dimanche , 25 février 2018
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UPLC : Le nouveau mouvement rebelle déclaré en RDC

Les embûches ne cessent de parsemer le processus électoral en République démocratique du Congo. Alors que la crise politique s’enlise du fait du refus de la Majorité au pouvoir d’appliquer l’accord du 31 décembre 2016, les groupes armés ne font que se multiplier à travers le pays. Le dernier mouvement rebelle à se déclarer est l’UPLC, retranché dans les collines du Nord-Kivu.

Un nouveau mouvement rebelle vient rejoindre les dizaines d’autres groupes armés qui écument depuis plusieurs années des provinces de la République démocratique du Congo. Il s’agit de la ” Force patriotique congolaise ” (FPC), la branche armée de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC). Ce mouvement est sous la coordination de Balembi Wangahemuka.

Dans une déclaration faite le lundi 8 janvier depuis Lubero, dans la province du Nord-Kivu, le porte-parole de l’UPLC, John Mahangaiko Apipawe, justifie l’action de ce mouvement par la persistance en RDC des ” guerres injustes ” et son occupation par ” des imposteurs sous la houlette du Rwanda et de l’Ouganda “. Ce mouvement se fixe ainsi comme objectif d'” éradiquer le système d’occupation… imposé par les hommes de mauvaises fois et d’esprit d’agression “.

Plus loin, le communiqué de l’UPLC salue les sanctions prises par l’Union européenne et les USA contre certains dirigeants congolais en gelant leurs comptes bancaires. Pour l’UPLC, ces sanctions contribuent à ” chercher une solution, tant soit peu, au problème ” de la RDC.

DES REBELLES AUX OBJECTIFS FLOUS

Les mouvements rebelles dans la partie Est de la République démocratique du Congo restent des nébuleuses aux objectifs flous. Certains de ces groupes armés sont contrôlés par Kinshasa, d’autres par des pays étrangers dont le Rwanda et l’Ouganda. Très peu de ces groupes armés ont des motivations soutenables. Dès lors, l’objectif de ” libérer la RDC ” est souvent d’ordre cosmétique.

La réalité est que ces milices ont, toutes, des agendas cachés qui n’ont rien à voir avec l’intérêt supérieur des Congolais ni de la RDC. Certains de ces groupes armés sont là pour maintenir l’insécurité dans la zone tout en favorisant le trafic des matières premières dont le coltan. D’autres ont pour mission de perdurer l’insécurité dans ces provinces dans l’espoir de les contrôler un jour en violation du droit international.

Dans peu de temps, ce nouveau mouvement rebelle va se dévoiler et montrer son vrai visage. Tant, tous les groupes rebelles opérant dans les provinces de l’Est ont fini par démontrer qu’ils s’adonnent au pillage des ressources naturelles, aux tueries gratuites des paisibles populations et à toutes sortes de violences dont le viol et violations massives des droits humains.

La création de ce énième groupe armé dans le Nord-Kivu vient s’ajouter aux défis sécuritaires qui se posent à l’organisation des élections conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Dès lors, la tenue de la présidentielle et des législatives nationales et provinciales dès le 23 décembre 2018 est loin d’être un acquis. Ce rendez-vous démocratique n’est réalisable que si la paix règne sur l’ensemble du territoire national.

La Céni, en marge de la publication de son calendrier le 5 novembre 2017, avait noté parmi les contraintes à lever pour la tenue des élections dans le timing fixé notamment la pacification et la sécurisation de toutes les 26 provinces.

La Céni qui devrait initialement clôturer les opérations d’enrôlement des électeurs le 31 juillet 2017 a dû allonger de plusieurs mois ce processus à cause de l’insécurité dans l’espace Kasaï, retardant la tenue des élections.

Quoi qu’il en soit, il importe aux Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) de défendre et de sécuriser l’ensemble du territoire national en prévision des élections. Il appartient donc au gouvernement, par le truchement des forces de sécurité, de mater ces rebelles aux objectifs flous.

[LE POTENTIEL]

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