dimanche , 25 février 2018
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"Joseph KABILA KABANGE" - front.

RDC : ” Joseph KABILA ” veut écraser le CLC

La Nouvelle société civile congolaise (SNCC) soutient la marche projetée par le Comité laïc de coordination (CLC) de l’Eglise catholique dimanche 21 janvier. Elle se dit tout de même préoccupée par les menaces dont font l’objet les membres du CLC.

Dans le cadre du consortium des défenseurs des droits humains ( PRO-DDH), la Nouvelle société civile congolaise a organisé, hier jeudi 18 janvier, à Kinshasa, un point de presse. Objectif : faire part aux hommes des médias de son inquiétude en rapport avec les menaces qui pèseraient sur les membres du CLC, mais aussi exiger la libération des membres des mouvements citoyens arrêtés à Kinshasa et à Kananga.

“Au nom du Consortium PRO-DDH, la NSCC se dit préoccupée par les menaces qui pèsent sur les membres du Comité laïc de coordination pour avoir appelé à la marche du 31 décembre 2017, réclamant ainsi le respect de l’Accord de la Saint Sylvestre”, s’insurge la NSCC.

Au cours de ce face à face avec les médias, maître Freddy Nsampu, chargé de protection DDH au sein de la NSCC, a indiqué que depuis la marche pacifique du 31 décembre de l’année dernière, les membres du CLC, organisateurs de ladite manifestation pacifique font l’objet des menaces téléphoniques et autres formes d’intimidation par des anonymes.

“Ils sont souvent contactés par téléphone par des personnes inconnues pour leur proférer des menaces verbales de mort, leur promettant parfois des poursuites judiciaires. Ces anonymes vont même jusqu’à promettre de causer du tort aux membres de leurs familles respectives. Ce sont des comportements que nous dénonçons car nous sommes dans un État démocratique”, a-t-il déclaré.

Tout en prenant à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur le danger qui guette ces acteurs de la société civile, la NSCC invite les autorités, tant policières que militaires congolaises, à assurer la sécurité des membres du CLC ainsi que celle des membres de leurs familles.

” Au-delà de la sécurisation des membres du CLC dont la vie est actuellement en danger, la NSCC se trouve aussi inquiète par rapport au sort réservé aux activistes de la Lucha à Kananga, ainsi que ceux de Filimbi dans la ville de Kinshasa”, a déclaré maître Freddy Nsampu.

Cette structure de la société civile exige la libération des militants de ces mouvements citoyens arrêtés à Kinshasa et à Kananga dans la province du Kasaï. Il s’agit, explique Freddy Nsapu, des jeunes gens qui sont arrêtés alors qu’ils exerçaient leurs droits les plus légitimes.

Pour la marche de ce dimanche 21 janvier, Felly Kongawi affirme qu’elle sera pacifique. “Nous marcherons pacifiquement. Il n’y aura ni casse, ni encore moins des injures contre les institutions de la République”, assure-t-il.

LE RÉGIME DE KINSHASA VEUT NEUTRALISER LE CLC

Dans une alerte lancée hier vendredi 12 janvier, le défenseur des droits de l’Hommes Paul Nsapu de FIDH annonce que sur instruction des autorités politiques et judiciaires de la RDC, le Parquet près le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe vient de lancer des mandats d’amener contre les organisateurs de la marche pacifique du 31 décembre 2017, marche réprimée dans le sang par les forces de défense et de protection congolaises.

Selon cette alerte, les huit membres Comité Laïc de Coordination (CLC) que le régime veut neutraliser sont : Prof Thierry Nlandu, Prof Isidore Ndaywel, Prof Justin Okana, Jonas Tshiombela, Mme Léonie Kandolo, Mme Gertude Ekombe, Julien Lukengu, Francklin Mboliko. A cet effet, le défenseur des droits de l’Homme Paul Nsapu exhorte la population congolaise à s’opposer à ce qu’il qualifie comme ” une énième tentative d’étouffement de sa liberté et ses revendications démocratiques par un régime illégitime, illégal, dictatorial et sanguinaire en place à Kinshasa “.

A ce sujet, il sied de relever qu’au cours d’un point de tenu le 2 janvier 2018, l’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme ” La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) ” a condamné et protesté avec la dernière énergie contre la répression violente et sanglante des chrétiens manifestants pacifiques et sans armes ainsi que la violation des libertés de culte et de manifestation en République démocratique du Congo.

Le monitoring de la situation fait par la VSV, après des entretiens avec des victimes et des témoins oculaires dans plusieurs paroisses de la ville de Kinshasa, révèle de nombreux cas d’arrestations illégales des dizaines de chrétiens et chrétiennes, de nombreux cas de violations du droit à l’intégrité physique, à la vie, à la liberté de culte et de manifestation émaillés d’une brutalité inouïe, planifiée et préméditée sous divers prétextes savamment concoctés pour mettre à mal la démocratie et décourager toute tentative de lutte pour les valeurs de paix, de démocratie et de l’Etat de droit en RDC.

DES TIRS À BALLES RÉELLES ET À BOUT PORTANT

Au regard des données recueillies dans trente-sept paroisses catholiques, la VSV fait le constat suivant : l’observation stricte du caractère pacifique de la marche par les chrétiens manifestants accompagnés de certains prêtres ; la violence enregistrée est venue des autorités congolaises à travers les militaires et les policiers lourdement armés déployés dans les différentes paroisses catholiques dont certains ont sciemment perturbé le déroulement normal des messes à défaut de les empêcher. Des militaires et policiers lourdement armés ont fait usage des tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens.

A titre illustratif, les cas de deux personnes tuées non loin de la paroisse St Alphonse de Matete au vu et au su de la population, d’une dame chrétienne de St Dominique qui a été atteinte d’une balle au front et de plusieurs autres chrétiens de la même paroisse blessés aux jambes par des tirs à bout portant à la Grotte Mariale, de Mlle Dorcas Makaya dont la mâchoire a été broyée par le tir d’un militaire, du Père Jean Nkongolo atteint par une balle en caoutchouc à côté de l’oeil gauche, violant ainsi le droit de chaque personne à la vie ainsi que le droit à l’intégrité physique garanti à toute personne par la Constitution de la RDC et les instruments relatifs aux droits humains au niveau régional et international. Des centaines d’interpellations des chrétiens acheminés les uns vers une destination inconnue et d’autres vers le district de la Tshangu, le commissariat provincial de Kinshasa, etc.

Cette organisation dénonce le comportement des militaires et des policiers dont certains se sont permis d’entrer dans les églises ou d’y lancer des bombes à gaz lacrymogènes, alors qu’ils s’y trouvaient des nourrissons, des vieillards ne constituent pas moins une violation du droit à la liberté des cultes pourtant garantie par les instruments relatifs aux droits humains ratifiés par la RDC. Elle conclut ” L’humiliation, les intimidations, la violation du droit à l’intégrité physique des prêtres (abbés et autres religieux) est inacceptable et prouve à suffisance combien l’intolérance et le non respect de la dignité humaine ont atteint le paroxysme en RDC “.

[avec Orly-Darel NGIAMBUKULU]

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