lundi , 16 juillet 2018
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RDC : Prédominance des produits importés à Kinshasa

Le problème, c’est que les prix des produits importés concurrencent ceux produits localement, mieux viennent les casser.

Depuis quelque temps, les marchés basés dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa sont inondés des produits importés. Il s’agit notamment de l’ail, des oignons et de la farine de maïs utilisés, pour les deux premiers, par des ménagères soucieuses de faire une bonne cuisine. La farine de maïs, consommée uniquement hier par les originaires du Grand Kasaï, l’est aujourd’hui dans ceux de toutes les provinces.

Ces produits, on le sait, proviennent essentiellement du marché de Lufu, localité de la province du Kongo Central et frontalière à la République d’Angola. Là n’est pas le problème.

Le problème, c’est que leurs prix concurrencent ceux des produits locaux, mieux viennent les casser. Illustration : les prix pratiqués aux marchés Somba
Zigida et Type K, situés tous les deux dans la commune de Kinshasa. Selon les vendeurs de ces deux lieux de négoce, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP), cette prédominance des produits importés est due au coût élevé des produits locaux par rapport aux produits étrangers.

Ces vendeurs ont également fait remarquer qu’un filet d’oignons de 25kg en provenance de la province du Kongo Central, coûte 45 000 francs congolais contre 40 000 Fc pour un filet d’oignons importés. Celui d’ail en provenance de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, se négocie à 35 000 Fc contre 32 000 Fc pour un filet des mêmes produits importés.

Les vendeurs justifient cet écart par le coût de production, de transport, la demande ainsi que des taxes de l’Etat pour les produits locaux. Interrogé par Le Potentiel, un économiste a expliqué que les produits étrangers coûtent moins cher que ceux locaux du fait de la loi du marché, c’est-à-dire l’offre et la demande.

Et dans le cas précis, a-t-il précisé, l’offre est plus importante que la demande. Par conséquent, les produits importés coûtent moins cher que ceux locaux. Il s’agit là d’une concurrence déloyale, accusent les vendeurs des marchés Somba Zigida Type K qui interpellent par conséquent le gouvernement afin qu’il protège les maraîchers, en ce qui concerne l’ail et les oignons et l’industrie locale, pour ce qui est de la farine de maïs.

PRÈS DE 700 VENDEURS ÉVOLUENT AU MARCHÉ SOMBA ZIGIDA

Par ailleurs, l’administrateur adjoint du marché Somba Zigida, Daniel Lukembeso, a révélé que près de 700 vendeurs de différents produits et qui contribuent à la salubrité, évoluent sur ce lieu de négoce en payant une taxe de 500 Fc de salubrité chaque semaine.

Toutefois, il a fait remarquer que malgré la paiement de cette taxe, l’administration du marché éprouve des difficultés pour évacuer les immondices.

Pour rappel, le marché Somba Zigida tire son appellation des perles que portaient les femmes (adultes) autour des hanches, pour plaire aux hommes, avant l’accession du Congo belge à l’indépendance.

[FLORENT N’LUNDA N’SILU]

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