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Célestin KANYAMA TSHISIKU, alias, "Esprit de mort"
Célestin KANYAMA TSHISIKU, alias, "Esprit de mort"

RDC : Abus des anti-kuluna à Kinshasa

Dernière mise à jour, le 2 octobre 2016 à 11:35

Un habitant de Masina a déclaré en disant que « depuis que les maitres volontaires sont là, on a de moins en moins des cas d’insécurité ici. On doit les appuyer par le gouvernement. Les anti-kuluna eux n’exigent pas de l’argent pour la course. Ils sont volontaires et réactifs, contrairement aux policiers qui exigent de l’argent pour la course avant d’intervenir ». Avis qui n’est pas partagé par d’autres Kinois qui les accusent également d’abus. « A l’absence des policiers, ils deviennent eux-mêmes des Kuluna. La plupart d’ailleurs ont été des anciens Kuluna. Quand tu te retrouves seul, surtout dans la nuit en face d’eux, ils vous agressent », déplore un jeune d’une commune de la Tshangu. Du côté de la police nationale, ont dit que ces « maitres volontaires » opèrent en dehors du cadre légal définit par l’Etat congolais en matière de la collaboration entre la police et la population.

S’exprimant le mercredi 7 septembre 2016 sur Radio Okapi sur la contribution des sportifs appelés « maîtres volontaires » dans la traque des bandits appelés « kuluna », les Kinois ont donné des avis partagés.

Certains habitants pensent que ces jeunes gens aident la police en traquant des délinquants, ce qui réduit le taux de criminalité. D’autres par contre ne soutiennent pas cette idée et estiment que ces jeunes se livrent eux aussi à des actes de tracasseries sur la population.

Les « maîtres volontaires » sont des jeunes sportifs qui se sont organisés pour appuyer la police nationale dans la traque des bandits et autres malfrats qui créent l’insécurité dans la ville de Kinshasa. Ils se font aussi appelés « anti-kuluna ». Dans plusieurs communes de Kinshasa, où des cas de banditisme urbain sont fréquents, la population dit soutenir cette pratique.

Un habitant de Masina a déclaré qu’il est favorable à cette organisation, en disant que « depuis que les maitres volontaires sont là, on a de moins en moins des cas d’insécurité ici. On doit les appuyer par le gouvernement. Les anti-kuluna eux n’exigent pas de l’argent pour la course. Ils sont volontaires et réactifs, contrairement aux policiers qui exigent de l’argent pour la course avant d’intervenir ».

Faire le travail de la police : une illégalité

Avis qui n’est pas partagé par d’autres Kinois qui les accusent également d’abus. « A l’absence des policiers, ils deviennent eux-mêmes des Kuluna. La plupart d’ailleurs ont été des anciens Kuluna. Quand tu te retrouves seul, surtout dans la nuit en face d’eux, ils vous agressent », déplore un jeune d’une commune de la Tshangu.

Du côté de la police nationale, ont dit que ces « maitres volontaires » opèrent en dehors du cadre légal définit par l’Etat congolais en matière de la collaboration entre la police et la population.

Le colonel Mwana Mputu, porte-parole de la Police nationale congolaise, précise : « Identifier un groupe de gens pour faire le travail de la police, c’est en dehors de la police de proximité. C’est une histoire qui prend forme, mais que nous devons décourager. Il peut y avoir des abus. Mais sur le plan de la loi, ils ne sont pas autorisés à le faire ».

Selon lui, ces jeunes devraient se limiter à fournir des renseignements à la police afin qu’elle soit efficace contre ce phénomène, au lieu de s’arroger les prérogatives des forces de l’ordre en procédant eux-mêmes aux interpellations. Il note quand même qu’en cas de flagrance, les témoins des faits infractionnels ont le devoir d’interpeller les coupables avant l’arrivée de la police.

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