mardi , 22 mai 2018
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Zimbabwe : Elections générales en juillet ?

Les élections présidentielle et parlementaires prévues cette année au Zimbabwe devraient être organisées « avant juillet », a annoncé le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa mercredi lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse).

« Le mois prochain, je serai en mesure d’annoncer la date des élections. Je ne pense pas qu’elles auront lieu en juillet, elles seront organisées avant juillet », a déclaré M. Mnangagwa, qui a succédé en novembre à Robert Mugabe.

« Cette fois-ci, le Zimbabwe sera ouvert et transparent », a-t-il assuré. « Nous voulons des élections libres, justes, crédibles et qui ne soient pas entachées de violence ».

« Si on perd les élections, c’est fini (pour nous). Quel que soit le parti qui remporte les élections, il prendra les rênes du pouvoir », a-t-il assuré.

Les précédentes élections au Zimbabwe sous l’ère Mugabe ont été le théâtre de fraudes et de nombreuses violences.

En 2008, le chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, s’était même retiré de la course en raison des violences visant ses partisans.

« Si on a de tels critères (de transparence et de non-violence), pourquoi refuser aux observateurs internationaux de venir dans notre pays ? L’Union européenne (UE) est la bienvenue », a affirmé Emmerson Mnangagwa.

« Nous avons besoin d’élections qui ne soient pas violentes. Nous, responsables politiques, devons tous prêcher la paix, la paix, la paix et la non-violence », a-t-il dit.

M. Mnangagwa a pris les rênes du Zimbabwe en novembre après la démission du président Robert Mugabe, pressé par l’armée, la rue et son parti, la Zanu-PF, de mettre fin à son règne de trente-sept ans à la tête du pays.

Ancien vice-président et bras droit de M. Mugabe, il a été investi candidat de la Zanu-PF à la présidentielle. Ce parti domine la vie politique au Zimbabwe depuis l’indépendance en 1980.

En dépit des assurances répétées d’Emmerson Mnangagwa, ses critiques doutent de sa réelle volonté de mener des élections transparentes et pacifiques, rappelant qu’il a été l’un des exécuteurs de la répression ordonnée pendant l’ère Mugabe.

Ils mettent aussi en avant le rôle prépondérant accordé à des militaires dans son gouvernement. Le nouveau chef de l’Etat a ainsi nommé l’ancien chef d’état-major de l’armée, Constantino Chiwenga, à la vice-présidence.

[Afp]

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