dimanche , 22 avril 2018
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Karen McDougal, une ancienne "Playmate" du magazine érotique Playboy, à Miami en Floride, le 6 février 2010
Karen McDougal, une ancienne "Playmate" du magazine érotique Playboy, à Miami en Floride, le 6 février 2010

Après Stormy Daniels : Une playmate porte plainte contre Donald Trump

Une nouvelle femme a porté plainte contre Donald Trump pour demander à être libérée d’une clause de confidentialité sur sa liaison passée avec le président américain, un cas faisant écho à celui de l’actrice porno Stormy Daniels que Trump a eu des rapports sexuels non protégés.

Dans une plainte déposée au tribunal de Los Angeles mardi, les avocats de Karen McDougal, une ancienne « Playmate » du magazine érotique Playboy, dénoncent pressions et menaces à son encontre pour lui faire garder le silence, ainsi que des calomnies de l’équipe légale de Trump pour la décrédibiliser.

La plainte décrit une relation « romantique de 10 mois en 2006 et 2007 entre Mme McDougal et Donald Trump » et l’intervention de la société de médias American Media (“AMI”) propriétaire du tabloïd National Enquirer, pour acheter l’histoire de Mme McDougal et son silence lorsque le magnat de l’immobilier a décidé de se lancer dans la course présidentielle de 2016.

« Mme McDougal a reçu 150.000 dollars (dont la moitié sont revenus à son avocat, qu’elle ne savait pas en collusion avec l’autre camp) et la fausse promesse d’aider à lancer sa carrière d’experte en santé et forme », poursuit le texte.

Il souligne que la liaison a aujourd’hui été exposée dans la presse et que Mme McDougal reçoit de l’équipe légale de Trump des menaces de la « ruiner financièrement » si elle parle à des journalistes.

« AMI, pendant ce temps, dissémine à ces mêmes journalistes des informations fausses sur Mme McDougal », et « elle demande par conséquent à ce tribunal d’invalider la clause de confidentialité ».

Autre contretemps judiciaire pour Trump: une juge new-yorkaise a autorisé mardi la plainte de Summer Zervos, ancienne candidate de l’émission de téléréalité « The Apprentice », à aller de l’avant, alors que l’avocat de Trump avait demandé en décembre l’annulation de la procédure.

Mme Zervos, qui attaquait le président pour diffamation, avait affirmé en octobre 2016 que l’ancien promoteur immobilier l’avait caressée et avait tenté de l’embrasser de force en 2007.

Donald Trump avait nié les faits – comme il a nié les accusations d’autres femmes – et son équipe de campagne avait publié le témoignage d’un cousin de Summer Zervos lui reprochant de chercher à se faire de la publicité aux dépens du président.

Mme Zervos avait alors assigné le président devant la Cour suprême de l’État de New York en janvier 2017, invoquant des « déclarations mensongères et diffamatoires ».

[avec Afp]

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