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L'Opposition congolaise, Goree, Senegal.
L'Opposition congolaise, Goree, Senegal.

RDC : Appel à la mobilisation tous azimuts

Dernière mise à jour, le 13 mai 2018 à 11:07

Mesdames et Messieurs des médias,

Comme Monsieur Moïse Katumbi lui-même l’a démontré au Magistrat instructeur en présence de ses Avocats, l’accusation de recrutement de mercenaires américains et sud-africains portée contre lui par le Ministre de la Justice est totalement fausse et ridicule. Elle ne repose sur aucune preuve tangible des faits allégués par le Ministre de la Justice et procède, à l’évidence, d’une cabale politique grossière dont la finalité est de salir sa réputation et de l’écarter de la prochaine élection présidentielle en le rendant inéligible par une condamnation judiciaire.

Ce faux procès qui est fait à Moïse Katumbi et les multiples menaces d’atteinte à son intégrité physique démontrent à quel point sa candidature à la présidence de la République crée la panique dans le chef du Président Kabila et dans les rangs de ses partisans, eux qui n’entendent nullement respecter la Constitution ni se plier à l’exigence démocratique de l’alternance au pouvoir.

Le G7 et l’A.R appellent l’attention du Peuple Congolais et de la communauté internationale sur le fait qu’au-delà de la personne de Moïse Katumbi Chapwe, candidat le plus populaire et le plus redouté par le Président Kabila, ce faux procès est un véritable complot contre la démocratie et la République. L’objectif poursuivi par le Président Kabila est, d’une part, d’intimider le Peuple Congolais qui tient à l’alternance et au respect de la Constitution et de l’autre, défier la communauté internationale afin qu’elle renonce à le soutenir.

Le G7 et l’A.R condamnent fermement cette entreprise diabolique de calomnie et d’insulte à la morale et au droit.

Le G7 et l’A.R dénoncent et condamnent l’utilisation abusive et illégale des médias publics par le Gouvernement pour salir les leaders de l’opposition et dresser honteusement l’opinion contre eux. Ils interpellent, à ce sujet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication et lui demandent d’y mettre fin rapidement.

Le G7 et l’A.R rappellent au Gouvernement que dès lors qu’il a saisi le parquet d’une affaire, il ne peut plus prendre position quant à ce. Les déclarations péremptoires dont rivalisent certains membres du gouvernement dans la fausse affaire de recrutement de prétendus mercenaires américains et sud-africains par Moïse Katumbi violent la règle universelle de la présomption d’innocence et celle de l’indépendance de la justice consacrées par la Constitution congolaise. Elles cachent à peine le caractère farfelu des incriminations portées contre Moïse Katumbi et les vraies intentions de leurs auteurs, à savoir, l’écarter à tout prix de la course à la présidence de la République.

Afin d’établir la vérité en toute objectivité et indépendance dans cette affaire, Le G7 et l’A.R rappellent et soutiennent la demande d’une enquête internationale associant notamment la MONUSCO formulée par Moïse Katumbi Chapwe.

Le G7 et l’A.R se réjouissent du courage politique et de l’engagement inébranlable de leur candidat commun à la présidence de la République, Monsieur Moïse Katumbi Chapwe, en faveur de la démocratie et de l’intérêt supérieur du Peuple congolais qui réclame la tenue de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel et l’alternance démocratique.

Ils réitèrent leur indéfectible attachement à son auguste personne et leur détermination à conduire sa candidature à la victoire par la voie démocratique et dans le respect de la Constitution de la République.

2. Arrêt de la Cour Constitutionnelle

Pour le G7 et l’A.R, par son arrêt de mercredi dernier, la Haute Cour vient, en réalité, d’octroyer à Monsieur Joseph Kabila un troisième mandat présidentiel illégal et illégitime dont, au demeurant ni le régime juridique ni la durée de ce nouveau mandat n’ont été précisés.

La Cour Constitutionnelle cautionne, par ailleurs, le glissement du calendrier électoral tant recherché par le Président Kabila et la majorité présidentielle en ignorant superbement l’article 73 de la Constitution qui exige que le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République soit convoqué par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, 90 jours avant la fin du mandat du Président en fonction, élection qui constitue, en plus, la condition préalable à la mise en œuvre de l’alinéa 2 de l’article 70 sous examen.

La Cour Constitutionnelle vient ainsi de violer délibérément :

  1. L’article 70 alinéa 1er de la Constitution qui dispose que le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5 ans) renouvelable une seule fois ;

  2. L’article 220 qui consacre le suffrage universel comme mode d’accès intangible à la fonction présidentielle et verrouille la durée ainsi que le nombre des mandats du Président de la République

Elle valide les intentions et projets politiques du Président Kabila et de ses partisans qu’elle encourage, ce faisant, de continuer à violer la Constitution.

Dès lors, la Cour Constitutionnelle ouvre, en RDC, la voie à l’usage abusif du pouvoir d’Etat qui permettra désormais à tout congolais porté à la magistrature suprême de s’y maintenir en bloquant l’élection de son successeur dans le but de se prévaloir par la suite de l’alinéa 2 de l’article 70 de la Constitution selon son entendement erroné.

Après son arrêt fort controversé du mois d’Août 2015, la Cour vient de démontrer, une fois de plus, qu’elle est au service du Président Kabila et de la majorité présidentielle pour leur permettre de demeurer au pouvoir par défi et au mépris total aussi bien de la Constitution de la République que du Peuple Congolais qui réclame l’alternance démocratique.

Profondément attachés au respect strict de la Constitution et aux valeurs démocratiques, Le G7 et l’A.R, à l’instar de toutes les forces de l’opposition et de la société civile acquises au changement, stigmatisent l’irresponsabilité de la Cour Constitutionnelle et rejettent catégoriquement son arrêt de mercredi 11 mai 2016 qui opère un véritable coup d’Etat constitutionnel, cautionne le glissement du calendrier électoral et institue de fait une présidence à durée indéterminée pour Monsieur Joseph Kabila.

Aussi, Le G7 et l’A.R demandent-ils avec insistance à tous les congolais où qu’ils se trouvent de n’accorder aucun crédit ni importance quelconque à cet arrêt qui ne fait qu’enfoncer davantage la République Démocratique du Congo dans l’impasse électorale provoquée à dessein par le Président Kabila.

Ils les invitent à tenir bon et à ne pas se laisser distraire de leur noble combat pour la démocratie, l’Etat de droit et le développement de la RDC par les gesticulations de certains compatriotes qui s’emploient à restaurer la dictature de la IIème République de triste mémoire.

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