dimanche , 25 février 2018
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Naplouse : Déploiement de l’armée israélienne

L’armée israélienne a déployé mercredi un important dispositif en hommes et en moyens autour de Naplouse, en Cisjordanie occupée, pour retrouver les auteurs d’une attaque dans laquelle un colon a été tué.

L’armée a indiqué avoir installé des checkpoints aux entrées et aux sorties de Naplouse, et avoir mobilisé des renforts pour prendre part à la chasse à l’homme.

Aucune arrestation en lien direct avec le meurtre n’a pour l’heure été rapportée.

Le rabbin Raziel Shevah, 35 ans, a été tué par balles mardi soir alors qu’il circulait dans sa voiture près de la colonie de Havat Gilad où il vivait. Un véhicule s’est porté à sa hauteur avant que ses occupants n’ouvrent le feu, ont rapporté les médias israéliens. Au total, 22 impacts de balle ont été dénombrés, ont-ils dit.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont salué l’attaque. Le Hamas, grand ennemi d’Israël, contrôle la bande de Gaza, distante de la Cisjordanie.

Raziel Shevah devait être enterré mercredi après-midi à Havat Gilad, une colonie dite “sauvage”, c’est-à-dire illégale non seulement aux yeux du droit international mais aussi de la loi israélienne.

Les enterrements dans les colonies “sauvages” sont très rares, compte tenu de leur statut. A la demande expresse de sa famille, Raziel Shevah sera le premier habitant de Havat Gilad à être inhumé sur place, selon son beau-père Rafael Koubi.

Havat Gilad est considérée comme une colonie “idéologique”, habitée par des colons convaincus que la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis plus de 50 ans, est une terre juive pour des raisons religieuses et historiques.

La colonie a été créée en 2002 sans autorisation. Les tentatives d’évacuation par l’armée israélienne ont donné lieu à des affrontements, et les colons sont revenus. Ces dernières années, l’armée n’est plus intervenue et protège la cinquantaine de familles qui y vit.

Environ 400.000 colons israéliens mènent une coexistence conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

‘Louanges’, et récompense

L’assassinat de Raziel Shevah a ravivé les appels israéliens à la régularisation des colonies “sauvages”, à une répression accrue de la violence palestinienne et à des mesures de rétorsion contre l’Autorité palestinienne, qui fait office de gouvernement dans les zones de Cisjordanie sous son contrôle.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a indiqué avoir ordonné à ses services d’examiner la possibilité de “légaliser” Havat Gilad.

Yoav Galant, le ministre de la Construction, a proposé sur la radio militaire de “détruire la maison des terroristes” -ce qu’Israël pratique déjà- et “d’expulser leur famille vers la Syrie” voisine, autre ennemie d’Israël.

Le meurtre a aussi attisé les flammes, y compris du côté américain, contre le soutien apporté par l’Autorité palestinienne aux auteurs d’attentats emprisonnés et à leurs proches.

“Le Hamas tresse les louanges des meurtriers et les lois de l’Autorité palestinienne vont récompenser financièrement” les auteurs de l’attaque, a tweeté l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, selon qui “il ne faut pas chercher plus loin pourquoi la paix est absente”.

Le ministère israélien de la Défense a publié mardi des chiffres selon lesquels l’Autorité palestinienne avait versé en 2017 1,2 milliard de shekels (300 millions d’euros), soit 7% de son budget annuel, aux auteurs d’attentats emprisonnés par Israël et à leurs familles.

Un Palestinien condamné à trois à cinq ans de prison reçoit l’équivalent de 600 dollars par mois, un autre qui purge une peine de 20 à 35 ans a droit à 2.900 dollars jusqu’à la fin de sa vie. Selon le ministère israélien, le salaire moyen en Cisjordanie est de 600 dollars.

Le ministre a indiqué dans un communiqué qu’il allait présenter un projet de loi permettant à Israël de soustraire le total de ces aides de l’argent qu’Israël reverse à l’Autorité palestinienne au titre des taxes prélevées sur les biens destinés aux territoires palestiniens.

Malgré les pressions, l’Autorité palestinienne a toujours refusé de mettre fin à ces paiements, une décision qui serait très impopulaire tant le prestige des prisonniers est grand.

[Afp]

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