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Balkanisation : Dénonciation sur les massacres des Nandes à l’Est du Congo

Le gouvernement de « Joseph Kabila » et la Communauté Internationale sont complices des massacres des Nandes – une population bantoue d’Afrique centrale établie dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) dans les territoires de Beni et Lubero, dans la province du Nord-Kivu – pour faciliter le projet de la balkanisation de RDC. Ci-dessous nous publions tel que nous l’avons reçu, le témoigne d’un couple Congolais qui vivait dans la région et actuellement en exil en Amérique…

DÉNONCIATION SUR LES MASSACRES DES NANDES À L’EST DU CONGO

Mon nom c’est Jeancy Mukuna Tshiovo marié et père de deux petites filles, je suis de nationalité congolaise de la province du Kasaï orientale (luba) et ma femme est de la province du Nord Kivu (nande), tous nous vivons actuellement en exile à l’extérieur du pays pour peur d’être assassiné, car nous étions considérer comme témoins gênant sur la vérité concernant les massacres perpétrés aux environs de BENI ville.

En effet ma femme était une humanitaire qui a travaillé dans les différentes organismes internationaux tel que Merlin (médical relief lasting care), Oxfam Québec et ZOA (zid ouest Asia) précisément à l’est du Congo là où nous étions en train de mener notre vie en famille, moi j’étais un opérateur économique simple et membre d’une partie politique de l’opposition KML dont notre président qui s’appelle Mbusa Nyamwisi qui vit actuellement en exil.

Nous détenons les témoignages et les informations qui prouve que le gouvernement de Joseph Kabila et la communauté internationale sont complices des massacres des Nandes.

Pour en arriver, en 2014 en pleins massacres ma femme a été engagée par l’ONG ZOA qui est une organisation néerlandaise, dans le territoire de BENI, notamment dans le secteur du Rwenzori, elle était présente par le projet Buza. Ils intervenaient dans l’agriculture, la nutrition, la protection et la gouvernance communautaire. Ils aidaient aussi les associations villageoises d’épargne et de crédit.

Sur terrain ZOA n’était pas beaucoup visible parce qu’elle travaillait avec les organisations nationales locales, notamment Epvi, Apader, Concenki… Ma femme été engagée d’abord comme enquêteuse pour la récoltes des données de ce projet Buza.

Ce travail dans ZOA RDC a beaucoup permis à ma femme de sillonner toutes ces zones des massacres. Et malheureusement elle a compris qu’effectivement la communauté internationale par le biais de la MONUSCO travaillait avec les égorgeurs pour chasser les populations de leurs terres.

Cela se prouve par en plein déplacement massif de la population Nande qui fuyait les massacres, laissant derrière eux leurs champs aux égorgeurs, le chef direct de ma femme local de ZOA, c’est un hutu, devrait rédiger un projet en urgence pour aider cette population Nande en déplacement, ma femme était donc amenée à faire une descente à Eringeti pour poser quelques questions aux populations et aux autorités locales et arrivée à des statistiques proches de la réalité.

En cours de route, nous sommes en mai 2015, ma femme aperçoit une grande présence des militaires, à 99 % de morphologie et de langue rwandaise, notamment dans la zone de mayi moya où, si vous vous rappelez, beaucoup de massacres ont été commis.

Sur la route, ma femme à contacter un fait étonnant. Elle voie des véhicules de marque Dina et Fuso loués par la MONUSCO déposer des vivres au bord de route. Quelques heures après, elle entendait des coups de feu. Au même moment, la MONUSCO arrêtait tous les véhicules de part et d’autre de l’endroit où les vivres étaient déposer, soit disant que l’ennemi venait de mener une incursion. Et une heure après, ils ouvrent le passage, au retour du véhicule dont ma femme était-elle ne vois plus les vivres à l’endroit où elle avait pourtant quelques heures avant.

Pour nous, il y a avait pas de doute, les coups de feu étaient tirés pour permettre aux égorgeurs de venir retirer la marchandise et la MONUSCO était là présent pour accompagner cette opération des massacres. Et nous comprenons alors pourquoi beaucoup de massacres se passaient à quelques mètres des camps soit des FARDC soit la MONUSCO sans que ces derniers interviennent…

Nous étions poursuivies par les autorités locales de la ville de BENI, parce que nous constituons un danger permanent pour eux dans le sens que nous sommes les témoins gênant sur la vérité des massacres des Nandes.

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