dimanche , 22 avril 2018
Accueil / Culture / Eliezer NTAMBWE : Vice procédural

Eliezer NTAMBWE : Vice procédural

Interpellé le lundi 2 avril dans l’avant-midi, le journaliste politique Eliezer Ntambwe est poursuivi pour diffamation à l’endroit du Gouverneur de la province du Kasaï oriental, Ngoy Kasanji. Il a été placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, avant d’être transféré Jeudi à la prison centrale de Makala. Ses conseils dénoncent un vice procédural. Un groupe de journalistes congolais ne cachent pas sa consternation face à « ce dossier aux contours juridiques flous ». Ils invitent les autorités compétentes à procéder à la mise en liberté provisoire de leur confrère, tout en lui accordant la possibilité de poursuivre ses comparutions en citoyen libre. Selon le Gouverneur, le journaliste aurait refusé de lui accorder un droit de réponse après diffusion d’une émission au cours de laquelle il aurait été cité dans une affaire d’extorsions d’un diamant de 35 carats, à une famille. Le Secrétaire général de l’UNAFEC « condamne cette manière de faire qui tend à museler les journalistes afin de les faire taire en ce moment crucial de la vie démocratique de notre pays ».

La procédure a duré moins d’une semaine. Le chroniqueur politique Eliezer Ntambwe, présentateur de l’émission « Tokomi wapi ? » a été transféré à la prison centrale de Makala jeudi 5 avril. Ses conseils dénoncent un vice procédural.

Interpellé le lundi 2 avril dans l’avant-midi, le journaliste politique Eliezer Ntambwe est poursuivi pour diffamation à l’endroit du Gouverneur de la province du Kasaï oriental, Ngoy Kasanji. Il a été placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Parquet de grande instance de Kinshasa /Gombe, avant d’être transféré Jeudi à la prison centrale de Makala.

« Il est poursuivi pour diffamation et tentative d’extorsion, sur une plainte du gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji », a déclaré Hervé Diakese, un de ses avocats.

La presse en émoi

Un groupe de journalistes congolais ne cachent pas sa consternation face à « ce dossier aux contours juridiques flous ». Ils invitent les autorités compétentes à procéder à la mise en liberté provisoire de leur confrère, tout en lui accordant la possibilité de poursuivre ses comparutions en citoyen libre.

Au cours d’une conférence de presse tenue au siège de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), ces professionnels de médias ont plaidé pour la dépénalisation des délits de presse. Ils en appellent à la libération, sans condition de leur confrère.

Georges Kapiamba, coordonnateur de cette association de défense des droits de l’homme, a invité le gouverneur Ngoy Kasanji à retirer sa plainte et à opter pour un arrangement à l’amiable. Tout en appelant la justice à faire la lumière sur le diamant de 35 carats qui, explique-t-il, serait le véritable nœud de ce problème, ainsi que sur les circonstances de la mort de son propriétaire.

Affaire « diamant de 35 carats »

Dans un communiqué, Alphonse Ngoyi Kasanji a reconnu cette plainte qui vise, selon lui, à rétablir son image dans l’opinion. Dans le même communiqué, il a rappelé que le présentateur de l’émission « Tokomi Wapi », Eliezer Ntambwe aurait refusé de lui accorder un droit de réponse après diffusion d’une émission au cours de laquelle il aurait été cité dans une affaire d’extorsions d’un diamant de 35 carats, à une famille.

UNAFEC PRÉOCCUPÉ

Dans un communiqué daté du 5 avril, le Secrétaire général de l’UNAFEC, Passy Nkunku, « condamne cette manière de faire qui tend à museler les journalistes afin de les faire taire en ce moment crucial de la vie démocratique de notre pays ».

L’Interfédéral de l’UNAFEC Kinshasa demande au plaignant de retirer sa plainte auprès du Procureur de la République et de la rediriger vers les tribunaux des paires.

« Ce dossier devrait être soumis à l’UNPC et au CSAC qui sont les seuls organes habilités à juger les fautes professionnelles, établir les responsabilités et, au besoin, sanctionner leurs auteurs et qu’aucune possibilité de recourir à la justice ne pouvait être envisagée dès lors que toutes les voies de recours prévues à travers notamment le droit de réponse et /ou les tribunaux des pairs n’auraient été épuisés », écrit le SG Passy Nkunku.

On rappelle que dans une de ses émissions, diffusée mi-mars sur les chaînes locales et disponibles sur YouTube, l’animateur de l’émission « Tokomi Wapi », et ses invités auraient accusé le gouverneur Ngoyi Kasanji d’avoir extorqué un diamant de 35 carats à un certain Olomi Ohodi, creuseur artisanal du Sankuru. Les faits se seraient déroulés en février à l’aéroport de Ndjili en présence du gouverneur du Kasaï lui-même, selon eux.

[avec Orly-Darel NGIAMBUKULU]

A lire aussi

Vodacom Ligue 1 : Sanga BALENDE trône en roi

Les sangs et or de Mbuji-Mayi, qui n’ont pas encore courbé l’échine dans ces play-offs, …

Laisser un commentaire

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

Plus d'information

Les paramètres des cookies sur ce site sont mis à « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience possible de navigation. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou vous cliquez sur « Accepter » ci-dessous , vous consentez à ce sujet.

Fermer