vendredi , 19 janvier 2018
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Session extraordinaire : Certains députés seront chassés de l’Assemblée Nationale de RDC

Une fois la session ordinaire terminée, voici qu’une extraordinaire s’annonce pour le 2 janvier 2018. Donc, juste après les festivités de Bonana, les Députés et Sénateurs n’auront ni vacances, ni répit.  Mais, que vont-ils traiter réellement ? Apparemment, l’ordre du jour ne semble pas se cristalliser autour de questions politiques sensibles. Néanmoins, en marge de cette session extraordinaire, au-delà de loi électorale, du Budget 2018 et des affaires du fichier électoral non encore achevé, il y a, une fois plus, de nouveaux enjeux qui sont clairsemés sur le parcours des élus. Certains d’entre eux seront chassés, pour absentéisme.  Tandis que tant d’autres seront, par contre, mis en garde. Au finish, l’aile dure de l’Opposition perdra encore quelques plumes, avec la perte des mandats de Kamitatu, Fayulu, Kalombo et consorts.

L’hémicycle du prestigieux Palais du Peuple va, très bientôt, reprendre avec le rythme de ses vifs  débats autour d’une série de matières inscrites à l’ordre du jour dont la finalisation de la révision du   Code Minier,  l’examen et adoption du  projet de loi relatif au partenariat public-privé, du  projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Banque Centrale du Congo, du  projet de loi déterminant les principes fondamentaux du Tourisme et, enfin, du  Projet relatif à la liberté des prix et à la Concurrence.

Mais, en marge du traitement de tous ces dossiers importants, dans l’opinion,  l’on parle de plus en plus, d’une nouvelle stratégie envisagée pour discipliner certains Députés dont l’absentéisme aux travaux n’est couvert d’aucune justification valable. Allusion faite, ici, à certains élus, devenus, depuis le mois de septembre 2015, à  la création du G7,  des électrons libres dont les faits et gestes ne sont plus contrôlables.

Il s’agirait, dans cette démarche, d’en finir avec ce type de comportement et, surtout, d’appliquer le Règlement Intérieur de la chambre basse du Parlement. Olivier Kamitatu Etsu, Francis Kalombo et le très remuant Martin Fayulu seraient aux premières loges de cette frappe qui, décidément, les éjectera du Parlement moyennant l’invalidation individuelle de leurs mandats.

Une des sources crédibles a laissé entendre que le dossier sera traité par une commission spéciale qui sera instituée et, en fin de compte, il reviendra en plénière, pour l’entérinement.

Coup

Si ce coup réussissait, selon que les bribes d’informations glanées dans les hautes sphères de la classe politique continuent encore à défrayer la chronique de l’actualité, il va de soi que l’Opposition radicale, celle qui, depuis la disparition impromptue d’Etienne Tshisekedi, le 1er février 2017 à la Clinique Sainte Elisabeth,  à Bruxelles, capitale de l’ancienne puissance coloniale, s’est  carrément installée dans son QG, sur les hauteurs de la 10ème Rue/Limete, au Quartier Résidentiel, en subira un sérieux à-coup.

A cela, s’il faut y ajouter les débauchés d’hier, devenus, par l’effet  de rebrousse-poil,  des alliés objectifs  de la Majorité présidentielle par le fait de l’application sélective décriée, du reste,  par les Evêques,  de l’Accord de la Saint Sylvestre, l’aile dure du Rassemblement devrait, absolument, revoir ses calculs pour la suite des événements.

Que faire ?

Jusqu’à ce jour, l’on retiendra, en effet, que Félix Tshisekedi, du moins, la voix du Rassemblement qu’il porte, reste accroché à tout un florilège de conditionnalités pour aller aux élections 2018. D’abord, au 1er janvier, dans sa tête, ce sera le début de la fameuse transition sans Kabila. Puis, la lutte se poursuivra sans Nangaa dont la Commission électorale devra, au regard de l’Accord de la Saint Sylvestre, subir une reconfiguration, pour l’adapter aux impératifs de l’inclusivité. En plus, les mesures de décrispation politique demeurent encore non appliquées, selon l’esprit et la lettre du même Accord, tel qu’il avait été négocié, conclu et signé, le 31 décembre 2016, sous la férule des Evêques, au Centre Interdiocésain, à la Gombe. Ce n’est pas tout, comme la ceinture tient à son pantalon, Félix Tshisekedi serait à l’affiche de ceux qui pensent que les élections devraient se tenir, au plus tard, le 30 Juin 2018.

Consensus frêle

De la conjonction de toutes ces revendications considérées, outre mesure, comme des conditions difficiles et insupportables, du côté de la Majorité présidentielle, il est évident que le fossé se renforce davantage. Et, avec lui, la méfiance  dont l’effet immédiat consiste à atomiser le peu de consensus bâti, à la fois, à Sun City et au Centre Interdiocésain.

Et, progressivement, le ciel politique offre peu de perspectives d’une embellie pour la tenue des élections apaisées. Des craintes, maintes fois exprimées, s’accentuent au gré de journées villes mortes, des marches pacifiques ratées, reprogrammées ou, simplement, décalées. Il y va de même de toutes les autres  stratégies à l’instar de bruits de klaxons, de sifflets ou de casseroles planifiés avec l’aide du comité Laïc de coordination, pour chaque jeudi à 21 heures.

C’est comme si lorsque le chien  aboie, la caravane passe sans titillements, ni fioriture. Autrement dit, qui en tire le bénéfice ? C’est principalement, Joseph Kabila Kabange qui, pourtant, constitue la cible du Rassemblement. Doit-on parler d’un paradoxe ? Mais, oui. Puisque toutes ces manifestations l’aident, non seulement à gagner du temps mais, également, à étendre la plénitude de son impérium jusqu’aux confins de tous les coins de la République au motif que l’on voudrait troubler le processus électoral et, même, violer la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre.

Est-ce que l’heure n’a-t-elle pas sonné de revenir aux fondamentaux, en  peaufinant, par exemple,   une nouvelle vision axée sur la participation massive aux  élections  du 23 décembre 2018, selon le calendrier publié, le 5 novembre 2017 ?

[LPM]

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