lundi , 26 février 2018
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Chine, un des plus grands pays pollueurs

La politique de la réforme et d’ouverture mise en oeuvre en Chine depuis 1978 et qui se poursuit d’ailleurs jusqu’à ce jour, a certes, favorisé un rapide développement économique et industrielle de ce pays. Mais il est d’autant plus évident que ce succès touts azimuts du secteur industriel chinois ne devrait pas rester sans conséquence sur le plan écologique. Ce qui a fait de la Chine un des plus grands pays pollueurs.

Une image, certainement, peu reluisante pour la Chine et dont heureusement les autorités politiques, à tous les niveaux, en sont conscientes et ne lésinent pas sur les moyens de la changer. Pour atteindre cet objectif, la Chine n’hésite pas à se faire hara-kiri en fermant, pour cause de pollution de l’air, plusieurs de ses entreprises qui exploitent du charbon.

En septembre 2017, le vice-Premier ministre chinois en charge de l’économie, M. Zhang Gaoli, qui s’entretenait au grand palais du peuple avec un groupe de 300 journalistes étrangers venus de 126 pays, a affirmé la fermeture de plusieurs entreprises chinoises de charbon, cela en faveur de la réduction d’émission des particules polluantes. Ceci démontre sans doute que l’État chinois veut donc se doter d’énergies dites propres. Dans la foulée, le pays s’est engagé à ce que 20% de l’énergie qu’il consomme soit de source propre à l’horizon 2030.

PROGRÈS RÉALISÉS, FAITS ET CHIFFRES

C’est le cas de la multiplication dans presque tout le pays, des parcs d’énergies éolienne et photovoltaïque. Sur ce registre, l’exemple le plus frappant et récent est celui de la mise en place, cette année, de la première méga-centrale flottante à énergie solaire à Huaïnan près de Shanghaï, plaçant ainsi la Chine au premier rang mondial pour l’énergie hydroélectrique.

Pour ce qui est de développement de l’éolien, plusieurs études et rapports publiés par les experts, prouvent que la Chine a fourni beaucoup d’efforts dans ce domaine, jusqu’à devenir le numéro un mondial. Une étude récente montre que la Chine a réussi à installer, en 2016, la moitié de nouvelles capacités éoliennes dans le monde (30,5GW soit 48,4% du total mondial). Des chiffres qui devraient sans doute connaitre une embellie dans les années à venir, du fait de la construction de grands parcs photovoltaïques dans la plupart de provinces du nord de la Chine.

Cette affirmation est d’autant plus vrai dans la mesure où, en effet, dans la région autonome province du Gansu, à Yumen, se trouve les panneaux du champ photovoltaïque de près de 400 hectares. Même chose pour l’immense parc photovoltaïque du désert de Kubiqi, dans la région autonome de la Mongolie intérieure.

Autre grand projet dans le domaine des énergies renouvelables est celui de la construction en cours, à Haixi, dans la province du Qinghai, de huit centrales thermodynamiques d’une puissance cumulée de 542 MW. Ce complexe qui s’étend sur 25 km2, sera ainsi la plus grande centrale solaire civile jamais construite. Au-delà d’une production propre d’électricité, cette centrale devrait remplacer l’équivalent de 4,69 millions de tonnes de charbon par an soit une réduction de 896 000 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone chaque année et de 8 906 tonnes de dioxyde de soufre, affirment les experts.

Il va sans dire que tous ces efforts visent à assurer la transition des énergies nucléaires et du charbon, responsables de graves pollutions de l’air, par des énergies propres. Et la Chine sait bien le faire.

CONSTRUCTION DE VILLES ÉCOLOGIQUES

Toujours dans le cas de ses efforts pour créer un environnement sain, le gouvernement chinois prévoit dans son programme de développement économique et social (2017-2022), la promotion de développement vert par la construction de villes écologiques d’ici à 2020. Ce projet pilote fera ses premiers pas à Liuzhou, dans la province autonome de Guangxi.

D’après les responsables de ce projet en cours d’exécution, dont la fin des travaux est prévue en 2020, tous les bâtiments de cette ville seront couverts de végétation, soit un million de plantes d’une centaine d’espèces différentes et quelque 40. 000 arbres. La couverture végétale, ajoutent-ils, absorbera annuellement 10.000 tonnes de CO² (dioxyde de carbone) et 57 tonnes de particules fines. En plus d’améliorer la biodiversité, ces végétaux permettront de diminuer la température de l’air. Une ville similaire de 100 000 habitants est également prévue à Shijiakhuang, ainsi que deux grandes ” tours forestières ” dans la ville de Nanjing, prévues pour 2018.

Pour ce qui est de la lutte contre la pollution de l’eau, la Chine a introduit un mécanisme perfectionné d’alerte et de surveillance. Il s’agit très précisément d’un système responsable de gestion des rivières et des cours d’eaux, équipé des usines de traitement et de réutilisation des eaux usées. À cela s’ajoute le traitement des masses d’eau gravement polluées dans les zones urbaines. Le tri sélectif des déchets est imposé dans les villes importantes.

SURVEILLANCE DE L’EAU ET DU SOL

Au sujet de la lutte contre la pollution du sol, il est prévu la révision des normes de qualité pour des terres agricoles et des terrains à bâtir, avec en toile de fond, l’application d’un plan de détection de toute émission ou évacuation de substances polluantes d’origine industrielle non conforme aux normes environnementales.

Aussi, grâce au plan de reconstruction des écosystèmes des montagnes, eaux, forets, champs et lacs et de préservation de la biodiversité, la Chine arrive sans trop de difficultés à reconvertir les terres abusivement déchiffrées en foret et en steppes. Une stratégie qui vise au finish à construire de grandes ceintures forestières protectrices des terres touchées par les érosions.

Pour tout dire, les efforts de la Chine en matière de protection de l’environnement n’est plus à démontrer et se traduisent comme une preuve que ce pays est bien consciente des enjeux environnementaux tant sur le plan national et international. C’est la raison pour laquelle ce pays a été de toutes les étapes des négociations qui ont conduit à la signature de l’Accord historique de Paris sur la protection de l’environnement.

[CK]

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