dimanche , 24 juin 2018
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RDC : Le rendez-vous est fixé au 23 décembre

Le calendrier du 5 novembre 2017 livre  l’essentiel du chronogramme des élections. Les acteurs politiques, toutes tendances confondues, sont appelés à s’inscrire sur la voie démocratique, en se préparant à la tenue des joutes électorales dont le rendez-vous a été fixé au 23 décembre 2018. ‘’Toutes les autres voies, y compris les schémas atypiques, comme  ceux d’une transition sans Kabila, ou  de l’hécatombe ratée du 31 décembre 2017,  ne sont qu’un pur leurre’’, admoneste-t-il.

Bruno Tshibala Nzenzhe, nommé Premier Ministre en avril et investi en mai 2017 avec l’ensemble des membres de son gouvernement, est des ces  personnalités  qui donnent, ici, les premières leçons pédagogiques à la classe politique, après toutes ses frasques récessives et  les envolées oratoires dont la finalité n’aura été, à l’en croire,  qu’une espèce de  jeu, presque désespéré,  des hommes à la poursuite du vent.

Si, après tous les stratagèmes, rien n’y va, quoi de plus normal que de rectifier le tir. Allusion faite aux marches, villes mortes, klaxons, cloches et autres sifflets, pour soit disant ‘’renverser’’ le régime, alors que les élections qui constituent, pourtant, la voie royale pour accéder au strapontin du pouvoir, arrivent à pas de géant.

‘’Non, plus question de marches, ni de déclarations tonitruantes et incongrues. A bas la violence ! Allons aux élections’’. Tel est l’appel de Bruno Tshibala qui se félicite, en passant, de la maturité du peuple congolais à ne pas céder aux schémas alambiqués. Pour lui, en effet, depuis 2011, la classe politique n’a que trop parlé. L’heure est arrivée, insiste-t-il, de donner la parole au  peuple afin qu’il puisse trancher, le 23 décembre 2018,  dans les urnes. L’actuel processus, rassure-t-il, autant que l’a fait d’ailleurs  le Président Kabila, lui-même, dans son traditionnel message de vœux à la nation, le 31 décembre 2017, est tellement  irréversible que  rien ne saurait  l’arrêter, ni le dérailler.

Chemin irréversible

Les élections pour lesquelles le gouvernement qu’il dirige a promis de décaisser au courant de ce mois de janvier 2018, une bagatelle somme de 60 millions dollars américains,  sont confirmées pour cette année.  Pour preuve, le calendrier existe. La loi électorale a été examinée, adoptée et promulguée. Puis, le Budget des élections – 500 millions de dollars américains – a été, lui aussi, adopté en même temps que la loi des finances pour l’exercice 2018. D’ici la fin du mois de janvier 2018, la CENI, d’après son Président Corneille Nangaa, pourrait clore de manière définitive avec l’opération d’enrôlement des électeurs dans le fameux espace, autrefois, agité du Kasaï Central, Kasaï ou de la Lomami, vers Luilu.

Bruno Tshibala, au vu de ce tableau, considère qu’au lieu de s’investir dans des marches, les acteurs politiques feraient mieux de se préparer aux élections  dont le train est déjà en marche.

Il recommande, enfin, que les politiciens, quelles que soient leurs visées, puissent   tourner  la page de ces manifestations de rue,  s’ils veulent   espérer être investis de la moindre parcelle de pouvoir en cette nouvelle 2018, après les empoignades électorales.

Pris ferme que quiconque, Bruno Tshibala lance également un appel en direction des responsables des confessions religieuses afin qu’ils contribuent tant soit peu, à l’assainissement des mœurs publiques.

La paix, l’amour et la solidarité doivent caractériser le fond de leurs messages à la nation  en cette période cruciale de l’histoire politique de la RD. Congo.

LA CENI CONFIRME LA TENUE DES ÉLECTIONS À LA DATE DU 23 DÉCEMBRE 2018

Nangaa confirme la tenue des élections. Il l’a dit le 30 décembre dernier aux patrons de presse, lors d’un échange d’environ trois à quatre heures, à la Maison des élections, située dans l’ex-Kin Mazière, à la Gombe.  Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la CENI, était là, pour tirer au clair une série de questions  d’actualité parmi celles qui intéressent, particulièrement, la marche du processus électoral. En un mot comme en mille, il y a lieu de retenir qu’au-delà de toutes les considérations éparses, Nangaa, se prenant  désormais  au sérieux,  confirme la tenue des élections à la date du 23 décembre 2018. Cette fois-ci, dit-il  avec insistance, ce sera la bonne.  ‘’Ceux qui n’y croient pas, seront simplement désillusionnés’’, lance-t-il à l’endroit de tous les contrevenants ou acteurs politiques opposés au calendrier publié  le 5 novembre 2017.

L’agenda du Président de la CENI accordait la priorité à la sensibilisation des patrons de presse. Tenez ! Rendez-vous fixé à 10 heures. Nangaa arrivé sur le lieu avant tout le monde. Quelques minutes après, c’est un responsable d’un des médias actifs à Kinshasa, qui arrive et le retrouve. Début de la conversation. Tout de suite, Nangaa est dans le vif des sujets brûlants. Détendu et serein, un temps plus tard, il voit venir un à un, ces patrons de presse à qui, il accorde finalement, quelques minutes de rattrapage. C’est vers 10 H45’ que la partie officielle commence par l’hymne, avant, évidemment, de s’étendre à  tous les sujets qui fâchent : loi électorale, calendrier électoral, fichier électoral,… aucune matière n’a été  épargnée.

Sur son passage, Nangaa revient de façon détaillée sur toutes les motivations et arguments.  Très déterminé, il voulait, à tout prix, convaincre. Mais, c’était sans compter avec la pugnacité de son auditoire qui l’a, plutôt, livré à un difficile examen de passage. Voilà comment la rencontre durera plus d’heures que prévues. D’un bout à un autre, à l’analyse de sa démonstration, un seul message. ‘’Les élections auront bel et bien lieu’’. Voilà tout. Et, il appartient, selon lui,  aux acteurs politiques de prendre au sérieux ce rendez-vous là.

Dans la foulée, après toute la gymnastique qu’elle a subie  au Parlement, la loi électorale, dans ses dispositions consécutives au seuil de représentativité, au cautionnement ainsi qu’à la machine à voter, s’est invitée au menu de ces discussions à ciel ouvert.

Et, sur ce dernier volet, Nangaa dit qu’il n’y aura pas d’élections sans machines à voter. Ce qui, du coup, a suscité, une fois de plus,  un débat houleux. Même si, en définitive, les patrons de presse, à leur corps défendant, lui ont laissé le temps d’en finir avec l’essentiel de son synopsis sur la problématique des élections à venir.

Quoi qu’il en soit, Nangaa qui, la main sur le cœur, regrette que Jeune Afrique ait publié, tout récemment, son Plan de décaissement de l’ordre de 435 millions de dollars, réaffirme, cependant,  sa foi en la matérialisation du processus électoral, pour peu que chaque partie prenante joue sa partition.

Il regrette également que la communauté internationale qui exigeait le calendrier, pour financer les élections en soit arrivée à la ritournelle.  Selon lui, elle est passée à une autre exigence, celle du Plan de décaissement. Mais, voilà. Après qu’on lui ait  remis une copie de ce Plan, juste environ  trois jours après, on le retrouve dans la presse…dans Jeune Afrique.

Se disant trahi, Nangaa dit ne pas baisser la garde. Quand bien même que  ces mêmes  partenaires développement  maintenant de nouveaux crédos : droits de l’homme, application de l’Accord de la Saint Sylvestre et consorts, pour aller aux élections.

[LPM]

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