vendredi , 22 juin 2018
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Inondations : Kinshasa pleure ses morts

Les lundi 8 et mardi 9 janvier seront dédiés en mémoire de quarante-quatre personnes décédées à la suite de la pluie torrentielle qui a arrosé la ville de Kinshasa le 4 janvier. Bandalungwa, Selembao, Ngaliema, Barumbu et Limete sont les communes plus touchées par ce drame dû principalement à deux causes : l’écroulement des murs de maisons et clôtures de parcelles, le glissement de terrain. Plusieurs membres d’une même famille ont perdu la vie.

Kinshasa a enregistré plusieurs morts à la suite de la pluie torrentielle survenue dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 janvier 2018. Jusque vendredi 5 janvier en fin de journée, trente-sept morts ont été annoncés par le ministre provincial en charge des Affaires sociales de Kinshasa, Dominique Weloli. Le chiffre était revu à la hausse le même jour, le soir, avec un ajoute de sept morts; ce qui ferait un total de quarante-quatre morts enregistrés après la pluie du 4 janvier et qui serait sans doute un bilan définitif.

Bandalungwa, Selembao, Ngaliema, Barumbu et Limete sont les communes plus touchées par ce drame dû principalement à deux causes : l’écroulement des murs de maisons et clôtures de parcelles, le glissement de terrain. Plusieurs membres d’une même famille ont perdu la vie. Avec la situation économique jugée difficile, les familles éplorées s’arrachaient les cheveux à l’idée qu’elles ne seraient pas en mesure de faire face aux frais d’inhumation jugés exorbitants dans la capitale.

Le gouvernement national, réuni le samedi 6 janvier, a décrété, sur instruction du chef de l’Etat, deux jours de deuil national, les lundi 8 et mardi 9 janvier 2018, en mémoire des victimes. De son côté, le gouvernement provincial de Kinshasa, réuni en urgence vendredi 6 janvier, a annoncé que la présidence de la République a accepté de prendre en charge les frais d’inhumation des quarante-quarante personnes décédées et que les travaux d’urgence, ponts et routes, notamment, seraient financés par le gouvernement central.

A la direction de l’assainissement qui participait à la réunion, il a été demandé d’accélérer l’évacuation des déchets et le curage des caniveaux et des rivières. Autre annonce, la démolition, sous peu, des constructions dites « anarchiques » et considérées comme dangereuses. Elles sont nombreuses à Kinshasa. Le gouvernement provincial ne dit pas si les familles qui n’ont souvent d’autres choix que de s’y installer seront relogées, mais rappelle aussi que les constructions sont interdites à moins de 100 mètres du lit des rivières, relève RFI.

Sur une bande passante qui défile sur certaines chaînes de télévision, le secrétariat général à l’Urbanisme et à l’Habitat interpelle la population, lui demandant de s’abstenir de construire anarchiquement « dans des zones interdites », à savoir les vallées, les terrains accidentés, le long des rivières, les marécages, etc.

«La population doit s’abstenir de construire de façon anarchique. Il y a des zones qui sont frappées par l’interdiction de construire, comme des vallées, des marécages, des terrains accidentés et ou le long des cours d’eaux», a affirmé le directeur chef de service juridique au secrétariat général de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Mbikayi, rapporte Radio Okapi.

Il déplore le fait que les gens construisent dans la ville de Kinshasa ou dans d’autres villes du territoire national «n’importe comment, sans respect des normes», poursuit la radio onusienne.

Selon lui, cette situation est la conséquence logique des constructions anarchiques à Kinshasa et en provinces.

Alexis Mbikayi invite aussi l’Etat congolais à construire des logements sociaux pour les populations démunies afin d’éviter une telle catastrophe. «L’Etat doit construire des maisons à caractère social et les mettre à la disposition de la population la plus démunie. L’Etat doit aussi être rigoureux en frappant les arrêtés [ministériels autorisant des constructions dans des zones interdites]», a conseillé le directeur chef de service juridique au secrétariat général de l’Urbanisme et Habitat.

[FLORENT N’LUNDA N’SILU]

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