dimanche , 25 février 2018
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Limite de l’immigration en Allemagne

L’accord gouvernemental de principe conclu vendredi entre conservateurs et sociaux-démocrates propose une limite au nombre de demandeurs d’asile arrivant annuellement dans le pays, entre 180.000 et 220.000. Le regroupement familial, actuellement suspendu jusqu’à fin mars, va certes pouvoir reprendre, comme l’exigeait le SPD. Mais les conservateurs ont obtenu l’instauration d’une limitation à 1.000 personnes pouvant prétendre à ce dispositif chaque mois.

L’accord gouvernemental de principe conclu vendredi entre conservateurs et sociaux-démocrates propose notamment de réformer la zone euro mais aussi de limiter l’immigration en Allemagne.

Economie

Les caisses de l’Etat n’ont jamais été aussi remplies depuis la réunification et les partenaires potentiels disposent d’une marge de manoeuvre de quelque 45 milliards d’euros à répartir entre investissements et cadeaux fiscaux.

Mais l’objectif reste de conserver un budget à l’équilibre, le fameux “Schwarze Null”.

Là aussi, le SPD – qui prônait une plus grande justice sociale – n’a obtenu que très partiellement gain de cause.

Sur le plan fiscal, le document précise qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les plus aisés alors que les sociaux-démocrates demandaient une hausse de 42 à 45% du taux d’imposition maximal.

L’impôt de solidarité – payé par les Allemands de l’ouest pour soutenir ceux de l’ex-RDA – sera progressivement supprimé, comme le souhaitait le SPD selon sa cheffe de groupe parlementaire, Andrea Nahles. Cela correspond à un allègement d’impôt de 10 milliards d’euros d’ici 2021.

Sur la santé, le SPD a également fait chou blanc: il visait une réduction des inégalités face à l’assurance maladie en Allemagne via la création d’une “assurance-maladie citoyenne”, sorte de Sécurité sociale à laquelle tout le monde devrait cotiser. Mais au final, l’accord prévoit seulement que les employeurs participeront davantage au financement des assurances des caisses publiques.

Migration

Principal thème de discorde entre les partis dans un pays où l’extrême droite a fortement progressé aux dernières élections, les propositions de l’accord paraissent favorables aux conservateurs.

Ces derniers ont imposé de fixer une limite – chère au parti allié bavarois CSU – au nombre de demandeurs d’asile arrivant annuellement dans le pays, entre 180.000 et 220.000.

Le regroupement familial, actuellement suspendu jusqu’à fin mars, va certes pouvoir reprendre, comme l’exigeait le SPD. Mais les conservateurs ont obtenu l’instauration d’une limitation à 1.000 personnes pouvant prétendre à ce dispositif chaque mois.

Europe

En tant que première économie du continent, l’Allemagne est de longue date pressée par ses partenaires européens de sortir de son silence suite aux propositions de réformes de la France ou de la Commission européenne.

Au niveau de l’ensemble de l’UE, fragilisée par le Brexit et la montée des populismes, conservateurs et sociaux-démocrates se disent prêts à augmenter la contribution de l’Allemagne au budget européen. “Nous voulons renforcer financièrement l’UE pour qu’elle puisse mieux assurer ses tâches”.

Et le document prévoit de “renforcer” et “réformer” la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.

Pour Lüder Gerken, politologue au Centre d’études sur la politique européenne, la future coalition envoie “un message important en direction des partenaires européens, particulièrement du président français”.

Le document n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, notamment la création d’un budget de la zone euro, d’un poste de ministre des Finances de l’Union monétaire, voire d’un Parlement propre à la zone euro. Ces points seront “examinés”.

ANGELA MERKEL VERS UN NOUVEAU MANDAT

Angela Merkel est parvenue vendredi à un accord de principe pour prendre la tête d’un nouveau gouvernement en Allemagne avec le soutien des sociaux-démocrates et a promis dans la foulée de contribuer à “un nouveau départ” de l’Europe.

Les élections législatives de septembre, marquées par un repli des partis traditionnels et une percée de l’extrême droite, n’ont en effet pas permis de dégager de majorité évidente.

Angela Merkel est parvenue vendredi à un accord de principe pour prendre la tête d’un nouveau gouvernement en Allemagne avec le soutien des sociaux-démocrates et a promis dans la foulée de contribuer à “un nouveau départ” de l’Europe.

Au terme de cinq journées de tractations difficiles, dont une dernière session de 24 heures non-stop à Berlin, la chancelière conservatrice s’est félicitée du compromis trouvé qui doit lui permettre de rester au pouvoir pour quatre années de plus et à l’Allemagne de sortir d’une impasse politique inédite.

Elle a appelé de ses voeux “la constitution d’un gouvernement stable”.

Les élections législatives de septembre, marquées par un repli des partis traditionnels et une percée de l’extrême droite, n’ont en effet pas permis de dégager de majorité évidente.

Après avoir d’abord tenté sans succès à l’automne de forger un gouvernement avec les Libéraux et les écologistes, Angela Merkel n’avait plus le choix: elle devait trouver un accord avec le parti social-démocrate. Au risque sinon de voir sa carrière menacée après douze ans à la chancellerie.

Le compromis de 28 pages finalement obtenu entre démocrates-chrétiens de la CDU et de la CSU et sociaux-démocrates a été validé par les partis. Au final, notre “base décidera”, a toutefois averti la direction du SPD dans un communiqué, rappelant qu’un éventuel accord devrait encore impérativement être validé par les militants.

Accent sur l’Europe

Le document dresse les grandes lignes des objectifs du possible gouvernement de coalition et doit ouvrir la voie à des négociations cette fois détaillées sur la politique qui sera suivie. Un processus qui devrait prendre des semaines.

Dans l’immédiat, les deux familles politiques, qui ont déjà gouverné ensemble dans la coalition sortante (2013-17), ont mis l’accent sur l’Europe.

Angela Merkel a promis devant la presse de contribuer à “un nouveau départ de l’Europe” aux côtés de la France, au moment où le projet européen est fragilisé par le Brexit et la montée des tendances nationalistes sur le continent.

Le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a salué ces avancées, alors qu’il attend toujours une réponse aux propositions qu’il avait faites fin septembre, et qui concernent en particulier une réforme de la zone euro.

“Je suis heureux et satisfait que Mme Merkel puisse avancer vers un gouvernement de coalition qui sera utile et qui est attendu par l’Europe et la France”, a-t-il déclaré à Paris.

Mais en dépit du compromis de vendredi, rien n’est encore définitif. Côté social-démocrate, la décision d’entrer dans un nouveau gouvernement de coalition avec les conservateurs devra aussi recevoir le feu vert des délégués du parti lors d’un congrès extraordinaire le 21 janvier, à l’issue très incertaine.

La base du SPD reste très sceptique à l’idée de servir à nouveau d’appoint aux conservateurs.

Dans le meilleur des cas, un nouvel exécutif ne sera en place que fin mars.

Caisses publiques pleines

Désireux de convaincre les militants, Martin Schulz a parlé d’un résultat “formidable”.

Il n’a toutefois pas obtenu tout ce qu’il voulait, loin s’en faut. Et ce en dépit de la bonne santé de la première économie européenne, dont les caisses publiques n’ont jamais été aussi pleines depuis la réunification avec plus de 38 milliards d’euros d’excédent.

Les conservateurs ont refusé sa requête de créer une “assurance-maladie citoyenne”, sorte de Sécurité Sociale à laquelle tout le monde devrait cotiser pour réduire les inégalités devant la santé entre assurances privées et publiques.

De même, le SPD n’a pas obtenu les hausses d’impôts pour les revenus les plus élevés qu’il souhaitait.

Et côté politique migratoire, longtemps point de discorde, les deux camps ont convenu de limiter le nombre annuel de demandeurs d’asile dans le pays à entre 180.000 et 220.000, comme le souhaitaient les conservateurs.

L’Allemagne a accueilli plus d’un million d’entre eux entre 2015 et 2016, ce qui a valu à Angela Merkel beaucoup de critiques et a permis à l’extrême droite de percer dans l’opinion.

Même avec cet accord, le contexte politique est défavorable, tant pour les démocrates-chrétiens que pour les sociaux-démocrates. Certains médias ont déjà qualifié leur possible alliance de “coalition des perdants” car chacun a été sanctionné par les électeurs lors du scrutin législatif.

[Afp]

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