jeudi , 18 janvier 2018
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Mines congolaises : Des environnementalistes redoutent 21 milliards USD de manque à gagner

Le code minier, une fois révisé dans son format proposé par le gouvernement, pourra entraîner un manque à gagner de l’ordre de 21 milliards de dollars américains. C’est ce que craint un panel d’organisations de la Société civile, spécialistes de questions environnementales. Selon eux, la protection de l’environnement est prioritaire, car elle permet de lutter contre les changements climatiques. Or, constatent-ils, le projet de loi modifiant et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier ne prend pas en compte les aspects de la protection environnementale, rentrant ainsi en contradiction avec les engagements internationaux pris par la RDC.

C’est du moins ce qu’indique un communiqué publié début décembre par un groupe d’ONG environnementales. Face à cette situation, le réseau d’ONG environnementales interpelle les députés nationaux quant à leur responsabilité devant l’histoire, étant donné que cette matière est retenue parmi celles qui seront traitées lors de la session extraordinaire prévue en janvier 2018. Ces ONG invitent ainsi les élus du peuple à bien revoir cette loi capitale, à veiller qu’il se conforme aux principes relatifs à la préservation de l’environnement.

Si le code minier ne prend pas en compte les aspects environnementaux, pensent les experts, il faudra s’attendre au pire. « Lorsque la protection de l’environnement ne constitue pas une priorité dans la prochaine loi minière que le Parlement s’apprête à offrir au pays, non seulement les écosystèmes vont en pâtir, mais aussi et surtout la population congolaise pourrait être soumise à un suicide collectif, compte tenu des perturbations saisonnières déjà visibles dans certaines parties de la RDC », a affirment les experts environnementaux dans leur communiqué.

Ceci, ajoute le communiqué, pourra affecter la production agricole ainsi que la réduction sensible du débit du fleuve Congo dont certains affluents sont déjà en train de tarir, avec des répercussions sur le barrage d’Inga.

Si le projet de loi modifiant et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 venait à être adopté à son format actuel, craignent les ONG, sans la prise en charge des questions environnementales, la RDC court le risque de se voir privée de 21,7 milliards de dollars nécessaires à la mise en oeuvre de sa contribution. Ces frais sont déterminés au niveau national, à titre de contribution de la communauté internationale à l’effort de la RDC de préserver l’environnement. La coalition d’ONG de la Société civile interpelle ainsi le président de l’Assemblée nationale à veiller à ce que le principe du Pollueur-Payeur soit rajouté dans la partie fiscalité dans le nouveau code minier. Cette intégration vise à permettre à l’Etat d’avoir des ressources internes pour atténuer les émissions causées par les activités minières à travers le pays. Car, la RDC possède des ressources rares qui méritent d’être protégées.

La RDC détient plus de 60% des forêts d’Afrique centrale, plus de 10% des forêts tropicales du monde, plus de 50% des eaux douces d’Afrique, et compte des espèces rares dont certaines ne sont présentes qu’en RDC.

[OKM/LP]

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