mardi , 22 mai 2018
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Présidentielle : Un jugement en appel menace la candidature Lula

Condamné à près de dix ans de prison pour corruption et blanchiment, Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, est suspendu à la décision de trois juges de la Cour d’appel de Porto Alegre, qui vit sous haute tension dans l’attente du jugement historique. Les autorités de l’Etat de Rio Grande do Sul, dont Porto Alegre est la capitale, ont annoncé un dispositif spécial de sécurité, avec le soutien d’hélicoptères et d’importantes forces de maintien de l’ordre. « Je ne suis pas venu ici pour parler de mon procès, j’ai des avocats compétents qui ont déjà prouvé mon innocence. Je suis venu parler du Brésil », a lancé l’icône de la gauche, avant de citer les avancées sociales qui ont marqué ses deux mandats à la tête du plus grand pays d’Amérique Latine (2003-2010).

« Ma tranquillité, c’est la tranquillité des innocents », a affirmé l’ex-président brésilien Lula devant des milliers de manifestants venus le soutenir à Porto Alegre, à la veille d’un jugement en appel menaçant sa candidature à la présidentielle.

Condamné à près de dix ans de prison pour corruption et blanchiment, Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, est suspendu à la décision de trois juges de la Cour d’appel de cette ville du sud du Brésil, qui vit sous haute tension dans l’attente du jugement historique.

Les autorités de l’Etat de Rio Grande do Sul, dont Porto Alegre est la capitale, ont annoncé un dispositif spécial de sécurité, avec le soutien d’hélicoptères et d’importantes forces de maintien de l’ordre.

« Je ne suis pas venu ici pour parler de mon procès, j’ai des avocats compétents qui ont déjà prouvé mon innocence. Je suis venu parler du Brésil », a lancé l’icône de la gauche, avant de citer les avancées sociales qui ont marqué ses deux mandats à la tête du plus grand pays d’Amérique Latine (2003-2010).

La décision de la cour d’appel pourrait compromettre sa candidature à la présidentielle d’octobre, pour laquelle les sondages le donnent grand favori.

Cela ne l’a pas empêché de faire un discours aux accents de campagne électorale, et d’être acclamé par des milliers de militants habillés de rouge s’exclamant « Lula, guerrier du peuple brésilien! ».

« Ils ont peur que je revienne ? Ils ont peur des bonnes choses que nous avons faites », a ajouté l’ex-ouvrier métallurgiste, critiquant avec virulence les « élites perverses ».

Les organisateurs de la manifestation ont revendiqué la présence de plus de 70.000 personnes au « Carrefour démocratique », ensemble de rues piétonnes du centre-ville, chiffre non confirmé par les autorités.

« Je lutterai jusqu’à ma mort pour une société plus juste. Quel que soit le résultat du jugement, je lutterai pour la dignité du peuple de ce pays », a-t-il affirmé, vêtu d’une chemise bleue.

Au même moment, une marche anti-Lula rassemblant bien moins de manifestants a eu lieu dans un quartier plus éloigné du centre-ville. Une autre manifestation de plus de 2.000 personnes a eu lieu à Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil.

Résistance démocratique

À la mi-journée, un rassemblement de femmes en faveur de la candidature de Lula a eu lieu devant l’Assemblée législative de Porto Alegre.

« Nous sommes ici pour faire acte de résistance démocratique », a affirmé l’ex-présidente Dilma Rousseff, qui avait succédé à Lula en 2011.

Destituée par le Parlement en 2016 pour maquillage des comptes publics, elle a dénoncé un « coup d’Etat » orchestré « pour détruire notre parti (PT, Parti des travailleurs), mais surtout pour détruire notre leader, Lula ».

« La démocratie de notre pays est malade », a affirmé au téléphone à l’AFP Gleisi Hoffmann, la présidente du PT, qui avait causé une vaste polémique la semaine dernière en affirmant qu’il faudrait « tuer des gens » pour mettre Lula en prison.

« Le PT est hautement mobilisé dans toutes les régions du pays », a-t-elle ajouté.

Dans la matinée, cinq routes ont été bloquées par des militants du Mouvement des paysans Sans-Terre (MST) à Bahia (nord-est) — où Lula est très populaire — par des pneus et autres objets incendiés, a dit à l’AFP la Police Routière Fédérale (PRF).

Soutien de l’armée

Depuis la fin de la semaine dernière, des dizaines d’autocars ont commencé à affluer à Porto Alegre, transportant des militants du PT et d’autres organisations de gauche.

Inquiet du risque d’affrontements avec le mouvement anti-Lula, le maire de la ville avait demandé la soutien de l’armée pour ce procès qui est suivi par quelque 300 journalistes – brésiliens et étrangers. Les alentours du tribunal, qui se trouve au coeur d’un parc, ont été totalement bouclés.

Mercredi, Lula devrait suivre de Sao Paulo le jugement.

Celui qui est le plus populaire des présidents brésiliens mais qui est aussi détesté par une partie de la population a été accusé d’avoir reçu un triplex en échange de son intervention dans l’attribution de marchés publics du groupe public Petrobras pendant sa présidence (2003-2010).

Il a été condamné en première instance à neuf ans et demi de prison pour corruption et blanchiment par le juge Sergio Moro et a été laissé en liberté le temps de son procès en appel.

[Afp]

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