex-Maman Yemo.

En effet les deux ONGD ont fait témoigner, dans une pluie de larmes les familles éplorées de six personnes tuées lors de la marche pacifique du 21 janvier et dont les corps sont toujours inaccessibles à ex-Maman Yemo.



Pour arriver à ce bilan confirmé de six morts, avec détails c’est-à-dire adresse, identité, profession, le lieu du drame tout comme la partie du corps atteint par balles, la VSV et la FBCP affirment avoir enquêté dans 41 Paroisses de Kinshasa où elles estiment avoir ramené une moisson abondante en termes de documentation.

Elles relèvent que plusieurs personnes sont blessées par balles tandis que d’autres ont été poignardées par baillonnettes. En outre, la VSV et la FBCP notent que des centaines de personnes ont été interpellées et arbitrairement privées de liberté parmi lesquelles celles qui n’avaient pas manifesté. Là où ces personnes étaient gardées en détention, la VSV et la FBCP dénoncent des traitements cruels, inhumains et dégradants qu’elles y ont subis.

Leur libération était monnayée avec des sommes comme 300 USD. Ce n’est pas tout au constat fait par les deux ONGD dans les 41 Paroisses de Kinshasa où les biens de valeur des manifestants comme téléphones, argent, montres et bijoux ont été extorqués par les forces de l’ordre. La VSV et la FBCP contredisent le bilan minorisé établi par la PNC qui est de deux personnes tuées ainsi que le nombre des Paroisses ayant lancé les marches du 21 janvier.

C’est fort de cette riche documentation dans les 41 Paroisses de Kinshasa que la VSV et la FBCP établissent l’existence ce dimanche-là des violations des droits de l’homme notamment le droit à la vie et à l’intégrité physique du droit à la liberté de culte et de manifestation, du droit à la propriété ainsi que de la privation arbitraire de liberté. Raison pour laquelle les deux ONGD recommandent aux pouvoirs publics congolais le respect scrupuleux de la dignité humaine, ce qui veut dire en d’autres termes le droit à la vie.



Subsidiairement, ils doivent mettre un terme à tout déploiement des forces combattantes lorsqu’il s’agit des manifestations pacifiques qui n’ont rien à voir avec la guerre. Car la VSV et la FBCP mettent la main au feu que parmi les manifestants pacifiques personne ne détient une arme à feu. Pour ce qui est de la MONUSCO, les deux ONGD s’inscrivent en faux pour protester contre le traitement inhumain infligé à certains membres de son personnel opérationnel déployé sur le terrain pour l’observation des marches pacifiques.

La VSV et la FBCP lui demandent malgré tout de poursuivre sans relâche sa mission de protection des civils conformément au mandat lui assigné par le Conseil de sécurité de l’ONU.

[KANDOLO M.]

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