jeudi , 26 avril 2018
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Recrutement des milices : IRDH accuse « Joseph KABILA » de haute trahison

L’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme (IRDH) invite urgemment le Parlement de la RDC, la CPI et le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (CDH) à diligenter des enquêtes, afin de vérifier des graves révélations faites par l’ONG Human Rights Watch sur des exécutions sommaires des manifestants congolais, perpétrés par des miliciens du M23 recrutés au Rwanda et en Ouganda, par le gouvernement de la RDC. L’IRDH insiste : « Au regard de l’extrême gravité des faits allégués, l’accusation portée contre le gouvernement de la République démocratique du Congo de mobiliser des bandes armées, à l’étranger, contre sa propre population sur son territoire, faits constitutifs de haute trahison ; le Parlement a le devoir d’investiguer, afin de déferrer les coupables présumés devant les juridictions nationales compétentes ».

Pour l’Institut de recherche en droits humains, il faut des enquêtes sur le recrutement des milices au Rwanda et en Ouganda pour réprimer les mouvements citoyens en RDC.

L’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme « Institut de recherche en droits humains (IRDH) invite urgemment le Parlement de la République démocratique du Congo, la Cour pénale internationale (CPI) et le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (CDH) à diligenter des enquêtes, afin de vérifier des graves révélations faites par l’ONG Human Rights Watch sur des exécutions sommaires des manifestants congolais, perpétrés par des miliciens du M23 recrutés au Rwanda et en Ouganda, par le gouvernement de la République démocratique du Congo.

En effet, l’IRDH note que dans son rapport intitulé « RDC : des rebelles ont été recrutés pour réprimer les manifestations. Des combattants du M23 ont aidé le président Kabila à se maintenir au pouvoir », publié le 4 décembre 2017, HRW dénonce le recrutement de plus de 200 combattants du mouvement rebelle M23, dans le but d’étouffer des manifestations des mouvements citoyens, en 2016. Cette macabre activité aurait occasionné des exécutions sommaires de plus 62 vies congolaises, entre le 19 et le 22 décembre 2016.

Des bandes armées utilisées contre sa population

L’IRDH insiste : « Au regard de l’extrême gravité des faits allégués, l’accusation portée contre le gouvernement de la République démocratique du Congo de mobiliser des bandes armées, à l’étranger, contre sa propre population sur son territoire, faits constitutifs de haute trahison ; le Parlement a le devoir d’investiguer, afin de déferrer les coupables présumés devant les juridictions nationales compétentes ».

Par ailleurs, l’impartialité de l’État étant mise en cause, l’IRDH invite la Cour pénale internationale (CPI) qui a déjà d’autres enquêtes en cours en RDC, de considérer l’intérêt de la justice qu’ont des victimes des crimes de sa compétence : exécution sommaire des civils orchestrée par un Etat membre.

Enfin, la RDC étant membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’IRDH invite cette institution à interpeller le gouvernement quant à ce, et d’instruire le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme à contre-vérifier directement ces graves allégations.

[Donatien Ngandu Mupompa]

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