mercredi , 17 janvier 2018
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RDC : Malaise entre Olenghankoy et Tshibala

Le rouleau est désormais déroulé. Dans ce qu’il considère comme une guéguerre  » qui ne dit pas encore son nom entre le Premier ministre et joseph Olenghankoy, certains observateurs en veulent pour preuve, le refus du numéro 1 du CNSA, de signer et d’inscrire son nom au bas du communiqué final sanctionnant la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement, rendu public dans la soirée de mercredi 18 octobre dernier. Par ailleurs, d’autres personnes s’appuient sur l’entretien qu’aurait eu le président national des FONUS, avec le magazine français. Jeff aurait accusé le Premier ministre Bruno Tshibala de  » faire courir de graves crises au pays « . L’épisode du  » paraphe  » et la brouille avec Tshibala interviennent dans un contexte tendu pour Joseph Olenghankoy, la cible d’une attaque armée dans la nuit du 15 au 16 octobre  » sans que la police ne soit intervenue « , déplore celui qui ne semble pas loin de la rupture avec le Pouvoir, lisait-on sur la toile.

Le Premier ministre Bruno Tshibala et le Président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA), Joseph Olenghankoy, seraient-ils en froid ? En tout cas, dans la ville basse comme dans certains cénacles du Rassemblement/Kasa-Vubu ça se chuchote de plus en plus. Simple rumeur ou conte de fée ? Toujours est-il que tout part des écrits d’un média en ligne. Des internautes ayant accédé à ce site internet renseignent que dans sans sa livraison du 17 octobre dernier, ce média avait publié un article sous un titre interrogatif :  » Olenghankoy : Double jeu ou réelle crise  » ? Le soubassement serait donc un coup fourré du Président du Comité des sages du Rassemblement Kasa-Vubu, contre l’actuel locataire du Palais douillet de l’avenue Roi Baudouin.

Partant de cette publication, certains observateurs veulent savoir s’il y a effectivement un malaise entre ces deux hauts responsables, condamnés à collaborer pour la bonne conduite des affaires de l’Etat. Dans une ville comme Kinshasa, où certaines personnes passent le plus clair de leur temps à la recherche du sensationnel, certains croient avoir trouvé de la matière pour servir leur audience. A l’arrivée, tout se raconte sans la moindre réserve d’usage. Prenant ces rafistolages pour des faits, nombreux sont des Kinois qui y sont allés de leurs commentaires.

Si certains se sont abreuvés sur le net, d’autres prennent pour corpus, l’interview du Président du CNSA, accordée à notre consœur Jeune Afrique magazine, à propos des 504 jours naguère requis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour l’organisation effective du scrutin en RD Congo. Ceux qui s’étaient livré à un exercice d’analyse de contenu, étaient allés jusqu’à affirmer que le Président du comité des sages du Rassemblement Kasa-Vubu, continuait à jouer le jeu de l’Opposition, tout en étant dans le système.

Dans ce procès à charge contre Joseph Olenghankoy, certains n’hésitent pas à l’accuser de vouloir vilipender le Premier ministre Bruno Tshibala. A bras raccourcis, certaines langues usant du conditionnel, se limitent à alléguer que  » Joseph Olenghankoy serait engagé dans une mission de déstabilisation contre l’actuel Premier Ministre Bruno Tshibala, son coéquipier au Rassemblement/Kasa-Vubu.  » En tout cas, pas plus.

NI SIGNER NI INSCRIRE SON NOM

Le rouleau est désormais déroulé. Dans ce qu’il considère comme une guéguerre  » qui ne dit pas encore son nom entre le Premier ministre et joseph Olenghankoy, certains observateurs en veulent pour preuve, le refus du numéro 1 du CNSA, de signer et d’inscrire son nom au bas du communiqué final sanctionnant la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement, rendu public dans la soirée de mercredi 18 octobre dernier.

Par ailleurs, d’autres personnes s’appuient sur l’entretien qu’aurait eu le président national des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (FONUS), avec le magazine français.Jeff aurait accusé le Premier ministre Bruno Tshibala de  » faire courir de graves crises au pays « . L’épisode du  » paraphe  » et la brouille avec Tshibala interviennent dans un contexte tendu pour Joseph Olenghankoy, la cible d’une attaque armée dans la nuit du 15 au 16 octobre  » sans que la police ne soit intervenue « , déplore celui qui ne semble pas loin de la rupture avec le Pouvoir, lisait-on sur la toile.

Dans un autre registre, des langues se délient pour déclarer que le leader du Rassop serait en passe de faire marche arrière, en cherchant à renouer avec l’aile Limete du Rassop. Pour étayer leurs allégations, les mêmes personnes s’appuient sur la réaction de Joseph Olenghankoy, au lendemain du conclave de l’UDPS, présidé par le Premier ministre Bruno Tshibala. Le Président du Rassop aurait donc contesté publiquement à Bruno Tshibala, la capacité de remplacer Etienne Tshisekedi. L’opinion se rappelle que côté Tshibala, personne n’avait voulu réagir. Car, ceux qui connaissent réellement l’histoire politique de l’UDPS, n’ignorent pas que Bruno Tshibala est à la fois un Hérault et le doyen des fidèles compagnons encore en vie du Lider maximo.  » Pour preuve, c’est lui qui, lors de la relégation d’Etienne Tshisekedi dans l’ex province Orientale, fut le seul à braver l’interdiction de lui rendre visite « , apostrophent les mêmes sources.

Quel que soit le côté de la barrière où l’on se retrouve, nul ne saurait donc conseiller une crise entre le Premier ministre Bruno Tshibala et le Président du CNSA, Joseph Olenghankoy. Certes, la politique a ceci de particulier qu’elle ressemble parfois à un roman plein d’intrigues. Elle a aussi le malheur d’être alignée sur la liste des combats où tous les coups – ou presque – sont permis. Mais le contexte actuel du pays ne semble pas s’y prêter. Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy arrivés au sein de l’appareil d’Etat à la faveur de l’Accord du 31 décembre 2016, sont obligés de collaborer. Exit toute querelle de chapelles aux fins inavouées. Le contraire risquerait de peser lourd sur le processus électoral en cours.

[Grevisse KABREL]

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