dimanche , 24 juin 2018
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Ancien vice-premier ministre de l'intérieur de RDC, Evariste BOSHAB

RDC : Les sanctions de l’UE commence à faire mal aux proches de « Joseph KABILA »

L’ancien vice-premier ministre de l’intérieur, evariste boshab et sept autres personnalités sanctionnées par l’union européenne (EU) ont attaqué cette mesure auprès de la cour européenne de justice. Ces personnalités plaident pour la levée des sanctions leur infligées par l’UE. D’après le communiqué diffusé par la cour européenne de justice, les parties requérantes : évariste boshab et sept autres requérants (représentants : p. chansay-wilmotte, a. kalambay ndaya et p. okito omole, avocats), demandent à la justice du vieux continent de prononcer la nullité des mesures restrictives en cause prises à leur encontre, renseigne politico.cd. « À l’appui du recours, les parties requérantes invoquent, en substance, un moyen unique, tiré du fait que les actes attaqués seraient vaguement motivés et nettement entachés d’erreurs manifestes d’appréciation. Selon les parties requérantes, les mesures restrictives adoptées par le conseil à leur encontre sont dénuées de fondement tant en fait qu’en droit. Par ailleurs, le conseil aurait commis plusieurs irrégularités de nature, chacune, à fonder l’annulation des actes attaqués », explique-t-on.

Il sied de noter que cette démarche intervient, alors que l’Union européenne a décidé, le lundi 11 décembre, de renouveler jusqu’au 12 décembre 2018 les sanctions imputées à ces personnalités congolaises, proches au président de la République, Joseph Kabila.

Les sanctions de l’UE consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour les 28 pays membres de l’Union européenne. Au total, elles visent 16 personnes et ont été adoptées en réponse aux entraves à une sortie de crise consensuelle en RDC, selon un communiqué diffusé  lundi par le Conseil européen à l’issue d’une réunion sur la République démocratique du Congo.

Parmi les personnalités visées par ces sanctions, il y a le vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Ramazani Shadary, son prédécesseur Evariste Boshab, Lambert Mende, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement,  ou encore Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Rappelons que c’est le cénacle diplomatique de l’UE qui avait pris l’initiative de ces sanctions. Après les sanctions de décembre 2016, le Conseil des Affaires étrangères et des relations internationales a encore décidé de frapper au portefeuille de neuf officiels congolais proches de Joseph Kabila. De quoi mettre fin à l’hécatombe dans les Kasaï et surtout faire redémarrer le processus politique.

Pour rappel, c’est la deuxième fois en moins d’un an que l’UE impose des sanctions contre des proches de Joseph Kabila. Mais cette fois-ci, outre la répression au Kasaï, région devenue une hécatombe à ciel ouvert en RDC et où l’armée tente de mater la rébellion de milices, le contexte politique a aussi été une motivation.

L’UE qui tient à faire redémarrer le processus de transition politique s’est dite inquiète du «manque de consensus» à conduire le pays vers des élections générales, notamment présidentielle, dans le respect de la Constitution et de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Plus loin, elle est un avertissement au pouvoir pour l’organisation d’élections apaisées.

[Politico.cd/LP]

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