mardi , 16 janvier 2018
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RDC : « Que les médiocres dégagent » selon le Cardinal Monsengwo

La question de la médiocrité des hommes politiques congolais a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années et pour tout observateur qui suit ce  qui se passe en Rdc surtout en ce qui concerne les postures de Joseph Kabila et ses hommes de paille  donne des frissons . Nul n’ignore que la problématique du développement intégral du pays est liée à la qualité et culture politiques des dirigeants qui ont le destin du peuple entre leurs mains, mais franchement  quel est l’héritage nous léguant  tous ces dinosaures  qui baignent dans le marigot de Kinshasa? Le  temps est venu  une fois de plus de démontrer la corrélation directe entre ces conduites cyniques de vouloir mordicus grappiller des mois au-delà de deux mandats constitutionnels en  détruisant la démocratie et la peur  du lendemain quand Joseph Kabila et ses collaborateurs ne sont pas à  la hauteur des enjeux.

Il est évident qu’en Afrique le nombre des pays aspirant à plus de démocratie et de liberté augmente. Des mouvements de défiance politique massifs qui se sont développés pour renverser des dictatures y compris les alternances politiques qui s’opèrent apportent aux différentes populations africaines des précieuses  expériences en matière de lutte de libération ou d’affranchissement de l’oppression , de la tyrannie. Aujourd’hui le mass-media  sont devenus par excellence les moyens de large diffusion  des informations en se servant davantage des réseaux sociaux.

Toutes ces manifestations s’opérant un peu partout en Afrique viennent illustrer la détermination des peuples opprimés à  se prendre en charge et se référant bel et bien à cet adage populaire : »Vous ne devez compter que sur votre propre détermination . Aidez vous en vous soutenant les uns les autres. Unissez vous , organisez et vous gagnerez « . Les expériences réussies de défiance politique ont montré qu’il est possible pour les africains et d’autres peuples au monde de se libérer des dictatures par elles-mêmes. Aristote affirmait: » Oligarchie et tyrannie ont une durée plus brève que n’importe quelle autre constitution. La plupart des tyrannies n’ont jamais eu qu’une durée extrêmement brève ». A  priori la liberté n’est pas gratuite et aucune puissance étrangère ne viendra offrir au peuple la liberté désirée. Plus les tyrans croient au clientélisme en manipulant à leur bon gré les acteurs politiques et commettent des erreurs de lisibilité politique, plus l’effondrement de leurs régimes peut se réaliser très rapidement.

Tous ces crétins qui sont aux commandes n’ont pas l’esprit d’honneur,de grandeur d’homme politique. Ce sont des ordures politiques corrompues qui  persistent dans la démence politique . Ils utilisent la variante des années de triste mémoire en recourant à une approche manichéenne pour  opposer les uns les autres. Certes il règne en Rdc un bordel avec un nom: la destruction. On est retombé même sur l’ère de Mobutu où les gens ne pensaient qu’à leur propre sort . L’archevêque de Kinshasa remarquait dans son message lu dans toutes les paroisses de Kinshasa à l’occasion de la fête pascale célébrée le 16 avril 2017  que : » Peuple congolais , nous nous sentons comme si nous étions un grain jeté en terre. Nous sommes ignorés,bafoués, piétinés … »

Quand des médiocres dirigent un pays, c’est la catastrophe nationale. Il y a presque six ans , la presse angolaise qualifiait Joseph Kabila de gros bébé.Elle soulignait que le président congolais n’était pas à la hauteur de ses responsabilités pour résoudre les crises politiques, économiques et sécuritaires auxquelles était confrontée la Rdc. Joseph Kabila était la risée des angolais et il fallait bien rigoler, car  ce fut l’image d’un président au rabais recourant souvent aux bons offices du président angolais. Cette fresque de métaphore apparaissait comme une sonnette d’alarme sur la médiocrité de Joseph Kabila.

Aux congolais de tordre le bras de tous ceux qui campent sur des postures liberticides.Le temps de changement est arrivé pour chasser toutes ces pourritures qui nous « dirigent ». Ce ne sont pas des armes qui feront taire les congolais, la mobilisation doit continuer pour que l’alternance politique soit effective cette année.

[Professeur Florent Kaniki]

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