jeudi , 26 avril 2018
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31 décembre : Cardinal Monsengwo ne pouvait se taire

La déclaration faite par le Cardinal Laurent Monsengwo à la suite de la répression des chrétiens par les forces de l’ordre le 31 décembre 2017 continue de susciter des réactions. Président national intérimaire de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) dont le parti est membre du G7 et député national élu de la ville de Goma, Konde Vila ki Kanda déplore les interprétations erronées sur cette déclaration.

La marche des chrétiens catholiques organisée le 31 décembre 2017 par le Comité laïc de coordination (CLC) continue de défrayer la chronique. Pour le député national Konde Vila ki Kanda, la réaction du Cardinal Monsengwo était normale. « Par le fait de n’avoir injurié personne, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a fait son devoir de pasteur. Il a tout simplement exprimé et dit la vérité, d’autant plus qu’il est le chef de l’église catholique de Kinshasa. Un silence de sa part découragerait ses prêtres et fidèles ».

MARCHE PACIFIQUE

Contrairement aux commentaires de tous genres, l’élu de la ville de Goma soutient que la marche était pacifique. Pour ce faire, il a rappelé les dispositions annoncées par le Comité laïc de coordination lors du tridum organisé dans les paroisses. « Les chrétiens catholiques de Kinshasa ont été instruits de ne provoquer qui que ce soit sur leur passage. Tout au long de la marche, ils ne pouvaient que prier et scander des chansons religieuses », a-t-il précisé.

Konde pense que le pouvoir devrait être compréhensif d’autant plus que, conformément à la Constitution, une simple information suffisait. Par conséquent, il fallait faire confiance au Comité laïc de coordination, structure religieuse légalement établie.

Comme on peut le constater, la présence des forces de l’ordre lors de cette marche ne se justifiait pas. Elles doivent être déployées massivement à l’Est du pays où les groupes armés troublent régulièrement la quiétude de la population, a déclaré le président intérimaire de l’ARC. « C’est de la persécution que l’on condamne partout, à part le gouvernement congolais qui excelle dans des contradictions dans ses déclarations sur cette marche du 31 décembre 2017 ».

QUE DOIT FAIRE LE GOUVERNENT ?

Après chaque événement du genre de celui du 31 décembre 2017, un gouvernement responsable devait procéder à l’évaluation. En lieu et place des diatribes, les gouvernants devaient réfléchir sur les causes profondes d’une situation de ce genre.

Outre la politique, Konde estime qu’elles (causes) sont plus d’ordre social. Pour lui, les gouvernants doivent chercher à recréer la confiance entre eux et les gouvernés. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les membres du gouvernement risquent de perdre leur crédibilité s’ils ne l’ont pas encore perdue, a conclu Konde Vila ki Kanda.

[VÉRON K.]

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