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RDC : 3 étudiants enlevés par l’ANR déférés devant la justice

Dernière mise à jour, le 25 janvier 2018 à 01:42

Trois étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), enlevés le 28 mars 2015 par l’Agence nationale de renseignements (ANR), ont été déférés devant le Tribunal de Paix de Matete à Kinshasa (RD Congo), qui a fixé son audience publique au 15 janvier 2016.

Selon un communiqué de l’ONGDH La Voix des Sans Voix (VSV), reçu mardi 12 janvier 2016 à la rédaction., l’ANR accuse les étudiants Bukuru Namulinda Joël (1ère Licence, Faculté de Droit), Bagomisa Nzinga Jirès (3ème Graduat, Faculté des Sciences Sociales/Relations Internationales) et Nguwa Wososa Léon (3ème Graduat, Faculté d’Economie) d’avoir commis l’infraction d' » offense au Chef de l’Etat « .

Alors qu’il leur aurait été reproché sur le site universitaire, entre autres, leur appartenance au parti politique de l’opposition  » Union pour la Nation Congolaise  » (UNC), la conception et la distribution des tracts exigeant la justice en faveur de M. Vital Kamerhe, président dudit parti dans le procès l’opposant à Mme Wivine Moleka, députée nationale de la Majorité présidentielle.

La première audience renvoyée au 15 janvier 2016

Le Tribunal de Paix de Matete, qui est saisi du dossier, a fixé la première audience au vendredi 08 janvier 2016. Il poursuit les trois étudiants pour « offense au Chef de l’Etat « .

 » Pour défaut de composition, le Tribunal de Paix a renvoyé son audience au 15 janvier 2016, au moment où les étudiants attendaient impatiemment  » leur libération pure et simple en vue de poursuivre leurs études « , précise la VSV.

L’organisation de la défense des droits de l’homme exige  » un procès juste et équitable en faveur des trois étudiants, un dédommagement conséquent des trois victimes pour les préjudices subis ; le respect du délai de 48 heures de garde à vue par l’ANR conformément à l’alinéa 2 de l’article 18 de la Constitution de la République Démocratique du Congo qui dispose que la garde à vue ne peut excéder quarante-huit heures « .

A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente, dispose cet article.

La VSV a réitéré son appel urgent à la fermeture, en RD Congo, de tous les cachots parallèles, qui ne dépendent pas de parquets.

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